Archives - babillardColloque international: (Re)découvrir Nelly Arcan

Colloque : «(Re)découvrir Nelly Arcan», 16 et 17 septembre 2019, École des Hautes études en Sciences Sociales, Paris. Échéance: 31 mars 2019

Appel à communications

(Re)découvrir Nelly Arcan

Colloque international

Paris, 16 et 17 septembre 2019

Nelly Arcan est une écrivaine d’origine québécoise. Putain, son premier livre, publié en 2001, est rapidement devenu un bestseller et a été retenu dans les sélections des prix Médicis et Femina. Par la suite, Arcan a publié une autre autofiction, deux romans, des chroniques journalistiques et un album illustré. Ces volumes ont été suivis par la publication d’un essai posthume, Burqa de chair. Elle s’est donné la mort en septembre 2009.

L’entrée de Nelly Arcan sur la scène littéraire est inséparable de l’accueil reçu par Putain. Le travail éditorial et le cadrage médiatique de sa réception, focalisés sur la dimension sexuelle de l’ouvrage, en ont fait l’objet d’un scandale – le corps et les discours de l’autrice ont été, à ce propos, considérés comme des incarnations privilégiées de cette réception. Ce faisant, la réception a contribué, au Québec et à plus forte raison en France, à évacuer la portée littéraire, philosophique, politique et sociale de cette œuvre et des suivantes. Tandis que le Québec connaît aujourd’hui un regain d’intérêt pour l’œuvre de Nelly Arcan, force est de constater la relative absence de postérité littéraire et universitaire de ses œuvres en France.

Pourtant, leur qualité littéraire, leur portée sociopolitique et leur caractère à la fois actuel et atemporel sont incontestables. Sur le plan thématique, Arcan a abordé de nombreuses questions, du diktat de la beauté dans les sociétés contemporaines jusqu’au suicide, en passant par l’économie des échanges sexuels et la tyrannie des rapports familiaux. Son œuvre est multiforme : une partie de ses productions s’inscrit dans un héritage autofictionnel, une autre prolonge les interrogations propres à la forme romanesque, d’autres écrits encore ont proposé de travailler les dialogues cinématographiques ou de tisser des liens entre littérature et danse contemporaine. Enfin, la dimension sociale des réflexions et des écrits d’Arcan trouve un écho particulier dans de nombreux débats, qu’il s’agisse de replacer ses prises de position dans le cadre d’une « troisième vague » du féminisme ou de situer son travail dans les luttes pour la légitimation du genre autofictionnel. Il paraît donc curieux qu’une œuvre d’une telle contemporanéité, portée par une langue riche et novatrice, ne conserve qu’une place très marginale dans les corpus littéraires en langue française.

Dix ans après le suicide de Nelly Arcan, il nous semble ainsi nécessaire de donner à ce colloque un double objectif : rendre un digne hommage à Nelly Arcan, à la fois universitaire et littéraire; et encourager la (re)découverte de son œuvre en convoquant l’ensemble des disciplines qui pourraient, de près comme de loin, toucher au propos de l’autrice. Dans cette perspective, ce colloque vise à réunir les chercheurs et chercheuses dont les travaux portent sur l’œuvre arcanienne, qu’ils ou elles la fréquentent de longue date ou depuis peu, et qu’ils ou elles souhaitent présenter des travaux en cours ou soumettre son œuvre à de nouvelles questions.

Les deux journées du colloque se dérouleront à l’École des Hautes études en Sciences Sociales. Dans le cadre du colloque, la soirée du 16 septembre sera consacrée à des lectures/performances inédites de l’œuvre de Nelly Arcan par les écrivaines Mélikah Abdelmoumen, Chloé Delaume, Martine Delvaux et Camille Laurens. La soirée se tiendra à la Maison de la poésie. Le colloque se clôturera le 17 septembre par un cocktail à la Bibliothèque Gaston-Miron – Études québécoises.

Les propositions de communication devront interroger les écrits de Nelly Arcan ainsi que leurs conditions de production, de circulation et de réception. Elles pourront être en lien avec les disciplines et les approches théoriques suivantes : études littéraires, études de genre, études féministes et queer, études médiatiques, sociologie, psychanalyse, philosophie, science politique. Les propositions de communication pourront s’inscrire dans les axes ci-dessous, sans qu’ils soient exclusifs d’autres entrées dans l’œuvre :

    Forme et style
    Autofiction
    Fiction(s) sociale(s)
    Genre, corps et sexualité
    Transactions sexuelles et travail du sexe
    Mélancolie, folie, suicide
    Nelly Arcan et la philosophie
    Corps et corpus politique
    Posture(s) auctoriale(s) et figure d’autrice
    Réceptions littéraires et médiatiques
    Traduction et circulation internationale des œuvres

Les propositions, d’une longueur maximale de 400 mots, devront être accompagnées d’une courte notice biobibliographique et envoyées à l’adresse suivante : colloquearcan2019@gmail.com avant le 31 mars 2019.

Elles seront soumises à l’évaluation du comité scientifique, composé de :

Lilas Bass (EHESS) ; Mylène Bédard (Université Laval) ; Isabelle Boisclair (Université de Sherbrooke) ; Bruno Blanckeman (Paris 3) ; Christine Detréz (ENS Lyon) ; Jean-Michel Devésa (Université de Limoges) ; Lucile Dumont (EHESS, Paris 1) ; Isabelle Grell (ITEM-ENS/CNRS) ; Barbara Havercroft (University of Toronto) ; Audrey Lasserre (UCLouvain) ; Delphine Naudier (Paris 8-Paris Nanterre) ; Catherine Parent (Université de Sherbrooke-Université Laval) ; Juliette Rennes (EHESS) ; Lori Saint-Martin (UQAM) ; Gisèle Sapiro (EHESS) ; Michèle Schaal (Iowa State University) ; Mélissa Thériault (UQTR).

Une réponse sera transmise au début du mois de mai.

N.B. Le comité organisateur du colloque ne peut s’engager pour la prise en charge de l’ensemble des frais de déplacement et d’hébergement. Les demandes de financement seront cependant examinées attentivement et pourraient donner lieu à une prise en charge partielle. Le comité encourage vivement les participant·e·s à s’adresser également à leurs institutions de rattachement respectives afin d’assurer la participation au colloque.

Avis de soutenance: Rosemarie Fournier-Guillemette

Rosemarie Fournier-Guillemette soutiendra sa thèse de doctorat en études littéraires, avec concentration en études féministes, intitulée «La (mé)traduction de Jane Austen: effacement et survivance de la voix auctoriale». Rosemarie Fournier-Guillemette est dirigée par Lori Saint-Martin, professeure au Département d'études littéraires de l'UQAM.
Mardi 23 avril 2019, à 14hartsUQAM
UQAM / Pavillon Judith-Jasmin / Local J-4225

colloque «Regards croisés sur les antiféminismes»

Le colloque «Regards croisés sur les antiféminismes» aura lieu le 30 avril 2019, de 14h à 16h30, à l’UQAM (salle DS-1950), à l'occasion de la sortie de l'ouvrage collectif Antiféminismes et masculinismes d'hier et d‘aujourd'hui (Presses universitaires de France) codirigé par Mélissa Blais (IREF, UQAM), Christine Bard (Université d’Angers) et Francis Dupuis Déri (IREF, science politique, UQAM).

Archives

Sandrine Galand, chargée de cours à l'IREF, enseigne le cours FEM300E «Féminismes et culture populaire», un nouveau cours mis sur pied par l'IREF cet hiver. Actualités UQAM lui consacre un article dans la série «En classe!», 16 avril 2019

Nicole Vézina, professeure au Département des sciences de l’activité physique et membre de l’IREF, est citée dans l’article «Ces vêtements de travail qui ne sont pas conçus pour les femmes», Urbania, 15 avril 2019

Angelo dos Santos Soares, professeur au Département d’organisation et ressources humaines, est co-signataire du texte collectif «Un système de santé qui rend malades ses soignants», Le Devoir, 11 avril 2019

Notre membre associée Pascale Navarro signe un texte sur le chantier sur la place des femmes en théâtre, La Presse +, 16 avril 2019

Yolande Cohen, professeure au Département d’histoire, était à l’émission «Plus on est de fous, plus on lit», à la Première chaîne d’Ici Radio-Canada, pour y parler du livre Antisemitism Here and Now, 9 avril 2019

Mélanie Millette, professeure au Département de communication sociale et publique, est citée dans l’article «Game of Thrones: une petite révolution télévisuelle», La Presse, 6 avril 2019

-- Elle est aussi citée dans l’article «D’un Monde Fantastique à Instagram», La Presse+, 6 avril 2019

Des membres de l’IREF sont parmi les «250 universitaires contre le projet de loi 21» sur la Laïcité, Le Devoir, 5 avril 2019

Sandrine Ricci, doctorante et chargée de cours à l’IREF, signe avec Lisa Ndejuru: «Black Earth Rising : il y a eu un génocide contre les Tutsi, mais…», sur Histoire engagée, 4 avril 2019

Camille Robert, doctorante en histoire avec concentration en études féministes, a donné un entretien au sujet de ses recherches pour le Bulletin de la Bibliothèque de l'Assemblée nationale du Québec qui a été publié dans leur dernier numéro.

---- Elle a aussi donné quelques entrevues pour des émissions matinales régionales d’Ici Radio-Canada (Charlottetown, Sept-Îles, Edmonton, Vancouver, Moncton) pour la journée mondiale du travail invisible, 3 avril 2019

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