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Le livre «Le boys club» remporte le Grand Prix du livre de Montréal

L’essai de notre membre professeure à l'IREF, Martine Delvaux,  publié aux Éditions du remue-ménage remporte le Grand Prix du livre de Montréal qui vise à promouvoir l'excellence en création littéraire et à souligner le dynamisme du milieu montréalais de l'édition. Toutes nos félicitations à Martine et aux Éditions du remue-ménage!

Le boys club: «Ils sont tournés les uns vers les autres. Ils s'observent et s'écoutent. Ils s'échangent des idées, des armes, de l'argent ou des femmes. Dans cet univers clos réservé aux hommes, le pouvoir se relaie et se perpétue à la façon d'une chorégraphie mortifère. Le boys club n'est pas une institution du passé. Il est bien vivant, tentaculaire: État, Église, armée, université, fraternités, firmes… et la liste s'allonge.

À la manière d'une chasse à l'image, c'est dans les représentations au cinéma et à la télévision que Martine Delvaux le traque. Véritable plongée en eaux noires, ce livre nous invite à considérer l'entre-soi des hommes comme un phénomène régressif. Un dispositif à profaner, déconstruire, refuser, parce que nos vies comptent(Source: les Éditions du remue-ménage)

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Line Chamberland, membre professeure de l'IREF, a été honorée par le réseau UQ avec le Prix d’excellence du partenariat

Félicitations à Line Chamberland, membre professeure, qui a été honorée par le réseau UQ.

"Pionnière dans le domaine des études sur la diversité sexuelle, Line Chamberland se distingue par la valeur des connaissances produites en étroite collaboration avec ses nombreux partenaires. Reconnus pour leur pertinence sociale, leur rigueur et leur qualité scientifique, ses travaux ont généré des retombées concrètes et contribué à lever des obstacles à la pleine inclusion des personnes issues des minorités sexuelles et de genre.

La professeure est titulaire de la Chaire partenariale de recherche sur l’homophobie. Lors de sa création, en 2011, cette chaire était la première du genre au Canada et la seconde en Amérique du Nord, après celle de l'Université Harvard. Incubateur de projets et d’initiatives sur la diversité sexuelle et de genre, la chaire a contribué au développement d’outils de sensibilisation, de programmes d’intervention, de formations spécialisées et de stratégies d’action permettant de combattre les préjugés, d’enrayer la violence homophobe et transphobe, de promouvoir l’égalité des droits et de favoriser le mieux-être des personnes des minorités sexuelles et de genre."

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Véronique Leduc, membre professeure de l'IREF, reçoit la médaille du service méritoire de la Gouverneure générale du Canada

Félicitations à Véronique Leduc, professeure au Département de communication sociale et publique, pour l’octroi de la médaille du service méritoire de la Gouverneure générale du Canada !

« Cette distinction honorifique, parmi les plus hautes au pays, lui a été remise par la Gouverneure générale du Canada, Julie Payette, pour son implication qui vise à briser les barrières de l’exclusion sociale et à renforcer l’accessibilité aux études supérieures et à la culture pour les personnes sourdes et malentendantes. »

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Lyne Kurtzman, membre professionnelle de l'IREF, est honorée par le Fonds de recherche du Québec - Société et culture

Félicitations à Lyne Kurtzman, agente de développement au Service aux collectivités et membre professionnelle de l'IREF, qui a reçu le Prix d’excellence des professionnels et professionnelles de recherche pour l’année 2020 du FRQSC.

«De 2000 à 2010, «prêtée» par le SAC, la professionnelle se retrouve à l’Institut de recherches et d’études féministes (IREF) de l’UQAM. Elle y occupe le poste de coordonnatrice générale de l’Alliance de recherche IREF/Relais-femmes (ARIR), consacrée au transfert et à la valorisation des connaissances dans les milieux universitaire et communautaire. «J’étais en terrain connu, observe-t-elle, car l’approche de l’Alliance était directement inspirée de celle du SAC.» L’IREF lui confie également le poste de responsable de la recherche. «Jusque-là, l’Institut avait surtout axé son développement sur la formation en études féministes et souhaitait donner une nouvelle impulsion aux activités de recherche.»

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Tremplin, no.9, 2017, «Empowerment et rapports sociaux dans les projets de développement de coopératives: le cas de Ricomida en Bolivie»

Par Marie-Hélène Lajoie. Cahiers de l’IREF, collection Tremplin, no 9, 2017, 68 pages.

L'empowerment des femmes est devenu un terme omniprésent dans le domaine du développement depuis les années 1990. Face à la dépolitisation de la notion depuis sa cooptation dans le paradigme dominant du développement, il importe de remettre à l’ordre du jour la définition féministe radicale de l'empowerment, qui met l'accent sur la remise en question des rapports sociaux de domination. Puisque les projets d'économie sociale, tels que les coopératives féminines, en sont un type souvent implanté en vue de favoriser le renforcement du pouvoir des femmes, cette recherche tente de comprendre la portée des projets de coopératives à favoriser l'empowerment collectif des femmes.

L’étude de la coopérative Ricomida nous permet de comprendre les facteurs institutionnels et structurels qui l'influencent. L'analyse de la consubstantialité des rapports sociaux de sexe, de race et de classe vécus par les membres de Ricomida nous éclaire sur la manière dont fonctionne l'empowerment des femmes de la coopérative. L'imbrication particulière de ces rapports sociaux, de même que la manière dont le projet est conçu et évalué, favorisent plutôt les aspects individuels de l'empowerment des femmes de Ricomida. Les aspects collectifs du renforcement du pouvoir des femmes semblent toutefois se confronter à un ensemble d'obstacles.

Marie-Hélène Lajoie est détentrice d’une maîtrise en sciences politiques avec une concentration en études féministes de l’Université du Québec à Montréal (2015). Elle s’intéresse particulièrement à la solidarité internationale et aux mouvements de femmes latino-américains. Elle travaille actuellement en développement international en tant que conseillère volontaire en égalité entre les femmes et les hommes.

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Tremplin, no.8, 2016, «Représentation du BDSM lesbien en art contemporain: genre et sexualités féministes queer chez Catherine Opie, Del LaGrace Volcano et Tejal Shah»

Par Sabrina Maiorano. Cahiers de l’IREF, collection Tremplin, no 8, 2016, 86 pages.

Bien que marginal, le BDSM (bondage/discipline, domination/soumission, sadomasochisme) constitue un thème artistique et politique récurrent dans l’histoire lesbienne. Dès les années ’80, on voit apparaître aux États-Unis une militance féministe lesbienne pro-BDSM sur le plan théorique, militant et culturel. Considérant l’invisibilisation historique des lesbiennes au sein de l’histoire de l’art et de l’histoire de l’art féministe, que peut signifier une telle représentation de la part de celles-ci, alors que leur corps et leur sexualité font régulièrement l’objet de violences lesbophobes dans l’espace public et dans le champ de la culture visuelle dominante ? L’analyse s’appuie sur trois œuvres charnières : Catherine Opie, Self-Portrait/Pervert, 1994 ; Del LaGrace Volcano, Untitled, 1988 ; Tejal Shah, Déjeuner sur l’herbe, 2008.

Les résultats donnent à voir que la représentation du BDSM lesbien en art contemporain se décline sous trois cas de figures : l’autoportrait, l’œuvre à caractère pornographique et la satire féministe. L’objectivation et l’auto-objectivation sexuelle constituent chez les artistes étudiées les principales stratégies de représentation par lesquelles elles cherchent à légitimer les corps et à réclamer une reconnaissance de cette sexualité extrême qui recèle un potentiel politique sur le plan individuel et collectif. L’identité lesbienne ainsi déployée vient ébranler les canons de la féminité et de la sexualité hétéronormative en histoire de l’art.

Sabrina Maiorano est bachelière et maîtresse ès arts en sexologie, en plus d’avoir complété une maîtrise en histoire de l’art avec concentration en études féministes (2015). Elle travaille comme adjointe de recherche pour le projet «Pornographie critique, féministe, queer et post-pornographie : contours d’une pratique émergente» sous la direction de Julie Lavigne.

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Tremplin, no.7, 2016, «Lutter, appartenir, devenir. Les dynamiques d’engagement syndical des femmes immigrantes dans l’hôtellerie au Québec»

Par Martine Joyal. Cahiers de l’IREF, collection Tremplin, no 7, 2016, 75 pages.

Cette recherche se penche sur un phénomène très peu abordé dans la recherche sociale au Québec, soit la participation syndicale de femmes immigrantes. Elle vise à mieux comprendre le sens que des femmes immigrantes travaillant dans le secteur de l’hôtellerie donnent à leur expérience d’engagement syndical au Québec, en explorant le « comment » et le « pourquoi » de cet engagement.

Il s’agit d’une recherche qualitative menée dans une perspective féministe, clinique et interculturelle, au cours de laquelle cinq déléguées syndicales aux parcours et profils diversifiés ont été rencontrées, dans le cadre d’entretiens menés selon la méthode du récit de vie.

Trois propositions plus spécifiques se dégagent de ce constat global. L’engagement syndical est tout d’abord compris comme une stratégie de résistance pour lutter contre les injustices en milieu de travail et comme une source d’émancipation au plan individuel et collectif. Puis, l’engagement syndical est vu comme une forme d’expression de soi, qui permet aux femmes de se construire comme personne et comme sujet, et d’affirmer leur individualité et leur capacité d’agir. Enfin, l’engagement syndical est perçu comme un espace de citoyenneté favorisant l’exercice de droits et le lien d’appartenance à une communauté politique, tout en représentant une forme de participation sociale.

Martine Joyal est détentrice d’une maîtrise en travail social de l’Université du Québec à Montréal avec concentration en études féministes (2014). Elle possède une expérience professionnelle de plus de 20 ans dans différents champs de l’action collective, dont la solidarité internationale, l’action syndicale et la défense des droits. Elle est maintenant organisatrice communautaire dans le réseau de la santé.

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Tremplin, no.6, 2014, «Chercher la rage. Colères et excès narratifs chez trois romancières africaines-américaines»

Par Ariane Gibeau. Cahiers de l'IREF, Collection Tremplin, No. 6, 97 pages, 2014

La présente étude s'intéresse aux représentations de la colère dans la littérature des femmes africaines-américaines du 20e siècle. Elle cherche à comprendre de quelles manières cette émotion taboue et honteuse investit Passing de Nella Larsen, Sula de Toni Morrison et Push de Sapphire, trois œuvres écrites à différentes époques-clés de l'histoire littéraire noire états-unienne au féminin (les années 1920 et la Renaissance de Harlem; les années 1970 et l'émergence du féminisme noir et de sa critique littéraire; les années 1990 et la consécration institutionnelle des black women's studies). Il s'agit de voir comment, dans ces romans où prédominent des enjeux liés aux oppressions de sexe, de race et de classe, la colère joue le rôle de moteur textuel, d'émotion-source : elle dirige les actions et propos des personnages, dirige les intrigues, dirige l'écriture. Elle semble ainsi constituer une impulsion, un paradigme traversant la tradition littéraire féministe noire. L'étude d'un corpus diachronique permet d'entrevoir une évolution singulière : le passage d'une colère nommée et thématisée à une colère-discours.

La colère constituant une émotion du désordre et du spectaculaire, j'analyse les stratégies narratives qui permettent de faire surgir l'excès et le théâtral dans les œuvres à l'étude. Ma réflexion se décline en quatre temps. Je me penche dans un premier chapitre sur les articulations entre rapports d'oppression et colère. J'interroge les liens entre sexe et colère, puis entre race et colère, pour enfin présenter les fondements théoriques du féminisme noir et les écrits de féministes noires sur la question. Les trois autres chapitres sont consacrés aux romans analysés : le deuxième traite de Passing et de la colère qui prend possession de l'intrigue grâce à quelques stratégies du double; le troisième montre que la colère, dans Sula, se manifeste selon deux mouvements simultanés (une transmission entre plusieurs générations de personnages et un détournement dans la narration) et par le recours à la métaphore du feu; le quatrième s'intéresse à Push et à son esthétique de l'excès, laquelle imprègne à la fois les corps des protagonistes et la narration.

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Tremplin, no.5, 2014, «Le mouvement trans au Québec. Dynamique d'une militance émergente»

Par Mickael Chacha Enriquez. Cahier de l'IREF, Collection Tremplin, No. 5, 132 pages, 2014

Tout comme aux États-Unis et en France, la militance trans est en plein essor au Québec depuis ces vingt dernières années. Cela se voit par la création ou l'expansion d'organismes trans et le développement de projets trans au sein d'organismes de santé ou d'organismes LGBTQ (lesbiens, gais, bis, trans, queers).

En prenant appui à la fois sur des concepts de la sociologie des mouvements sociaux et des concepts issus des études féministes et des études trans, cette recherche a pour objectif d'explorer les dynamiques d'émergence du mouvement trans au Québec. Douze entrevues semi-structurées ont été réalisées en 2010 avec des militants-es trans appartenant à trois générations. Trois axes d'analyse ont été privilégiés : 1. les dynamiques de la militance trans ; 2. les sens que les militants-es donnent à leurs actions ; 3. les liens entre cette militance et d'autres militances.

Cette recherche démontre qu'il y a bien un mouvement trans émergent au Québec. Celui-ci a acquis une dimension collective à travers la création d'une identité trans et la formation d'une communauté trans, deux éléments constitués de façon dynamique et traversés par des tensions. Le mouvement trans revêt également une dimension confl ictuelle et s'oriente vers le changement social en combattant le cissexisme et en remettant en cause les normes de genre, de sexe et de sexualité. Enfi n, le mouvement trans a mis en place des alliances avec le mouvement gai et lesbien, le mouvement queer, le mouvement féministe et les luttes d'autres populations marginalisées.

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Institut de recherches et d'études féministes

Créé en 1990, l’Institut de recherches et d’études féministes a pour mission de promouvoir et de développer la formation et la recherche féministes dans une perspective interdisciplinaire. Il constitue un regroupement de plus de 700 membres professeur·e·s, chercheur·e·s, chargé·e·s de cours, professionnel·le·s, étudiant·e·s de l’UQAM, ainsi que des membres associé·e·s.

Coordonnées

Institut de recherches et d’études féministes
Université du Québec à Montréal
400, rue Sainte-Catherine Est
Montréal (Québec) H2L 2C5