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Étiquette : Histoire de l'art

Visite guidée de la commissaire, Thérèse St-Gelais, de l’exposition queer «Outre» de SMITH (aura lieu 01-02-2024)

Thérèse St-Gelais, professeure au Département d'histoire de l'art, membre de l’IREF, organise une visite commentée de l'exposition dont elle est la commissaire : Outre de SMITH présentée à VOX, Centre de l'image contemporaine.

Chez SMITH, il n’y a pas de place pour l’assignation et la stabilité. C’est à la fabulation que l’artiste laisse toute la latitude nécessaire pour inventer des récits et proposer des mutations qui déstabilisent notre mode de pensée en le téléportant vers de nouveaux imaginaires.

Difficile de mettre en mots l’indécidable de l’identité, mais aussi la performance d’un « outre-genre » qui prend ses distances avec la conformité. Chez SMITH, l’intelligible se loge dorénavant dans la porosité des frontières et la transition perpétuelle, que Paul B. Preciado appelle de ses vœux. Lire plus !

C’est gratuit, mais Il faut s'inscrire : https://uqam-ca.libcal.com/event/3782018

Date: 1er février 2024 de 16h00 à 17h00

Suivez les événements de l’IREF ici : https://iref.uqam.ca/babillard/calendrier/

48 000 inscriptions à «Elles font l’art», un cours en ligne (MOOC)

Le cours en ligne «Elles font l’art» a atteint 48 000 inscriptions depuis son lancement, il y a un an. Il restera en ligne jusqu'au 31 oct. 2022

Il s'agit d'un cours wn ligne gratuit et ouvert à tous.tes (MOOC) proposé sur la plateforme FUN (France Université Numérique) par le centre Pompidou, en partenariat avec l'Université de Paris Lumières et l'UQAM. La directrice de l'IREF, Thérèse St-Gelais, a activement participé à ce projet. https://www.fun-mooc.fr/en/cours/mooc-elles-font-lart/

Lancé en janvier 2021 par le Centre Pompidou, le MOOC «Elles font l’art». est consacré aux femmes artistes de 1900 à nos jours. Plasticiennes, peintres, photographes, vidéastes ou performeuses de toutes nationalités, elles ont fait ou font encore l’art des 20e et 21e siècles. À travers un parcours chronologique, découvrez une autre histoire de l’art moderne et contemporain dédiée aux créatrices.

Thérèse St-Gelais, professeure au Département d’histoire de l’art et directrice de l’IREF, est interviewée au sujet du MOOC:

Centre Pompidou MOOC janvier 2021 Elles font l’art. UQAM. IREF. Histoire de l'art Thérèse St-Gelais
Centre Pompidou MOOC janvier 2021 Elles font l’art. UQAM. IREF. Histoire de l'art Thérèse St-Gelais

Tremplin, no.8, 2016, «Représentation du BDSM lesbien en art contemporain: genre et sexualités féministes queer chez Catherine Opie, Del LaGrace Volcano et Tejal Shah»

Par Sabrina Maiorano. Cahiers de l’IREF, collection Tremplin, no 8, 2016, 86 pages.

Bien que marginal, le BDSM (bondage/discipline, domination/soumission, sadomasochisme) constitue un thème artistique et politique récurrent dans l’histoire lesbienne. Dès les années ’80, on voit apparaître aux États-Unis une militance féministe lesbienne pro-BDSM sur le plan théorique, militant et culturel. Considérant l’invisibilisation historique des lesbiennes au sein de l’histoire de l’art et de l’histoire de l’art féministe, que peut signifier une telle représentation de la part de celles-ci, alors que leur corps et leur sexualité font régulièrement l’objet de violences lesbophobes dans l’espace public et dans le champ de la culture visuelle dominante ? L’analyse s’appuie sur trois œuvres charnières : Catherine Opie, Self-Portrait/Pervert, 1994 ; Del LaGrace Volcano, Untitled, 1988 ; Tejal Shah, Déjeuner sur l’herbe, 2008.

Les résultats donnent à voir que la représentation du BDSM lesbien en art contemporain se décline sous trois cas de figures : l’autoportrait, l’œuvre à caractère pornographique et la satire féministe. L’objectivation et l’auto-objectivation sexuelle constituent chez les artistes étudiées les principales stratégies de représentation par lesquelles elles cherchent à légitimer les corps et à réclamer une reconnaissance de cette sexualité extrême qui recèle un potentiel politique sur le plan individuel et collectif. L’identité lesbienne ainsi déployée vient ébranler les canons de la féminité et de la sexualité hétéronormative en histoire de l’art.

Sabrina Maiorano est bachelière et maîtresse ès arts en sexologie, en plus d’avoir complété une maîtrise en histoire de l’art avec concentration en études féministes (2015). Elle travaille comme adjointe de recherche pour le projet «Pornographie critique, féministe, queer et post-pornographie : contours d’une pratique émergente» sous la direction de Julie Lavigne.

Cette publication est disponible en libre accès

Tremplin, no.4, 2013, «Où en sommes-nous avec l'art féministe? La Centrale Galerie Powerhouse (1973-1978 et 2007-2010)»

Par Kim Rondeau. Cahier de l'IREF, Collection Tremplin, No. 4, 90 pages, 2013

Au cours des 10 dernières années, de nombreux évènements en arts visuels se sont penchés sur la question du féminisme, malgré l'annonce de la mort de ce courant politique par plusieurs discours populaires. Effectivement, l'avènement des champs d'études queer et postcoloniales, à la fin de la décennie 1980, reconceptualise et complexifie le sujet du féminisme, la femme. Les fondements de l'identité femme, la fixité de cette catégorie, se voient maintenant interrogés. De ce fait, les prémisses mises de l'avant par les féministes des années 1970, moment fort du mouvement de libération des femmes, se verront critiquées.

Dans un tel contexte, nous souhaitons questionner l'art féministe actuel et voir comment il se manifeste. Plus spécifiquement, nous analysons de quelle façon il diffère des pratiques féministes inaugurées dans la décennie 1970. C'est sur cette problématique que s'attarde cette recherche prenant pour corpus d'étude les expositions présentées, de 1973 à 1978 et de 2007 à 2010, au centre d'artistes féministe montréalais La Centrale Galerie Powerhouse. Ce lieu de diffusion, fondé par des femmes désirant avoir un endroit pour exposer leur art à un moment où elles étaient exclues des institutions, est un témoin privilégié des relations qu'entretiennent le discours artistique et les théories féministes. La Centrale Powerhouse a d'ailleurs modifié son mandat en 2008 dans le but de demeurer pertinent face aux changements ayant lieu au sein du courant féministe. À travers notre étude comparative de la programmation du centre d'artistes ainsi qu'une lecture féministe de ces œuvres, nous voulons démontrer que des démarches politisées, enrichies par de nouvelles préoccupations queer et postcoloniales, demeurent possibles.

Cette publication est disponible en libre accès

Institut de recherches et d'études féministes

Créé en 1990, l’Institut de recherches et d’études féministes a pour mission de promouvoir et de développer la formation et la recherche féministes dans une perspective interdisciplinaire. Il constitue un regroupement de plus de 700 membres professeur·e·s, chercheur·e·s, chargé·e·s de cours, professionnel·le·s, étudiant·e·s de l’UQAM, ainsi que des membres associé·e·s.

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Institut de recherches et d’études féministes
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400, rue Sainte-Catherine Est
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