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Effets de la libéralisation des marchés sur les conditions de travail des Québécoises: huit études de cas

Études réalisées par Marie-Pierre Boucher et Yanick Noiseux sous la direction de Dorval Brunelle, Francine Descarries et Lyne Kurtzman
dans le cadre de la recherche Les effets des accords de commerce et de la libéralisation des marchés sur les conditions de travail et de vie des femmes au Québec, 1989-2005
Cahiers de l'IREF, no 23

Cahier23 Plusieurs études ont mis en lumière les effets des accords de commerce et de la libéralisation des marchés des biens et des services sur les conditions de vie et de travail des femmes dans différentes régions du monde, mais ces recherches n’établissent pas clairement les liens entre les accords commerciaux de libre-échange, l’évolution du marché du travail et leurs impacts sur la division sexuelle du travail, ainsi que sur les conditions d’emploi des femmes. Ce que se proposent de faire les présentes études de cas, en examinant les changements dans le système d’emploi au Québec.

Partant de l’hypothèse que la libéralisation a des répercussions spécifiques sur les trajectoires professionnelles des femmes, l’objectif était de vérifier si les accords de libre-échange et les politiques de libéralisation des marchés entraînent une segmentation du système de l’emploi qui implique le maintien, voire le renforcement de la division sexuelle du travail. Pour le vérifier, nous avons examiné des secteurs où la main-d’œuvre féminine est importante ou sur-représentée et qui sont susceptibles de révéler des pratiques spécifiques de discrimination en fonction du sexe. Les études portent sur : 1) les travailleuses dans le secteur de la fabrication de vêtements; 2) l’usine de sandale Crocstm ; 3) les travailleuses de Wal-Mart; 4) les travailleuses dans le secteur des télécommunications; 5) les travailleuses dans le secteur financier; 6) les travailleuses dans les services de garde à la petite enfance; 7) les travailleuses dans les services d’aide à domicile; 8) les travailleurs migrants saisonniers et les aides familiales.

Au fil d’arrivée, les huit études de cas montrent clairement que les effets de la libéralisation et du néolibéralisme sont sexués. Elles mettent en évidence l’usage des dispositifs de la division sexuelle du travail et illustrent une re-hiérarchisation des rapports salariaux de sexe.

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Violence au féminin en Juges 4-5: entre normativité et subversion du genre

Anne Létourneau
Cahiers de l'IREF, no 22

Cahier22 Le livre des Juges est l’un des textes les plus violents de la Bible hébraïque. Les femmes y sont souvent victimes de la violence masculine. Pourtant, aux chapitres 4 et 5, deux femmes font figure d’exception dans l’imaginaire biblique patriarcal. En effet, Déborah et Yaël exercent toutes deux violence et pouvoir : l’une par son autorité plurielle auprès du peuple d’Israël et de son armée ; l’autre comme meurtrière de Sisera, le chef de l’armée cananéenne. Ce sont ces deux personnages, à la féminité atypique, qui se trouvent au centre de notre projet d’exégèse biblique féministe. Dans cette recherche, nous explorons de quelles manières les actes violents et les gestes de souveraineté de Déborah et de Yaël façonnent les représentations de leurs genres féminins respectifs. Entre normativité et subversion du genre, où situer la prophétesse de guerre et la meurtrière ?

Cette réflexion s’inscrit à la suite des travaux de Mieke Bal sur les rapports entre genre féminin et meurtre en Juges 4-5 et s’inspire de la théorie de la performativité du genre de Judith Butler. De nombreuses méthodes aussi bien diachroniques que synchroniques sont mises à profit afin d’explorer ces thématiques : critique textuelle, traductologie, philologie, analyse littéraire, critique des formes et narratologie.

 

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Hors champ: la marginalisation des femmes québécoises devant et derrière la caméra

Marie-Julie Garneau
Cahiers de l'IREF, no 21

Cahier21 Prenant le relais des formes écrites dites traditionnelles, les images cinématographiques et télévisuelles, issues de cette nouvelle ère des communications dans laquelle nous baignons depuis quelques décennies à peine, ont désormais une importance capitale. Puisque c’est bien souvent à travers ces médias de masse que l’on se forge une opinion et un point de vue sur le monde qui nous entoure, l’énorme pouvoir politique et économique lié à ceux qui contrôlent ce qui sera vu ou non sur nos écrans est aujourd’hui indéniable. Or, les femmes québécoises ont longtemps été exclues de la sphère publique, la place qui leur était réservée au sein de l’industrie audiovisuelle reflétant ce que l’on attendait d’elles dans la société traditionnelle en général, soit un rôle de soutien et d’assistance aux hommes, une place de second ordre. Et jusqu’à ce qu’elles parviennent à la réalisation, elles n’avaient aucune emprise sur les représentations féminines à l’écran.

Ainsi, les hommes cinéastes ont véhiculé à outrance les stéréotypes de la femme au foyer ou de la femme hypersexuée : des femmes passives, dépendantes et soumises au regard des hommes. L’arrivée des femmes aux commandes de la réalisation à la fin des années soixante, dans la foulée de la seconde vague féministe québécoise, leur a donc permis de revisiter l’univers que l’on dit propre aux femmes et de proposer de nouveaux modèles dans lesquels le public féminin était enfin en mesure de se reconnaître. Mais comme le système de production québécois est de nos jours basé sur une critériologie purement commerciale, le cinéma des femmes a connu un recul inquiétant ces dernières années; l’on peut aussi se surprendre de ce que les femmes réalisatrices, représentant pourtant plus de 50 % de la population, se fassent aujourd’hui si rares dans les postes créatifs de l’industrie québécoise.

Privées du pouvoir et des privilèges que confère l’accès aux médias cinématographique et télévisuel, les femmes se retrouvent minorisées et marginalisées au sein de ces industries développées, contrôlées et financées de tout temps par des hommes. Désormais, on tend à occulter l’apport culturel des femmes réalisatrices et à minimiser la pertinence de la vision des femmes, la diversité des points de vue étant pourtant nécessaire à toute société démocratique, particulièrement à la nôtre, qui se targue d’être un modèle de multiculturalisme.

Se pourrait-il que les industries cinématographique et télévisuelle québécoises privilégient un sexe plutôt que l’autre ? Se pourrait-il aussi que le manque de reconnaissance des compétences des femmes et des thématiques dites féminines soit à la base du mépris social dont elles sont victimes de la part des producteurs, des techniciens et des diffuseurs ? Est-ce que ce manque de reconnaissance pourrait expliquer pourquoi l’histoire de notre cinématographie nationale n’a pas jugé bon jusqu’ici de s’attarder au cinéma des femmes ?

C’est ce que cette recherche tentera de comprendre en mettant en lumière les enjeux importants liés au pouvoir de se raconter et à la place accordée aux minorités dans l’espace public, en l’occurrence les femmes québécoises. 

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Les femmes et la libéralisation globale Bilan critique des écrits publiés depuis 2003

Marie-Pierre Boucher
Cahiers de l'IREF, no 20

cahier20 Réalisé dans le cadre de la recherche « Les effets des accords de commerce et de la libéralisation des marchés sur les conditions de travail et de vie des femmes au Québec, 1989-2005 », sous la direction de Dorval Brunelle, ce bilan critique présente l’impact de la libéralisation des marchés sur la division sexuelle du travail. Sa toile de fond n’est pas simplement la globalisation, puisqu’une attention particulière a été accordée aux inégalités de sexe, de classe et de développement susceptibles d’amplifier ces impacts. Concentré sur les écrits qui synthétisent les grands aspects de ces effets, ce bilan vise à répondre aux trois questions suivantes : la libéralisation utilise-t-elle de manière systémique les rouages de la division sexuelle du travail, les renouvelle-t-elle ou participe-t-elle du ralentissement du processus d’émancipation des femmes ? Ce document de recherche intègre des données actualisées sur la situation des femmes au Québec.

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Faut-il réfuter le Nous femmes pour être féministe au XXIe siècle ?

Sous la direction de Francine Descarries et Lyne Kurtzman
Cahiers de l'IREF, no 19

cahier19

Pour certaines chercheures et militantes féministes proposer une réflexion en termes d’un Nous femmes n’a plus sa raison d’être. Le Nous femmes représenterait un relent d’un discours féministe d’une certaine époque qui posait, dans une relative unanimité, cette notion comme principe élémentaire de théorisation, de concertation et de mobilisation. Pour d’autres, le Nous femmes constitue le sujet même du féminisme au sens où il pose les femmes comme catégorie socialement déterminée par la division sexuelle du travail, d’où la reconnaissance d’une oppression qui leur est spécifique en tant que femmes.
 
Ce Cahier présente une pluralité de perspectives d’analyse représentées par des chercheures de générations différentes, et associées à différents courants de pensée qui cohabitent au sein du féminisme. Il fait suite à un colloque de l’IREF qui s’est tenu dans le cadre du Congrès de l’Acfas 2008 et qui avait été pensé comme une occasion de clarifier divers positionnements féministes théoriques et stratégiques et de mieux refléter leurs points de divergence, mais également de convergence dans l’interprétation du Nous femmes.
 
Faut-il réfuter le Nous femmes pour être féministe au XXIe siècle ? Des chercheures de disciplines différentes ainsi que le Collectif de recherche sur l’autonomie collective répondent à cette audacieuse, mais fondamentale question.
 
Andrea Martinez, sociologie, Institut d’études des femmes, Université d’Ottawa
Sandrine Ricci, communication, Alliance de recherche IREF/Relais-femmes, UQAM
Louise Langevin, droit, Chaire d’étude Claire-Bonenfant sur la condition des femmes, Université Laval
Alexandre Baril, philosophie, chargé de cours en études féministes, Université du Québec à Montréal
Line Chamberland, sexologie, Institut de recherches et d’études féministes, Université du Québec à Montréal
Elsa Galerand, sociologie, Université de Moncton
Micheline de Sève, science politique, Université du Québec à Montréal
 
Membres du Collectif de recherche sur l’autonomie collective : Ashley Fortier, Esther Guzman Martin, Anna Kruzynski, Jacinthe Leblanc, Leah Newbold et Magaly Pirotte

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Citoyenneté plurielle : paradoxes et tensions de l’inclusion des femmes.  Le cas des femmes zapatistes du Chiapas, Mexique

Anahi Morales Hudon
Cahiers de l'IREF, no 18

Prix du meilleur mémoire 2007
Concentration en études féministes

 

Cahier18Penser la citoyenneté au-delà de ses formes restreintes et exclusives exige de reconfigurer celle-ci dans un horizon pluriel et inclusif. Les théories féministes égalitaristes et différentialistes ont rendu compte de l’étroitesse des conceptions classiques de la citoyenneté, tout comme de ses mécanismes d’exclusion. Ces théories se sont toutefois polarisées dans le débat égalité/différence, qui a limité l’articulation des différences avec la visée égalitariste de la citoyenneté. Cherchant à dépasser le dilemme entre universalisme et particularismes qui polarise les théories féministes de la citoyenneté, nous analysons les propositions conceptuelles qui visent une citoyenneté inclusive tout en conservant l’horizon d’égalité comme idéal politique. En ce sens, la citoyenneté est considérée comme paradoxale, car elle se situe continuellement dans les tensions entre identités de groupe et droits individuels. Une telle conception articule à la fois la reconnaissance des différences comme condition même de l’égalité formelle, et l’élimination de diverses formes d’oppression systémiques comme condition d’une égalité réelle. De plus, pour penser la question de l’inclusion réelle dans la citoyenneté, et donc le plein exercice de celle-ci, l’entrée du sujet dans le collectif est pensée à travers le concept d’individuation. Cette reconfiguration théorique de la citoyenneté sera analysée à la lumière des formes émergentes d’action politique que mettent de l’avant les femmes autochtones au Chiapas (Mexique). Cette mobilisation rend compte des nouvelles articulations entre enjeux identitaires et droits individuels dans l’accès au plein exercice de la citoyenneté. Par ce dialogue théorie/pratique, nous tenterons d’asseoir les bases d’une réflexion politique cherchant à dépasser les impasses des débats actuels sur l’inclusion dans la citoyenneté et sur son plein exercice.

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Le modelage du corps et de l'esprit féminins dans Histoire d'Omaya (1985) de Nancy Huston: une critique des représentations de genre

Judith Patenaude
Cahiers de l'IREF, no 17

 Prix du meilleur mémoire 2006
Concentration en études féministes

Cahier17

Dans les sociétés occidentales, malgré le progrès significatif des droits des femmes, les images culturelles demeurent, encore aujourd’hui, très souvent misogynes. Ces représentations sont d’autant plus pernicieuses qu’elles constituent un produit de l’imagination, voire une abstraction, agissant à un niveau symbolique et affichant ainsi une apparente innocuité. S’imposant par son omniprésence cette phallocratie est si répandue qu’on n’en remarque plus la violence. Cependant, ses conséquences dans la vie des femmes sont, elles, bien réelles.

 

C’est ce que cherche à dénoncer Nancy Huston dans son roman Histoire d’Omaya, par le biais d’une parodie du roman pornographique Histoire d’O, de Pauline Réage. Nancy Huston s’en prend à la soumission sexuelle des femmes et surtout, à la prégnance de cette représentation dans l’imaginaire collectif. Elle dépeint, dans Histoire d’Omaya, une femme qui, contrairement au personnage de Réage, refuse cette violence qui lui est imposée.

Les différentes marques de la critique de Huston sont donc analysées ici au moyen d’une étude de l’image traditionnelle de la femme dans la pornographie et la littérature érotique et de théories féministes postmodernes sur la parodie. Omniprésent dans le roman, le regard masculin objectivant est également étudié, puisqu’il constitue, au-delà de sa participation à la réification de la protagoniste, un prélude au viol. Enfin, la polyphonie constituante du roman est analysée afin mieux comprendre l’aspect contestataire que revêt cette forme narrative erratique et hérétique.

 

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Les enjeux de la suppression hormonale des menstruations : une analyse des discours de professionnels de la santé

Mélissa Nader
Cahiers de l'IREF, no 16

Prix du meilleur mémoire 2006
Concentration en études féministes 

 

cahier15

Le débat sur la suppression des menstruations, présent dans les années 1950, reprend aujourd’hui de la vigueur, en raison de la mise en marché récente de contraceptifs visant l’espacement ou l’interruption des règles.

 

La présente recherche poursuit trois objectifs : dresser le portrait des positions adoptées par les professionnels de la santé au Québec à l’égard de la suppression des menstruations, analyser les discours sur cette pratique à l’aide des perspectives féministes radicale, individualiste et essentialiste, et évaluer dans quelle mesure cette pratique s’inscrit dans le concept de médicalisation du corps des femmes.

 

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Guerre, genre et résistance: Malika Mokeddem et Fariba Hachtroudi

Marie-Ève Bélanger
Cahiers de l'IREF, no 15

 Prix du meilleur mémoire 2005
Concentration en études féministes

cahier15Cet ouvrage propose une réflexion sur l’écriture des femmes sur la guerre à travers la mise en parallèle de deux romans dont le thème central est la résistance : Les hommes qui marchent de Malika Mokeddem (1990) et de Iran, les rives du sang, de Fariba Hachtroudi (2000). Puisque ces romans placent l’oppression des femmes à l’avant-plan d’un système guerrier, ils soulèvent des questionnements similaires : Quels liens existent entre toutes les formes d’oppression ? Comment la représentation de femmes résistantes transgresse-t-elle la conception stéréotypée du genre sexuel en vigueur dans les sociétés dépeintes ? En quoi l’expérience spécifique des femmes dans la guerre peut-elle engendrer une autre vision du monde ? Afin de répondre à ces questions, l’auteure fait appel à des théories féministes sur le concept de genre, sur le rapport entre les femmes et la guerre, sur le corps approprié et sur l’espace sexué.

 

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Trois perspectives lesbiennes féministes articulant le sexe, la sexualité et les rapports sociaux de sexe: Rich, Wittig, Butler

Louise Brossard
Cahiers de l'IREF, no 14

 Prix du meilleur mémoire 2004
Concentration en études féministes

cahier14

À la fin des années 1970, des théoriciennes féministes développaient la perspective selon laquelle l'hétérosexualité est une construction sociale traversée par des rapports de pouvoir, notamment, des rapports hiérarchiques entre les sexes. Plutôt que d'y voir la simple expression d'une nature biologique, l'hétérosexualité est considérée sous un angle politique, c'est-à-dire comme un phénomène façonné historiquement par des rapports sociaux.

 

Notre recherche s'intéressera principalement aux théories de trois auteures féministes, Adrienne Rich, Monique Wittig et Judith Butler, qui ont politisé l'hétérosexualité en articulant, de façon différente, le sexe, la sexualité et les rapports sociaux de sexe. Le choix des auteures mises à l'étude fut guidé, entre autres, par le fait qu'elles sont toutes trois reconnues comme des figures marquantes ayant influencé tantôt le champ des études féministes, lesbiennes et gaies et queer. De plus, leur pensée respective nous intéresse particulièrement pour leur contribution novatrice et heuristique au champ des études féministes. À ce titre, il nous semble important de susciter l'intérêt des mouvements féministes québécois pour les théories développées par ces trois auteures. Plus précisément, nous tenterons de répondre à la question suivante: quelles pistes de réflexion peut-on dégager à partir des théories sur l'hétérosexualité développées par Rich, Wittig et Butler pour questionner et enrichir notre compréhension des rapports sociaux de sexe ?

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Histoires de grands-mères: exil, filiation et narration dans l'écriture des femmes migrantes au Québec

Julie Brunet
Cahiers de l'IREF, no 13

 Prix du meilleur mémoire 2004
Concentration en études féministes

cahier13Les années 1990, au Québec, voient l'émergence d'un nombre croissant de productions littéraires signées par des immigrantes de tous horizons. Ignorées par la critique littéraire dite " générale " qui, par ailleurs, tend à occulter la question de la sexuation du discours, ces écritures n'ont encore fait l'objet d'aucune lecture au féminin approfondie. À partir de la problématique du rapport au maternel, pivot de l'identité et des écritures féminines, ce mémoire jette les bases d'une réflexion sur la spécificité des écritures de femmes migrantes au Québec qui, elles aussi, sont travaillées par ce rapport, mais autrement. Plutôt que la relation duelle entre mère et fille qui revient de manière récurrente dans les textes des écrivaines dites " pure laine ", les migrantes proposent un modèle de relations féminines " triangulaire " où la figure grand-maternelle occupe une position centrale et jouit, en outre, d'une autorité narrative étonnante. Histoires de grands-mères explore ces liens intergénérationnels féminins inédits et les moyens textuels utilisés pour les représenter dans trois romans de l'exil : La mémoire de l'eau, de Ying Chen (1992), Le bonheur a la queue glissante, d'Abla Farhoud (1998) et La dot de Sara, de Marie-Célie Agnant (2000). À travers cette lecture qui convie les théories de l'écriture au féminin et de l'écriture migrante, se dessine un passage : de la voix filiale à la voix grand-maternelle, les migrantes réinventent l'histoire du sujet féminin.

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Conférence: «De servantes des hommes à servantes des banques. Les femmes et la dette dans l’économie mondiale»

Conférence publique de Silvia Federici, Université Hofstra
Dans le cadre du congrès de la Société québécoise de science politique, en collaboration avec l’Institut de recherches et d’études féministes (IREF) de l’UQAM et le Regroupement québécois en études féministes (RéQEF)

17 mai 2017, 16h - 17h30
UQAM, Amphithéâtre du pavillon Sherbrooke (SH-2800)
200 rue Sherbrooke ouest, Montréal. Métro Place des Arts

Archives

Notre membre associée Isabelle Boisclair est citée dans l’article «Le sexisme révélé, un gazouillis à la fois», Le Devoir, 16 mai 2017

Plusieurs de nos membres signent le texte collectif «Quand la culture du viol s'immisce dans la salle d'accouchement», dans le Huffington Post Québec, 15 mai 2017

Martine Delvaux, professeure au Département d’études littéraires, est citée dans l’article «Maman, marâtre et belle-mère», La Presse +, 14 mai 2017

L’ouvrage de Christelle Lebreton, tiré de sa thèse de doctorat avec concentration en études féministes s’étant mérité un prix de l’IREF, fait l’objet de l’article «Étude sur l’adolescence lesbienne -- Ces jeunes filles qui se sentent « seules au monde », La Presse +, 13 mai 2017

Martine Delvaux, professeure au Département d’études littéraires, signe «Être une femme, une maladie préexistante?», dans Le Devoir, 11 mai 2017

Des échos du colloque de l’IREF à l’ACFAS dans l’article «Agressions sexuelles -- Obtenir justice à la Cour… des petites créances», dans lequel sont citées deux conférencières de la journée du 9 mai, Suzanne Zaccour et Sandrine Ricci, Le Devoir, 10 mai 2017

Yolande Cohen, professeure au Département d’histoire, co-signe «L’inéluctable montée de la droit»,  Le Devoir, 9 mai 2017

Chiara Piazzesi, professeure au Département de sociologie, est citée dans l’article «France – La différence d’âge qui dérange», La Presse +, 6 mai 2017

Michèle Charpentier, professeure à l’École de travail social, était à l’émission «L’heure du monde» de la Première chaîne d’Ici Radio-Canada, pour y commenter le bond de l’espérance de vie au Québec, 2 mai 2017

Francis Dupuis-Déri, professeur au Département de science politique, était invité à la radio suisse RTS pour y parler de son ouvrage «La peur du peuple», le 1er mai 2017

Sylvie Fortin, professeure au Département de danse, est citée dans l’article «Le corps dansant se porte mieux», Le Devoir, 29 avril 2017

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