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Archives - babillardAppel à articles: «Femmes et pouvoir érotique» - sous la direction de Julie Lavigne et Chiara Piazzesi, Recherches féministes vol 32 n° 1 2019

Appel à articles: «Femmes et pouvoir érotique» - sous la direction de Julie Lavigne et Chiara Piazzesi, Recherches féministes, vol 32 n° 1 2019. Échéance: 1er mai 2017 pour les propositions et les manuscrits doivent être soumis au plus tard le 1er septembre 2018

Femmes et pouvoir érotique  
Appel de textes – Recherches féministes, vol. 32, n° 1 (2019)
Sous la direction de Julie Lavigne et de Chiara Piazzesi
Au cours de l’histoire occidentale, le pouvoir érotique des femmes a
été  construit  comme  une  force  ambiguë,  capable  d’influencer  la  conduite
d’autrui. Ce pouvoir de séduction a été traditionnellement interprété comme
un don, un devoir ou un service complémentaire du désir masculin. Source de
fascination, il a aussi été craint comme pouvoir instrumental et émancipateur.
Le  développement  d’une  société  moderne  de  consommation  a
transformé le discours sur le pouvoir érotique des femmes sans changer son
ambiguïté  fondamentale :  d’une  part,  il  est  espace  d’agentivité,
d’émancipation, d’invention de soi, de légitimation; d’autre part, il est réduit
aux qualités corporelles sexualisées que les femmes possèdent. Le pouvoir
érotique est alors « prison », s’il est vrai que la légitimité sociale des femmes
est conditionnelle par rapport à une désirabilité généralement définie par des
critères normatifs stéréotypés et contraignants, qu’une mince proportion de
femmes généralement privilégiées remplissent. Le pouvoir érotique niche au
cœur d’une intersection des privilèges et de différentes formes d’oppression
(Brooks 2010) dont il faut tenir compte.

De manière parallèle à la sexualisation croissante des représentations
et des autoreprésentations, le pouvoir érotique a été récemment conçu comme
une  forme  de  « capital »  (Hakim  2010  et  2011),  qui  peut  être  accumulé,
dépensé, performé, échangé. Formé par un ensemble de beauté, de charme,
de savoir-faire et de sex-appeal, le capital érotique mesure la désirabilité de
quelqu’un  et  l’influence  qui  en  découle.  La  théorie  des  champs  sexuels
(Martin  et  Matt  2006;  Green  2008  et  2015)  lie  le  capital  érotique  des
personnes à des champs sexuels spécifiques. L’approche d’Hakim permet au
contraire  de  le  traiter  comme  un  portfolio  de  ressources  transversales.
Cependant,  elle  ne problématise  pas  le  caractère  construit  des  différences
genrées  inscrites  dans  son  accumulation  et  sa  mobilisation :  elle  rend
invisible le fait que l’insistance des femmes relativement à des ressources
corporelles  et  personnelles  sexualisées  se  situe  dans  des  relations  de
domination matérielle et symbolique axées sur le genre, l’ethnicité, la classe
sociale, l’âge, la capacité et l’orientation sexuelle.  
Le  numéro  intitulé  « Femmes  et  pouvoir  érotique »  discutera  les
questions suivantes : quelles sont les représentations du pouvoir de séduction,
du  pouvoir  érotique  (qu’elles  soient  normatives,  résistantes  ou
émancipatrices) qui sont livrées aujourd’hui? Comment articuler les luttes de
pouvoir qui traversent ce pouvoir? Quels sont les avantages et les pièges du
concept de « capital érotique »? Par quels concepts et par quelles méthodes
peut-on documenter le pouvoir érotique? Comment théoriser les demandes
pour  une  démocratisation  du  capital  érotique?  Comment  comprendre  les
effets de la pornographie courante (mainstream), féministe et queer sur le
pouvoir érotique de certaines minorités?  

Les  propositions  (300 mots)  doivent  parvenir  à  la  revue  avant  le 1er mai 2017
Les manuscrits (7 000 mots) doivent être soumis au plus tard le 1er septembre 2018 et respecter le protocole de publication (www.recherchesfeministes.ulaval.ca/).  Ils  doivent  être  transmis  au
secrétariat  de  la  revue  (revuerecherchesfeministes@ccb.ulaval.ca),  ainsi
qu’aux responsables du numéro : Julie Lavigne (lavigne.julie@uqam.ca) et
Chiara Piazzesi (piazzesi.chiara@uqam.ca).

Conversations entre générations militantes féministes

Dans le cadre de l’exposition InterReconnaissance. Une mémoire citoyenne se raconte de l’Écomusée du fier monde, des féministes sont conviées à dialoguer entre les générations militantes sur les luttes menées hier et aujourd’hui au Québec. Ces conversations auront lieu entre Alexandra Pierre, Sylvie Paquerot, Louise Desmarais et Nesrine Bessaïh.

L’activité gratuite a lieu le vendredi 25 janvier 2019 de 13h30 à 18h30. Elle est organisée par Diane Lamoureux et Stéphanie Mayer en collaboration avec l’Institut de recherches et d’études féministes de l’UQAM ainsi que l’Écomusée du fier monde.

2019 Interreconnaissance

Archives

Marie-Andrée Roy, professeure au Département de sciences des religions, est citée dans «Médecins, artisans insoupçonnés de la canonisation des saints», Ici Radio-Canada nouvelles, 11 janvier 2019

Une étude de notre membre Chantal Francoeur, de l’École des médias, fait l’objet d’un article du journal Le Devoir, «Médias: forte hausse de la présence des relations publiques dans les articles», 10 janvier 2019

Camille Robert, doctorante en histoire et membre étudiante de l’IREF, est en entrevue dans «Le travail invisible ou l’enjeu oublié des féministes», Le Devoir, 3 janvier 2019

Véronique Pronovost, doctorante en science politique et membre étudiante de l’IREF est citée dans «Quand le “choixˮ est découragé», La Presse +, 3 janvier 2019

Véronique Pronovost, doctorante en science politique et membre étudiante de l’IREF est citée dans «Quand le “choixˮ est découragé», La Presse +, 3 janvier 2019

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