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Filiations du féminin

sous la direction de Lori Saint-Martin et Ariane Gibeau, Les Cahiers de l'IREF, collection Agora, no 6, 100 pages.

Agora No6Disparues sous le nom du mari dans les arbres généalogiques, exclues traditionnellement de la transmission du patrimoine et, partant, des réélaborations littéraires de cette grande question, tenues à distance des débats sociaux, marginalisées ou effacées de l'histoire littéraire, les femmes souffrent d'une filiation au pire absente, au mieux trouée. Si les créateurs ont cru, selon Harold Bloom, avoir trop de pères littéraires, figures puissantes contre lesquelles il leur fallait s'insurger, les créatrices, elles, ont manqué cruellement de mères. Voilà pourquoi la filiation, si elle touche tous les êtres, est aussi une brûlante question féministe.

À l'heure où les fondatrices des études féministes universitaires arrivent à l'âge de la retraite après avoir créé des infrastructures (cours, programmes, réseaux et instituts) visant à légitimer et pérenniser ce domaine d'études, où de jeunes chercheuses ouvrent des directions nouvelles, qu'en est-il des filiations du féminin en littérature? Comment les femmes d'hier et d'aujourd'hui ont-elles pensé ces filiations, autant les liens de sang que ceux qui ont transité par la pensée et l'écriture? Ces rapports les ont-elles freinées, fortifiées, ont-ils inspiré leur créativité, infléchi leur voix, déterminé la forme de leurs écrits? Voilà la question autour de laquelle s'articule le présent livre. Les textes réunis ici revisitent, sous un angle féministe, des filiations tant familiales (avec la mère, les sœurs, les frères) qu'intellectuelles (rapports entre créatrices d'époques différentes). En posant leur regard sur des œuvres littéraires et des pratiques culturelles issues d'époques et de pays différents, ils interrogent la filiation comme art de s'affirmer libre, mais aussi liée aux autres.

Avec des textes d'Adeline Caute, Ariane Gibeau, Jessica Hamel-Akré, Marie-Noëlle Huet, Lucie Joubert, Lori Saint-Martin, Chantal Savoie et Patricia Smart.

 


De l’assignation à l’éclatement
Continuités et ruptures dans les représentations des femmes
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sous la direction de Dominique Bourque, Francine Descarries et Caroline Désy, Les Cahiers de l’IREF, collection Agora, no 5, 2013, 160 pages.
Épuisé

Agora_5_aSous l’égide de l’Institut de recherches et d’études féministes de l’Université du Québec à Montréal et de l’Institut d’études des femmes de l’Université d’Ottawa, cet ouvrage fait suite au colloque « Représentations des femmes : médias, arts, société », tenu dans le cadre du 79e Congrès de l’Association francophone pour le savoir (Acfas) en mai 2011. Il aborde les représentations des femmes sous deux grands angles. Il examine d’une part la reconduction des représentations dans le processus de construction identitaire et sociale des rôles féminins. Il s’attache également à illustrer comment les rapports de division et de hiérarchie basés sur le sexe/genre donnent lieu à la rencontre d’un ensemble très diversifié d’éléments symboliques ou normatifs, de croyances, de valeurs, de savoirs, de stéréotypes et d’images agissant comme prescripteurs d’attitudes et de pratiques. Du sexisme ordinaire dans les médias à la glorification d’un certain type de corps féminin dans les œuvres d’art, en passant par l’hypersexualisation des filles et des femmes dans l’espace public, et le poids de l’héritage légué par l’idéologie patriarcale, nombre de sujets fondamentaux sont convoqués, interrogés et analysés. D’autre part, puisque représentation veut aussi dire partici-pation, visibilité et exercice d’un rôle citoyen, l’ouvrage traite également de la nature et du poids de l’inclusion sociale, professionnelle et politique des femmes, tout comme des modalités encore agissantes de leur mise à l’écart. Enfin, comme il importe de ne pas minimiser le rôle des pratiques sur les représentations sociales, l’interdépendance entre représentations et pratiques est investiguée.

Auteures de ce recueil : Carole Boulebsol, Dominique Bourque, Rachel Chagnon, Michèle Charpentier, Francine Descarries, Caroline Désy, Marcelle Dubé, Catherine Dussault Frenette, Lilia Goldfarb, Émilie Goulet, Marie-Noëlle Huet, Geneviève Lafleur, Ève Lamoureux, Chantal Maillé, Isabelle Marchand  et  Anne Quéniart.

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La traite des femmes à des fins d’exploitation sexuelle : entre le déni et l’invisibilité

par Sandrine Ricci, Lyne Kurtzman et Marie-Andrée Roy, Les Cahiers de l’IREF, collection Agora, no 4, 2012, 218 pages.

10074-Cahiers_IREF_C1C4_Agora_n4-3_X_originalLa traite à des fins d’exploitation sexuelle désigne le recrutement, le transport et le transfert – à l’intérieur ou à l’extérieur d’un pays, par des moyens légaux ou illégaux – ainsi que l’hébergement ou l’accueil de personnes, principalement des femmes et des enfants, dans le but de les exploiter sexuellement. Le présent rapport s’applique à documenter et comprendre ce phénomène au Québec en plaçant la parole et l’expérience de femmes dans l’industrie du sexe au cœur de l’analyse.

On trouvera dans ce Cahier différentes ressources pour appréhender solidement le phénomène de la traite, le déni et l’invisibilisation dont il est l’objet : des repères théoriques pour mener une analyse féministe ; une étude du contexte juridico-politique ; des perspectives d’intervenantes œuvrant dans le secteur communautaire de même que des informations relatives aux pratiques policières en matière de lutte contre la traite.

L’analyse des trajectoires de femmes trafiquées ou exploitées dans l’industrie du sexe met au jour le fonctionnement de la traite prostitutionnelle, des leurres du recrutement aux difficiles voies de sortie de ce système. Un bilan analytique expose trois dimensions clés du dispositif de violence à l’œuvre dans la traite : la culture de banalisation de la marchandisation du corps et de la sexualité des femmes ; la question du pseudo-consentement des femmes prostituées et l’industrie du sexe comme manifestation exacerbée de la violence patriarcale.

Enfin, les auteures mettent de l’avant une série de recommandations qui visent une stratégie concertée de lutte contre la traite des femmes à des fins d’exploitation sexuelle. Elles appellent à des changements des mentalités concernant la prostitution au niveau des pratiques d’intervention ainsi que sur les terrains politique et juridique. Elles demandent notamment aux gouvernements canadien et québécois de revoir lois et règlements en vue de reconnaître que l’exploitation sexuelle et commerciale constitue une violence contre les femmes et porte atteinte à l’égalité entre les femmes et les hommes.

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Stratégies des travailleuses lesbiennes face à la discrimination
Contrer l'héréronormativité des milieux de travail

Line Chamberland et Christelle Lebreton, avec la collaboration de Michaël Bernier. Cahiers de l'IREF, collection Agora, no 3, 99 pages.
Épuisé

page_couverture_Agora_no_3Ce cahier propose une analyse de la situation des travailleuses lesbiennes dans leur environnement de travail. Plus spécifiquement, il décrit d’abord brièvement les dynamiques de discrimination et d’exclusion auxquelles elles sont confrontées, puis il examine les stratégies qu’elles adoptent afin de se tailler une place satisfaisante, tant sur le plan psychologique que professionnel, dans un environnement caractérisé, à des degrés divers, par des attentes hétéronormatives et par des préjugés hétérosexistes susceptibles d’engendrer des discriminations à leur égard. Pour ce faire, sont présentés les principaux résultats concernant les lesbiennes en provenance d’une étude conduite il y a quelques années sur l’insertion des travailleurs gais et des travailleuses lesbiennes dans leur milieu de travail. Cette nouvelle présentation des résultats fournit l’occasion de les examiner dans une perspective féministe, d’interroger les concepts initiaux de la recherche ainsi que les données empiriques en prenant en compte le double positionnement de ces travailleuses, en tant que femmes et en tant que lesbiennes.

Cette publication reprend des perspectives théoriques et des données empiriques issues de cette recherche tout en les reconfigurant dans le but d’étayer les expériences vécues par les lesbiennes en milieu de travail et de formuler de nouvelles pistes de réflexion qui n’oblitèrent ni leur sexualité ni leur statut de femmes. On y trouvera des concepts théoriques utilisés en recherche relativement aux phénomènes de marginalisation ou d’exclusion des personnes appartenant à des minorités sexuelles, mais aussi une description des manifestations de l’homophobie en milieu de travail. Deux chapitres sont ensuite consacrés aux diverses stratégies mises en œuvre par les travailleuses lesbiennes pour faciliter leur adaptation en milieu de travail et prévenir ou contourner les effets discriminatoires de l’homophobie. Enfin, une analyse synthèse aborde les discriminations reliées à la sexualisation des femmes et celles reliées à la division sexuelle du travail, faisant ainsi le pont entre sexisme et homophobie.

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Blanches et Noires : Histoire(s) des Américaines au XIXe siècle

Sous la direction d’Isabelle Lehuu et textes de : Marise Bachand, Diane Bélanger, Rose-Marie Guzzo, Isabelle Lehuu et Catherine Pelchat.
Cahiers de l'IREF, collection Agora, no 2, 135 pages.

9656-Cahiers_IREF_Agora_no2 « Blanches et Noires examine l’histoire des Américaines au XIXe siècle dans la diversité des expériences individuelles et collectives, en explorant les histoires de femmes blanches et noires, jeunes et moins jeunes, mariées et célibataires, dans le Nord et le Sud des États-Unis. Écrire l’histoire des femmes au pluriel ne signifie plus la quête d’une sororité illusoire, mais bien la recherche des parcours singuliers et des moments de dialogue entre femmes de conditions sociales différentes.

Les études rassemblées ici mettent en lumière tant la parole des femmes que le discours sur les femmes, les représentations et les gestes du XIXe siècle dont les archives ont gardé des traces furtives et les mots qui disent la soumission des unes et la capacité d’agir des autres. Souvent silencieuses, dans l’ombre d’un mari, d’un père ou d’un maître, ces femmes du passé ont laissé des indices de leurs relations affectives, de leurs responsabilités familiales ou de leurs réseaux sociaux au détour d’un testament, d’une lettre personnelle ou d’un récit de voyage. Le portrait qui s’en dégage est celui de femmes ordinaires, dans l’espace domestique et dans la communauté rurale ou urbaine, de New York à Charleston et la Nouvelle-Orléans, au cours de ce XIXe siècle qui constitue une période charnière dans l’histoire des Américaines avec des mouvements de réformes sociales et de nouvelles aspirations pour toutes les femmes.

Cet ouvrage collectif se situe à la croisée de l’histoire des femmes et de l’histoire du genre en étudiant aussi bien l’expérience des femmes du passé que la construction historique du genre qui a encadré et influencé cette expérience au quotidien. Cependant, le concept de genre qui est utilisé dans cette analyse est constamment en interaction avec les concepts de classe et de race, afin de documenter les tensions entre femmes de diverses origines, ainsi que les épisodes de solidarité féminine. »

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Parents-étudiants de l'UQAM. Réalités, besoins et ressources

Christine Corbeil, Francine Descarries, Geneviève Gariépy et Geneviève Guernier
Cahiers de l'IREF, collection Agora, no 1, 72 pages.

Agora_1 La recherche Connaître les parents-étudiants de l’UQAM. Réalités, besoins et ressources a été entreprise avec l’objectif de développer une meilleure connaissance de la population des parents-étudiants de l’UQAM et de soutenir l’élaboration de stratégies et de mesures institutionnelles susceptibles de faciliter la poursuite des études et de favoriser l’accès au diplôme universitaire. Si la question de l’articulation famille-travail occupe les esprits depuis plusieurs décennies, celle de l’articulation études-famille reste à ce jour peu documentée et les mesures mises à la disposition des parents-étudiants sont encore à l’état embryonnaire ou ponctuel.

Dans une première étape, ce projet a permis d’esquisser un portrait général de la situation des parents-étudiants au Québec et de faire l’inventaire des services offerts par les gouvernements et les universités. La seconde étape a été consacrée à la réalisation d’un sondage par questionnaire afin de connaître les réalités et les besoins des parents-étudiants à l’UQAM, sondage dont les résultats sont présentés et analysés dans les pages qui suivent. Trois questions ont encadré la démarche de recherche et constituent les grandes dimensions autour desquelles le questionnaire d’enquête a été construit : - Qui sont les parents-étudiants de l’UQAM et quelle est leur situation ? - Comment vivent-ils l’articulation études-famille ? - Quels sont leurs besoins et leurs ressources ?

De nombreux liens peuvent être établis entre la situation des parents-travailleurs et celle des parents-étudiants qui doivent souvent composer non seulement avec une vie personnelle, une famille et des études, mais aussi avec un emploi. La réflexion sur l’articulation études-famille vient donc s’ajouter à la réflexion globale sur les conditions à développer pour garantir une égalité de droits et de faits entre les hommes et les femmes, tant dans l’espace privé que dans l’espace public.

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Projection-discussion : «Ouvrir la voix»

  • vendredi 24 mars 2017 à 14h au local SH-2800, UQAM, avec la réalisatrice Amandine Gay

ouvrir la voix vers1mars

Séminaire public de l’IREF: «Aspirations de carrière et trajectoire des femmes»

  • Vendredi 7 avril 2017, de 13 h 30 à 16 h 30, Salle PK-1140, UQAM
    201, avenue du Président-Kennedy, Montréal

Séminaire donné par Hélène Lee-Gosselin, Titulaire de la Chaire Claire-Bonenfant – Femmes, Savoirs et Sociétés et Directrice de l’Institut Femmes, Sociétés, Égalité et Équité (IFSEE) Université Laval.

 

Archives

Martine Delvaux, professeure au Département d’études littéraires, présentait à l’émission «Plus on est de fous plus on lit», à la radio d’Ici Radio-Canada, son palmarès des personnages féminins puissants et résilients, le 23 mars 2017

Louise Cossette, professeure au Département de psychologie et directrice des programmes à l’IREF, est citée dans l’article «Égalité hommes-femmes : Pareils, pas pareils ?», La Presse +, 19 mars 2017

Rachel Chagnon, professeure au Département des sciences juridiques et directrice de l’IREF, était à l’émission d’Isabelle Richer sur la télé d’Ici Radio-Canada, pour y commenter «Une mère offre sa fille à un pédophile», le 14 mars 2017

Elle était aussi à l’émission «Boréale 138» à la radio d’Ici Radio-Canada, pour y commenter «Les failles du système judiciaire en matière d'agressions sexuelles», le 15 mars 2017

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