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Appel à contributions: «Madame/matante» - Numéro 11 de la revue en ligne Françoise Stéréo - Échéance: 28 février 2018

Pour son 11e numéro, Françoise Stéréo lance un appel pour que nous analysions les figures mal-aimées de la madame, de la p’tite madame et de la matante, questionnons les rôles sociaux auxquels on destine les femmes.

Si le mariage n’officialise plus vraiment le passage de la mademoiselle à la madame, le changement n’en survient pas moins peu à peu, signe qu’on entre désormais dans la catégorie des mères, des travailleuses, des femmes rangées dont le sort est à peu près figé. Tiqqun a élaboré toute une théorie autour de la jeune fille comme modèle de la société de consommation, figure de fascination érigée en alliée des publicitaires. Son aînée, la madame, vache à lait des centres d’achats, est aussi un modèle en son genre. L’image est connue : la madame aura de bonnes manières, tiendra maison et portera Neige de Lise Watier. Elle a son pendant grotesque : la « p’tite madame », un peu confuse et fermement agrippée à sa sacoche, recherchera l’aide de quelque monsieur pour s’orienter au garage ou à la quincaillerie. Leur consoeur la matante, autre figure de femme vieillissante, fait à elle seule basculer le Québec dans le quétaine en raison de son amour démesuré des téléromans et de Céline Dion. Si elle aime la culture, ce n’est jamais la bonne, ce qui la rend encore plus ridicule que son mononcle de mari. Mais n’y a-t-il pas possibilité de réhabiliter la madame? De montrer son envers, ce qui se cache derrière sa façade, ce que ses préoccupations ont de pertinent, d’intéressant, et pourquoi pas, de punk, de fou, de too much? Que faut-il pour être une madame? Peut-on aussi refuser de le devenir ? Et que peut nous apprendre la matante, ou la tante tout court, de celle qui sert à décrire les hommes trop efféminés comme celle qui fait des becs en pincette? À travers les figures mal-aimées de la madame, de la p’tite madame et de la matante, questionnons les rôles sociaux auxquels on destine les femmes dès que leur prime jeunesse est derrière, ceux que la société comme leurs proches attendent qu’elles jouent, pour bousculer les scénarios habituels ou, pourquoi pas, en imposer de nouveaux.

Ce numéro sera dirigé par Laurence Côté-Fournier. Envoyez-nous vos textes à l’adresse francoisestereo@gmail.com avant le 28 février 2018.

Notre membre associée Pascale Navarro co-signe le texte «Une idée prometteuse pour améliorer le système de justice», sur le projet de création d’une chambre spécialisée en matière de violences sexuelles et conjugales, Le Devoir, 15 mars 2018

Sandrine Ricci, doctorante en sociologie et chargée de cours à l’IREF et porteuse du dossier, est citée dans l’article «Quatre mois de prison pour avoir menacé des féministes avec des photos de Marc Lépine», Le Devoir, 15 mars 2018. On en parle aussi dans The Montreal Gazette, 15 mars 2018 et dans La Presse du 16 mars 2018

Les administratrices des pages du Réseau québécois en études féministes (RéQEF) et de Sans oui, c'est non ont déposé des plaintes pour cyberharcèlement en 2016. Elles ont obtenu gain de cause. Félicitations aux plaignantes pour avoir eu le courage de mener ces procédures jusqu'au bout.

Anouk Bélanger, professeure au Département de communication sociale et publique, co-signe le texte «Don Cherry, baromètre de l’intolérance», dans La Presse +, 11 mars 2018

Notre membre chargée de cours Louise Champoux-Paillé est citée dans l’article «Six conseils pour favoriser l’avancement des femmes dans une entreprise», Les Affaires.com, 10 mars 2018

Les chercheures de l’IREF Mélissa Blais et Sandrine Ricci sont citées dans «Des femmes victimes de cyberharcèlement obtiennent justice», Le Devoir, 9 mars 2018

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