• Identité visuelle de l’IREF 2022

Étiquette : études littéraires

Nouvelle publication dans les Cahiers de l’IREF, collection Agora, no.9

Mères et filles de soi(e): filiations tissées, nouées et rompues dans la littérature contemporaine transnationale

Mères et filles sont tour à tour araignées ou insectes piégés, souvent les deux en même temps. Leur corps-à-corps est une lutte, mais également une danse. Elles s’enlacent et se repoussent, sont en miroir et en décalage, entretiennent entre elles les soupçons et les malentendus sans toutefois se perdre de vue. Plusieurs des lectures présentées ici avancent d’ailleurs tout en nuance, préférant saisir ce qui, dans les relations maternelles, ne se réduit pas à des rôles assignés ni ne se simplifie à des tropes. Elles honorent les figures insaisissables que sont les mères et les filles, et invitent à prendre les choses en sens inverse, pour évoquer Chantal Chawaf qui trouve ancrage dans le texte de Maude Pilon.

Avec des textes de Jennifer Bélanger, Laurence Élément-Jomphe, Emanuella Feix, Sarah Hammoun, Manon Huberland, Cécile Huysman, Marie-Pier Lafontaine, Ophélie Langlois, Daphné Ouimet-Juteau, Maude Pilon et Lori Saint-Martin.

Table des matières:

Cliquez sur le titre d’un chapitre pour accéder au contenu complet.

Préface 
Introduction
Articles

Colloque «Alliances et communautés en fantasy et en science-fiction» (04-05-2022)

L’IREF est partenaire du colloque organisé par des membres étudiantes, Marion Gingras-Gagné – Université du Québec à Montréal (CRILCQ, IREF) et Pascale Laplante-Dubé – Université d’Artois (Textes et Cultures) / Université du Québec à Montréal (CRILCQ, IREF)

Ces alliances et communautés peuvent être entre individus des mêmes groupes ou pas, voire, considérant la diversité des espèces en imaginaire, de la même espèce ou pas. Dans la lignée du colloque fantasy et féminismes, ce second colloque se veut transdisciplinaire, transmédiatique et intersectionnel, de même que situé aux croisements entre la pratique d’écriture et la pratique politique, la recherche et la politique, la recherche et l’écriture.

Du 2 au 4 mai 2022 – Inscription et liens Zoom pour participer ici: https://forms.gle/aGgqVL9z9G4k5ed79

Cours de Lori Saint-Martin: «Romancières du XIXe siècle»

UQAM – Institut de recherche et d’études féministes (IREF)

Nouveau cours à contenu variable l’automne 2021 au 1er cycle en études littéraires et en études féministes

Professeure : Lori Saint-Martin

LIT361L – Romancières du XIXe siècle

DESCRIPTION

Analyser les œuvres de romancières principalement françaises et britanniques du XIXe siècle dans une perspective féministe en convoquant une double toile de fond : l’histoire sociopolitique de la France et de l’Angleterre (les mouvements sociaux, le statut des femmes, les luttes féministes) et les mouvements littéraires auxquels elles ont ont contribué. Se pencher sur certaines des questions qu’elles ont explorées : le mariage et l’amour comme destin à poursuivre ou à rejeter, le désir sexuel, la justice sociale (la vie des ouvriers, la redistribution des richesses), le colonialisme, le racisme et l’esclavage, la quête personnelle et artistique, l’accès au savoir et la contestation des rôles homme-femme, voire des frontières entre les sexes. S’interroger sur la réception de leurs œuvres et sur les conditions de leur consécration ou de leur effacement de l’histoire littéraire. Découvrir leurs œuvres pour mieux apprécier leur époque et leur modernité. Ce cours implique la lecture de longs romans.

  • Horaire du cours : lundi de 9h30 à 12h30 (du 7 septembre 2021 au 20 décembre 2021)
  • Inscription des personnes au certificat ou à la concentration de 1er cycle en études féministes : merci d’écrire à cert.etudes.feministes@uqam.ca en mentionnant votre CODE PERMANENT dans l’objet du message.
  • Pour les personnes en études littéraires : merci d’écrire à prog.bacc.etudeslitteraires@uqam.ca en mentionnant votre CODE PERMANENT dans l’objet du message.
  • Inscription des étudiant-e-s libres : dès le 7 juin 2021

Tremplin, no.6, 2014, «Chercher la rage. Colères et excès narratifs chez trois romancières africaines-américaines»

Par Ariane Gibeau. Cahiers de l’IREF, Collection Tremplin, No. 6, 97 pages, 2014

La présente étude s’intéresse aux représentations de la colère dans la littérature des femmes africaines-américaines du 20e siècle. Elle cherche à comprendre de quelles manières cette émotion taboue et honteuse investit Passing de Nella Larsen, Sula de Toni Morrison et Push de Sapphire, trois œuvres écrites à différentes époques-clés de l’histoire littéraire noire états-unienne au féminin (les années 1920 et la Renaissance de Harlem; les années 1970 et l’émergence du féminisme noir et de sa critique littéraire; les années 1990 et la consécration institutionnelle des black women’s studies). Il s’agit de voir comment, dans ces romans où prédominent des enjeux liés aux oppressions de sexe, de race et de classe, la colère joue le rôle de moteur textuel, d’émotion-source : elle dirige les actions et propos des personnages, dirige les intrigues, dirige l’écriture. Elle semble ainsi constituer une impulsion, un paradigme traversant la tradition littéraire féministe noire. L’étude d’un corpus diachronique permet d’entrevoir une évolution singulière : le passage d’une colère nommée et thématisée à une colère-discours.

La colère constituant une émotion du désordre et du spectaculaire, j’analyse les stratégies narratives qui permettent de faire surgir l’excès et le théâtral dans les œuvres à l’étude. Ma réflexion se décline en quatre temps. Je me penche dans un premier chapitre sur les articulations entre rapports d’oppression et colère. J’interroge les liens entre sexe et colère, puis entre race et colère, pour enfin présenter les fondements théoriques du féminisme noir et les écrits de féministes noires sur la question. Les trois autres chapitres sont consacrés aux romans analysés : le deuxième traite de Passing et de la colère qui prend possession de l’intrigue grâce à quelques stratégies du double; le troisième montre que la colère, dans Sula, se manifeste selon deux mouvements simultanés (une transmission entre plusieurs générations de personnages et un détournement dans la narration) et par le recours à la métaphore du feu; le quatrième s’intéresse à Push et à son esthétique de l’excès, laquelle imprègne à la fois les corps des protagonistes et la narration.

Cette publication est disponible en libre accès

Agora, no.8, 2017, «Féminismes, sexualités, libertés»

Sous la direction de Lori Saint-Martin, Thérèse St-Gelais et Caroline Désy, Cahiers de l’IREF, collection Agora, no 8, 2017, 69 pages.

De l’ensemble des textes réunis ici, où sont convoqués tour à tour le politique, les médias, la fiction, le théâtre et le cinéma, ressortent deux principaux fils conducteurs. D’une part, les questions de privilèges hétérosexuels, de « race » ou de classe, inséparables d’enjeux de pouvoir et de violence qui traversent presque toutes les études. D’autre part, les écueils, les défis et l’immense part de créativité liés à un désir de renouveler les représentations dominantes en montrant le plaisir et le désir au féminin pour un public lui aussi féminin (ou encore, mais les textes publiés ici l’envisagent relativement peu, relevant d’une minorité de genre). Les nombreuses controverses, contradictions et ambiguïtés relevées au fil des textes illustrent autant l’emprise des pratiques et représentations patriarcales que le riche potentiel de résistance des pratiques militantes et artistiques féministes, à condition de combattre sans cesse les nouvelles exclusions et réductions au silence.

Avec des textes de : Wendy Delorme, Isabelle Boisclair, Nicole Côté, Marie-Claude Garneau, Polly Galis, Julie Beaulieu et Élisabeth Mercier. Précédés d’une présentation de Lori Saint-Martin, Caroline Désy et Thérèse St-Gelais.

Cette publication est disponible en libre accès, en version web.

Agora, no.6, 2014, «Filiations du féminin»

Sous la direction de Lori Saint-Martin et Ariane Gibeau, Les Cahiers de l’IREF, collection Agora, no 6, 100 pages.

Disparues sous le nom du mari dans les arbres généalogiques, exclues traditionnellement de la transmission du patrimoine et, partant, des réélaborations littéraires de cette grande question, tenues à distance des débats sociaux, marginalisées ou effacées de l’histoire littéraire, les femmes souffrent d’une filiation au pire absente, au mieux trouée. Si les créateurs ont cru, selon Harold Bloom, avoir trop de pères littéraires, figures puissantes contre lesquelles il leur fallait s’insurger, les créatrices, elles, ont manqué cruellement de mères. Voilà pourquoi la filiation, si elle touche tous les êtres, est aussi une brûlante question féministe.

À l’heure où les fondatrices des études féministes universitaires arrivent à l’âge de la retraite après avoir créé des infrastructures (cours, programmes, réseaux et instituts) visant à légitimer et pérenniser ce domaine d’études, où de jeunes chercheuses ouvrent des directions nouvelles, qu’en est-il des filiations du féminin en littérature? Comment les femmes d’hier et d’aujourd’hui ont-elles pensé ces filiations, autant les liens de sang que ceux qui ont transité par la pensée et l’écriture? Ces rapports les ont-elles freinées, fortifiées, ont-ils inspiré leur créativité, infléchi leur voix, déterminé la forme de leurs écrits? Voilà la question autour de laquelle s’articule le présent livre. Les textes réunis ici revisitent, sous un angle féministe, des filiations tant familiales (avec la mère, les sœurs, les frères) qu’intellectuelles (rapports entre créatrices d’époques différentes). En posant leur regard sur des œuvres littéraires et des pratiques culturelles issues d’époques et de pays différents, ils interrogent la filiation comme art de s’affirmer libre, mais aussi liée aux autres.

Avec des textes d’Adeline Caute, Ariane Gibeau, Jessica Hamel-Akré, Marie-Noëlle Huet, Lucie Joubert, Lori Saint-Martin, Chantal Savoie et Patricia Smart.

Cette publication est disponible en libre accès

Institut de recherches et d’études féministes

Créé en 1990, l’Institut de recherches et d’études féministes a pour mission de promouvoir et de développer la formation et la recherche féministes dans une perspective interdisciplinaire. Il constitue un regroupement de plus de 660 membres professeur·e·s, chercheur·e·s, chargé·e·s de cours, professionnel·le·s, étudiant·e·s de l’UQAM, ainsi que des professeur·e·s et des membres associé·e·s.

Coordonnées

Institut de recherches et d’études féministes
Local VA-2200
210, rue Sainte-Catherine Est
Montréal (Québec) H2X 1L1