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Étiquette : publication

Publication du rapport d'activités 2025-2026 «Héritage et avenir: 35 ans de transmissions féministes»

Sous le thème de l'héritage et de l'avenir : 35 ans de transmissions féministes, l'équipe des travailleuses de l'IREF a présenté son bilan des activités de 2025-2026 au Conseil de l'IREF, il a été adopté le lundi 28 septembre 2026 (RÉSOLUTION : C-IREF-2026-09-379)

Rapport d’activités de l’IREF 2025-2026

Il a également été présenté à l'assemblée générale annuelle des membres de l'IREF, le 18 sept. 2026.

Vous pouvez aussi consulter le résumé du rapport 2025-2026 : Présentation PPT AGA

Appel PréfiX - Revisiter «Espaces et temps de la maternité» de Descarries et Corbeil, 2002 (résumé: 15 oct. 2026)

Près de 25 ans plus tard: revisiter les thèmes de l’ouvrage de Francine Descarries et Christine Corbeil

En 2002, Francine Descarries publiait avec sa collègue Christine Corbeil l’ouvrage collectif intitulé Espaces et temps de la maternité. Près de 25 ans plus tard, pour honorer la mémoire de cette grande figure de la recherche féministe au Québec, nous proposons un numéro qui revisite les principaux thèmes explorés dans ce livre à partir de recherches et d’analyses contemporaines liées à la maternité. Déjà, dans cet ouvrage de référence, l’objectif était de « traduire, sous différentes thématiques, la diversité et la complexité des vécus maternels, et leurs enjeux spécifiques » (Descarries et Corbeil, 2002 : 16). La maternité y était mise en débats. Descarries et Corbeil s’interrogeant sur les manières de « tenir compte de l’attachement des femmes à la maternité tout en évitant de souscrire à une propagande nataliste ou familialiste » et sur les façons de « s’intéresser aux spécificités de l’expérience maternelles et paternelles sans réifier la différence et recourir à des interprétations essentialistes et culturalistes » (p.16).  Tant la maternité dans toutes ses formes que la « non-maternité comme choix légitime pour les femmes » sont abordés. Présenté comme « une occasion de consolidation d’espace conceptuel féministe sur la maternité et la famille », l’ouvrage propose des réflexions sur des thèmes aussi variés que la lutte en faveur du droit à l’avortement (Louise Desmarais), l’imposition de la notion de « désir d’enfant » (Christine Delphy), les mots pour désigner la spécificité des familles homoparentales (Nathalie Ricard) et la précarité maternelle comme déterminant social de la santé (Maria De Koninck).

Les contributions attendues devront s’inscrire dans l’un ou l’autre des quatre grands axes qui structuraient l’ouvrage Espaces et temps de la maternité, soit :

  • « La construction sociale de la maternité »
  • « Les maternités plurielles »
  • « Les questions de santé et de reproduction »
  • « Le projet familial et les rapports sociaux »

L’objectif est d’en proposer une relecture à partir des réalités, débats et enjeux contemporains.

Sous l’angle de la construction sociale de la maternité, les propositions pourront notamment interroger les transformations récentes des normes, représentations et prescriptions entourant la maternité et la parentalité. Les auteur·ices pourront, par exemple, s’intéresser aux cultures parentales contemporaines et à l’évolution historique des savoirs experts qui encadrent les pratiques parentales, aux nouvelles injonctions adressées aux mères, ou encore aux tensions qui traversent aujourd’hui les catégories de « femme », de « mère » et de « parentalité » dans des contextes marqués par la reconnaissance croissante de la diversité et des identités de genre.

L’axe portant sur les maternités plurielles pourra accueillir des travaux consacrés à la diversité des expériences maternelles et parentales ainsi qu’aux nouvelles formes de non-maternité. Les contributions pourront notamment explorer la manière dont les expériences de la maternité, de la parentalité ou de la non-parentalité se déploient dans des contextes sociaux, culturels, économiques et familiaux diversifiés. Les réflexions portant sur les choix reproductifs dans un contexte de crises environnementales, climatiques ou géopolitiques, sur les effets de l’éco-anxiété sur les projets parentaux, ou encore sur les transformations contemporaines des significations associées au désir d’enfant, à la maternité et à la non-maternité constituent quelques exemples de thématiques susceptibles d’y trouver leur place

Dans le domaine de la santé et de la reproduction, les propositions pourront explorer les transformations contemporaines des savoirs, pratiques et technologies touchant la reproduction, la grossesse, l’accouchement, la contraception, la santé menstruelle, la santé maternelle et la justice reproductive. Les recherches portant sur les inégalités sociales de santé, les rapports entre santé, reproduction et biomédecine, l’accès aux soins, les parcours de fertilité et d’infertilité, la conservation de la fertilité, les inégalités d’accès aux traitements de procréation assistée, les enjeux entourant la gestation pour autrui ou encore les dimensions éthiques, sociales et politiques des choix reproductifs sont particulièrement bienvenues.

Enfin, l’axe consacré au projet familial et aux rapports sociaux pourra donner lieu à des analyses des transformations contemporaines des rapports entre famille, travail et citoyenneté. Les recherches portant sur les politiques familiales, « l’articulation famille/travail » (Descarries et Corbeil, 2002), le travail domestique, la « charge mentale » (Haicault, 2020), les conditions de travail des parents, les approches développées en ergonomie ou en santé au travail, les violences conjugales/familiales, la coercition reproductive, la socialisation genrée des enfants ou encore les effets différenciés des rapports sociaux – comme la racialisation, le capacitisme, le (cis)sexisme – sur les expériences parentales, s’inscrivent pleinement dans cette perspective. Les analyses sur l’utilisation de la maternité à des fins de mobilisations collectives tant progressistes que réactionnaires sont aussi les bienvenues.

Les exemples présentés dans chacun des axes ont une valeur illustrative et non limitative. Nous souhaitons accueillir des contributions basées sur un corpus originales et contemporaines (textes, matériaux visuels, entretiens, etc.) qui contribuent à renouveler les connaissances féministes sur la maternité, la parentalité et la famille, tout en poursuivant le dialogue critique amorcé par Francine Descarries et Christine Corbeil dans Espaces et temps de la maternité. 

Numéro dirigé par Mélissa Blais, Isabelle Courcy, Catherine Des Rivières-Pigeon

Calendrier de travail :

15 octobre 2026 – Date limite des propositions comprenant un résumé de 400 mots et une notice biographique.  Formulaire de dépôt

19 octobre 2026 – Sélection des propositions et décisions aux personnes autrices

29 janvier 2027 – Date limite de dépôt des textes finaux dans OJS (8 000 mots maximum)

De février à mars 2027 – Révision des textes

Fin avril 2027 – Remise des versions finales :  

De mai à juin 2027 – Deuxième ronde de révision, si nécessaire

De juillet à septembre 2027 – éditions des textes

Octobre 2027 – Mise en ligne et lancement du numéro  

Protocoles et Politiques éditoriales de la revue PréfiX

PréfiX: publications en recherches et études féministes à l’UQAM pour toustes

L’IREF travaille à la mise en place d’une plateforme de recherches en études féministes inter et multidisciplinaire – nommée PréfiX.

PréfiX est une revue scientifique en ligne avec des numéros classiques et des sections ouvertes aux publications et productions de tous les membres, chercheur·e·s et créateur·e·s chevronné·e·s et émergeant·e·s.

Le premier numéro de PréfiX s’intitule « Pour une diversification des voix féministes dans l’enseignement francophone : traduction de textes théoriques à des fins pédagogiques » et comprend plusieurs textes fondateurs en études féministes écrits par des personnes historiquement marginalisées. L’objectif est de valoriser la diffusion de textes encore peu lus et étudiés dans la recherche en langue française. Il comprend des textes traduits de l’espagnol et de l’anglais de : Sœur Juana Inés de la Cruz; Maria Stewart; George Eliot; Ida B. Wells; Virginia Bolten; Marlene Dixon, Nada Elia et Jack Halberstam.

Le numéro est ouvert pour accueillir des nouvelles propositions de traductions. Il est dirigé par Ariane Gibeau et Rosemarie Fournier Guillemette, toutes deux diplômées au doctorat en études littéraires à l’UQAM avec une Concentration en études féministes et chargées de cours en études féministes.

Avec cette interface web, nous allons encore plus loin dans le rayonnement des études féministes à l’UQAM en permettant, en un seul lieu et avec une indexation des contenus, la publication de différentes productions : numéros thématiques, billets de blogue, articles scientifiques révisés par les pairs, texte d’opinions, comptes-rendus critiques, balados, travaux de fin de session, versions révisées ou résumés des mémoires et des thèses en études féministes, capsules vidéos, Zines, Fanzines, et autres outils destinés à la recherche en études féministes.

Nous remercions chaleureusement Cynthia Lisée, bibliothécaire à l’UQAM, pour son expertise des éditions savantes à l’UQAM et Jonathan Laporte, bibliothécaire à l’UQAM pour son travail de configuration de la plateforme.

L’équipe de PréfiX. Lire l'article du dévoilement de la plateforme dans Actualités UQAM.

Appel pour PréfiX - Femmes racisées, immigration et instabilité institutionnelle au Québec (02-07-2026)

L’IREF travaille à la mise en place d’une plateforme de recherches en études féministes inter et multidisciplinaire – nommée PréfiX.

PréfiX est une revue scientifique en ligne avec des numéros classiques et des sections ouvertes aux publications et productions de tous les membres, chercheur·e·s et créateur·e·s chevronné·e·s et émergeant·e·s.

Titre du numéro - Femmes racisées, immigration et instabilité institutionnelle au Québec : expériences vécues, trajectoires et analyses critiques

Les propositions pourront notamment explorer : 

  • les effets genrés et racialisés de l’instabilité des politiques migratoires au Québec et au Canada ; 
  •  les formes contemporaines de précarité statutaire et de dépendance institutionnelle ; 
  •  les rapports entre femmes racisées, travail migrant et exploitation dans une perspective de division sexuelle et racialisée du travail ; 
  •  la précarité académique, la mobilité étudiante contrainte et la hiérarchisation des savoirs ; 
  •  les enjeux de santé mentale, d’affectivité et d’épuisement institutionnel liés à la violence administrative ; 
  •  les discours publics sur l’immigration, les théories de l’exclusion et leurs effets performatifs ; 
  •  les récits de vécu, auto-ethnographies, ethnographies institutionnelles et analyses discursives comme outils critiques ; 
  •  les pratiques de résistance, de solidarité et d’organisation féministe face aux régimes contemporains de gouvernance migratoire. 

L’appel est ouvert à des contributions interdisciplinaires mobilisant des approches issues des études féministes, des études migratoires, de la sociologie, des études culturelles, des études médiatiques, des études postcoloniales et décoloniales, ou de l’analyse des politiques publiques. Les contributions pourront être théoriques, empiriques, méthodologiques ou réflexives, à condition de s’inscrire dans un cadre analytique explicite. 

L’appel accueille également des contributions en recherche-création, des récits analytiques ou auto-ethnographiques, ainsi que des formats multimédias ou hybrides (essais visuels, productions audio ou audiovisuelles, projets numériques), à condition que la démarche critique, théorique ou méthodologique soit clairement explicitée. Selon leur nature, ces propositions pourront être publiées hors numéro, notamment dans des sections complémentaires comme MultimiX ou Féminisphère, et feront l’objet d’une évaluation par les pairs. 

En mettant en dialogue analyses structurelles et expériences vécues, cet appel vise à éclairer les formes contemporaines d’exclusion et de citoyenneté différenciée et à contribuer aux débats académiques et politiques sur l’immigration, le genre, la racialisation et la justice sociale. 

Les propositions devront comprendre un résumé de 300 à 400 mots accompagné d’une brève notice biographique. Pour les projets de recherche-création ou les formats multimédias, le résumé devra préciser la nature du médium, la démarche adoptée ainsi que les modalités de présentation envisagées. Les contributions peuvent être soumises en français ou en anglais. Les propositions sont à envoyer par courriel à Aynaz Ghaderi Ghalehno (ghaderi_ghalehno.aynaz@uqam.ca), à Thais Fernandes Santos (fernandes_santos.thais@uqam.ca) et à l’IREF (iref@uqam.ca) (envoyer vos propositions aux trois adresses). La date limite est le 2 juillet 2026.

Calendrier provisoire

  • 2 juillet 2026 – Date limite de soumission des propositions
  • 20 juillet 2026 – Communication des décisions aux auteur·rices
  • 2 novembre 2026 – Date limite de remise des articles et des productions
  • 20 janvier 2027 – Retour des évaluations par les pairs
  • 2 mars 2027 – Remise des versions finales des articles et des productions
  • Avril et mai 2027 – Deuxième ronde de révision, si nécessaire
  • Juin 2027 –  Mise en ligne du numéro et activités de lancement

Autres appels à contribution - Airtable - Appels en cours

Mot de la directrice de l’IREF, Gina Thésée (8 mars 2026)

8 MARS 2026 : JOURNÉE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES*

* Le symbole graphique de l’astérisque* utilisé à l’IREF, rend compte de l’inclusivité; de l’écriture inclusive, féministe et épicène. Parce que les recherches et les études féministes ne cloisonnent pas les savoirs, au contraire, elles se battent contre l’enfermement imposé aux Femmes*

8 mars 2026 au Canada : Donner pour recevoir

Non ! Non ! Et Non ! Nous, les Femmes*, nous ne sommes pas en vie pour cela et nous nous ne donnons pas la vie à nos filles et à nos fils pour cela, ce monde profondément dystopique, cette furie, ces conflits, ces guerres, ces violences.

En ce 8 mars 2026, Journée internationale des droits des Femmes*, au Canada, le thème retenu est Donner pour recevoir. Au-delà de son sens premier, ce thème m’incite à réfléchir à ce que les Femmes* donnent au monde et à ce qu’elles reçoivent en retour. Les Femmes* ne font que donner. Elles ont donné, elles donnent et donneront encore. Elles donnent la Vie ! Elles donnent les conditions de la Vie ! Elles donnent l’Amour ! Elles donnent la Sécurité ! Elles donnent la Paix ! Elles donnent leur Temps ! Elles donnent l’Éducation ! Elles donnent les Soins ! Elles donnent la Santé ! Mais, que reçoivent les Femmes* en retour de tout ce qu’elles donnent, en tout temps et généreusement, au monde ?

Ci-dessous, chacune des questions semble ouvrir toute grande une fenêtre sur le champ des recherches et des études féministes :

Quelle que soit l’époque historique, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quel que soit l’espace géographique, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quel que soit le contexte géopolitique, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quel que soit le courant social ou le mouvement social, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quelle que soit la culture, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quelle que soit la religion, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quelle que soit l’éducation, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quelle que soit la classe socioéconomique, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quel que soit le champ disciplinaire, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quelle que soit la langue, quel que soit le langage, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quelle que soit l’institution, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quelle que soit la profession, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quel que soit le métier, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quel que soit le groupe d’âge, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quel que soit le groupe racial, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quel que soit le groupe ethnique, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quelle que soit la nationalité, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quel que soit l’environnement local et global, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quel que soit le sport, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quelle que soit la forme artistique, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quelle que soit la technologie, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quel que soit le monde numérique, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quel que soit le réseau social, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quel que soit l’état de santé physique, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quel que soit l’état de santé mentale, que reçoivent les Femmes* en retour ?

Sous toutes les latitudes et les longitudes de notre planète Terre, hier et aujourd’hui encore, les vies des Femmes* sont tissées dans des violences multiples qui sont à la fois systémiques (vécues dans tous les systèmes du social), systématiques (vécues dans toutes les situations de leur vie) et chroniques (vécues en tout temps, soit effectivement, soit potentiellement). Ici et là, les violences sont niées, minimisées ou banalisées; ici et là, les violences sont pleinement assumées, largement diffusées et idéologiquement encouragées. Sous des formes implicites, larvées ou insidieuses, ou bien, sous des formes explicites, ouvertes ou assenées, les violences subies font partie inhérente de la vie des Femmes*, de leur berceau à leur tombe, en passant par la résidence conjugale. Selon Hannah Arendt, il s’agit de «la banalité du mal».

 Dis-moi Awa, aurais-je raison? La plus terrible des guerres se passe dans nos maisons. Émeline Michel, chanteuse haïtienne, dans sa chanson multilingue Awa (2008)

Sous toutes les latitudes et sous toutes les longitudes de notre planète Terre, hier et encore aujourd’hui, les identités (rapports à soi), altérités (rapports à l’Autre) et citoyennetés (rapports à la Cité) des Femmes* sont brutalisées, spoliées, opprimées, brutalisées, mutilées, violées, féminicidées.

Ces violences s’exercent, sans exception, dans tous les systèmes du social : artistique, conjugal, éducatif, institutionnel, légal, médiatique, médical, politique, professionnel, religieux, scolaire, sportif, universitaire, technologique. Elles en sont atteintes dans toutes les dimensions de leur Être : leur Corporéité, leur Affectivité, leur Intellectualité, leur Spiritualité, leur Socialité.

  • Dans leur Corporéité, les Femmes* subissent des violences sous diverses formes : anatomiques, génitales, genrées, obstétricales, physiques, reproductives, sexuelles.
  • Dans leur Affectivité, les Femmes* subissent des violences sous diverses formes : émotionnelles, genrées, psychologiques, représentationnelles, sexuelles.
  • Dans leur Intellectualité, les Femmes* subissent des violences sous diverses formes : cognitives, épistémologiques, genrées, sexuelles.
  • Dans leur Spiritualité, les Femmes* subissent des violences sous diverses formes : genre, être Femme, présence au monde, sens de l’être au monde, sens de la vie.
  • Dans leur Socialité, les Femmes* subissent des violences sous diverses formes : bâillonnement, chosification, disqualification, domination, exclusion, hypersexualisation, infantilisation, infériorisation, invalidation, invisibilisation, minorisation, mutilation, objectification, oppression, pétrification, suppression.

8 mars 2026 au Québec : Générations Deboutte ! ou Fanm Doubout !

En ce 8 mars 2026, « Journée internationale des droits des Femmes* », au Québec, le thème retenu est Générations Deboutte ! En créole, cela peut se traduire par Tout Fanm Doubout ! 

Faisant écho, notamment, à la chanson créole Fanm Doubout ! du trio féminin guadeloupéen Zouk Machine (2007)

Devant les violences systémiques, systématiques et chroniques qui s’abattent sur les Femmes, et devant les forces de ressac qui, aux échelles locales, régionales, nationales et mondiale, s’attaquent aux moindres avancées en matière des droits des Femmes, il faut être et rester debout pour lutter, debout pour dire «Non !»

Ce faisant, Générations Debout ! Ou Tout Fanm Doubout ! devient un impératif, à la fois éthique et épistémologique, écologique et politique, collectif et praxéologique. Générations Debout ! ou Tout Fanm Doubout !  s’inscrit dans un réel humanisme, c’est-à-dire, un humanisme résolument féministe, inclusif de toutes les Femmes* et constitué de la grande pluralité des féminismes. Le mois de mars, et pas seulement la journée du 8 mars, serait alors le mois des luttes continues (passées, présentes et à venir) à l’échelle mondiale pour les droits de toutes les Femmes* !

Le mois de mars : Le mois de mémoire des Luttes mondiales, des Féministes et d’actions contre les violences faites aux Femmes* et pour les droits de toutes les Femmes*!

En créole, le « t» à la fin d’un mot est prononcé comme le «te» terminal ou le «tte» terminal en français. (Note de l’autrice) Lien YouTube vers la chanson Fanm Doubout

Luttes par la Corporéité

  •  Tout Fanm Doubout ! Pour courir, fuir, marronner !
  •  Tout Fanm Doubout ! Pour sentir, ressentir, devenir !
  •  Tout Fanm Doubout ! Pour crier, mobiliser notre colère, s’incarner !

Luttes par l’Affectivité

  •  Tout Fanm Doubout ! Pour se comprendre, s’alléger, s’aimer !
  •  Tout Fanm Doubout ! Pour dire, se dire, guérir !
  •  Tout Fanm Doubout ! Pour ré/imaginer, rêver, créer !

Luttes par l’Intellectualité

  •  Tout Fanm Doubout ! Pour étudier, lire, écrire !
  •  Tout Fanm Doubout ! Pour écouter, apprendre, comprendre !
  •  Tout Fanm Doubout ! Pour débusquer, dénoncer, déchouquer !

Luttes par la Spiritualité

  •  Tout Fanm Doubout ! Pour manifester notre présence au monde, Être !
  •  Tout Fanm Doubout ! Pour s’émanciper, se libérer, aimer !
  •  Tout Fanm Doubout ! Pour déguster, chanter et danser la Vie !

Luttes par la Socialité

  •  Tout Fanm Doubout ! Pour marcher, cheminer ensemble, se rencontrer !
  •  Tout Fanm Doubout ! Pour dialoguer, se solidariser, s’inspirer mutuellement !
  •  Tout Fanm Doubout ! Pour, Dé/Re/Co/construire le passé, le présent, l’avenir !

Iréfiennement et Iréfièrement vôtre, Gina Thésée, directrice de l’IREF, Montréal, le 8 mars 2026

Publication du 25e numéro de la revue étudiante FéminÉtudes (20-02-2026)

À l'occasion de ses 25 ans d'existence, FéminÉtudes a lancé le 25ème numéro de la revue: Violences, savoirs et care, qu'en est-il de la santé?

Le numéro réunit des contributions issues de disciplines et de voix diverses, qui n’apportent pas de réponse unique. Elles ouvrent plutôt un espace polyphonique où se croisent voix intimes, analyses critiques, récits de terrain, gestes de création.

Les collages dans la bannière de l'événement ont été faits par Judy Sunju Yun, graphiste responsable de la mise en page du numéro

Comité de rédaction permanent

  • Maude Agin-Blais
  • Julie Debroux
  • Sarah Fontier
  • Érika Houle
  • Gaëlle Landreville
  • Audrey Pepin
  • Flora Roussel
  • Marie-Maude Roy
  • Lisa Van Campenhout

Sous-comité

  • Maggie Bertolacci
  • Gabrielle Chartrand
  • Léa Couture

Le numéro est en vente à la COOP-UQAM et à L'Euguélionne.

Découvrez les anciens numéros sur la plateforme web de FéminÉtudes

Mot de la nouvelle directrice de l’IREF, Gina Thésée

GINA THÉSÉE, PH.D, PROFESSEURE TITULAIRE, DÉPARTEMENT DE DIDACTIQUE

FACULTÉ DES SCIENCES DE L’ÉDUCATION, UQAM

CO-TITULAIRE DE LA CHAIRE UNESCO :

DÉMOCRATIE, CITOYENNETÉ MONDIALE ET ÉDUCATION TRANSFORMATOIRE (DCMÉT)

ChèrEs membres, étudiantEs et amiEs de l’IREF,

Je dois vous l’avouer : c’est avec un réel de coup de cœur que j’arrive au poste de direction de l’IREF ! Et en même temps, avec la conscience sociale critique aiguë de la petite fille que j’étais, qui est devenue Féministe avant même de devenir Femme, j’entreprends mon mandat avec une Indignation vigilante, avec toute la Gravité qui sied aux causes fondamentales et justes, et avec toute ma Gratitude envers les Féministes bâtisseuses engagées qui ont créé l’IREF, faisant de l’UQAM une pionnière des études féministes dans la francophonie (Francine Descarries & Caroline Désy, 2021).

Parmi les féministes bâtisseuses et pionnières de l’IREF, je souhaite d’abord souligner la contribution de la professeure émérite Anita Caron (Sciences des religions, 1927‑2016), première directrice de l’Institut (1990‑1993). Je tiens également à reconnaître le travail de la professeure Francine Descarries (Sociologie), ainsi que celui de la professeure émérite Karen Messing (Biologie), cofondatrice du Groupe interdisciplinaire d’études et de recherche sur les femmes (GIERF), ancêtre de l’IREF.

J’aimerais nommer et remercier mes prédécesseures, les directrices de l’IREF à la suite d’Anita Caron :

  • Jacqueline Lamothe (Linguistique), 1993 à 1995
  • Léa Cousineau (Bureau de la coopération internationale), 1995 à 1996
  • Évelyne Tardy (Science politique), 1996 à 1998
  • Micheline de Sève (Science politique), 1998 à 2000
  • Christine Corbeil (Travail social), 2000 à 2006
  • Marie-Andrée Roy (Sciences des religions), 2006 à 2012
  • Sylvie Paré (Études urbaines et touristiques), 2012 à 2013
  • Rachel Chagnon (Sciences juridiques), 2014 à 2020
  • Thérèse Saint-Gelais (Histoire de l’art), 2020 à 2025
  • Chiara Piazzesi (Sociologie), en 2025

Je ressens une grande joie de travailler avec l’Équipe IREF dont les membres, au jour le jour et au cœur de l’IREF, font l’IREF, avec l’IREF tatoué sur le cœur. À toustes, j’aimerais exprimer mes sincères remerciements pour leur accueil chaleureux et enthousiaste : à la direction adjointe à la recherche, ma collègue Chiara Piazzesi; à la direction adjointe aux études, ma collègue Janik Bastien Charlebois; à la planification de la recherche, Bronja Hildgen; à la planification des programmes d’études, Alice van der Klei; à la gestion des programmes, Marie-Noëlle Bourdiec; aux communications et à l’identité numérique de l’IREF, Sophie Guinamand. J’aimerais aussi souligner la participation contractuelle de plusieurs étudiantes de l’IREF à l’Équipe IREF; je tiens à nommer : Fanny Aboulker, Lucia Dominguez, Estelle Santerre, Ina Timmers.

Le «Conseil des instituts», nouvellement créé par le Vice-rectorat à la recherche, à la création et à la diffusion (VRRCD) de l’UQAM, me permettra de travailler en étroites collaborations avec les cinq autres instituts de l’UQAM : l’Institut des Études Internationales de Montréal (IEIM), l’Institut des Sciences Cognitives (ISC), l’Institut des Sciences de l’Environnement (ISE), dont je suis membre, l’Institut Santé et Société (ISS) et l’Institut du Patrimoine (IP). De concert et de manière interreliée avec les instituts, l’IREF contribue directement et concrètement à la mission de l’UQAM, en tant que «forces vives», tout particulièrement dans les dimensions scientifique, sociale et communautaire : «En créant les instituts, l’UQAM a permis l’émergence d’espaces collaboratifs non compétitifs favorisant les échanges interdisciplinaires et la valorisation de riches expertises dans ces champs. […] Les thématiques propres aux instituts sont distinctes, mais aussi reliées comme en témoigne les membres qu’ils ont en commun». Par leurs thèmes de recherches et d’actions, à la fois interdisciplinaires et intersectoriels, les six instituts s’inscrivent non seulement au cœur des objectifs de l’UQAM, mais aussi au cœur des enjeux du Quartier latin et de la Grande région de Montréal. Cependant, par leurs diverses collaborations, les instituts se déploient aussi aux échelles locale, provinciale, nationale et internationale.

Voir les collaborations entre les 6 instituts de l’UQAM: Accueil | Les instituts de l'UQAM

Étant professeure de la Faculté des sciences de l’éducation (FSÉ), ancienne étudiante de la Faculté des sciences, co-chercheure dans des projets de recherche de la Faculté des Arts, j’ai bien hâte maintenant de tisser des liens d’étroites collaborations avec l’administration, les collègues et les services qui relèvent de la Faculté des sciences humaines (FSH), tout comme le Service aux collectivités (SAC) et les autres unités qui relèvent du Vice-rectorat à la recherche, à la création et à la diffusion (VRRCD). La Faculté des sciences humaines (FSH) constitue l’ancrage administratif de l’IREF, de l’ISC et de l’ISS. En ce sens, nous partageons des locaux et des ressources alloués par la FSH. Je compte sur notre ancrage facultaire au sein de la FSH pour l’accompagnement de l’IREF dans la réalisation des projets de son prochain Plan stratégique 2026-2031. J’ai bien hâte également aux collaborations de l’IREF avec la nouvelle faculté de l’UQAM, la Faculté des sciences de la santé, ainsi qu’avec la Cité universitaire de la santé des femmes (CUSDF), tout particulièrement, en matière de recherches et d’actions sur la santé des Femmes* avec, par et pour les Femmes* dans leur grande diversité.

Je suis fière du dynamisme qui se manifeste dans les deux volets de l’IREF, les recherches féministes et les études féministes. Le cœur battant de l’IREF est, certes, l’ensemble de ses nombreuses étudiantEs des trois cycles qui conjuguent leurs études féministes avec leurs recherches féministes (un total de 1456 diplôméEs au 30 avril 2025). Pour les étudiantEs graduéEs de l’IREF, recherches et études vont de pair, se développent en synergie, permettant la coconstruction de savoirs expérientiels, théoriques et praxiques applicables dans l’analyse, la compréhension et la transformation des réalités sociales. Ainsi, les étudiantEs, les personnes enseignantes, les chercheurEs, les professionnelles de recherche ainsi que les nombreux groupes féministes partenaires de l’IREF (ex : OFDIG; RéQEF; SAC; Relais-femmes) contribuent à l’essor du champ des recherches et des études féministes en français, tout en proposant des modèles inspirants dans la francophonie mondiale. Les programmes, projets, réseaux (RIDÉFI), plateformes (Préfix) et outils numériques (ex : BilioFEM*), qui ont été développés par l’IREF ou avec le soutien de l’IREF, illustrent le dynamisme et les nombreuses réalisations dans les deux volets interreliés de l’IREF, les recherches féministes et les études féministes.

En tant que Femme Noire Féministe qui est née au Sud et a grandi au Nord, je suis heureuse de trouver à l’IREF une grande ouverture aux Féminismes pluriels, comme en font foi les thèmes des cours siglés FEM, des conférences, des balados (ex : Et si les études féministes), des revues (FéminÉtudes; PréfiX), des diverses activités de l’IREF (ateliers, conférences, La Foire féministe, diffusion, rédaction collective, «Tournée féministe des cégeps», etc.). Les Féminismes pluriels sont notamment : les Afro-Féminismes (FEM3300; FEM1500), les Écoféminismes (FEM3600; Revue FéminÉtudes), les Féminismes décoloniaux (diffusion de la Revue Recherches féministes, vol. 40, no. 1). Tout en reconnaissant les spécificités de chacune des perspectives Féministes, et en m’inscrivant d’emblée dans les Féminismes Afro, éco et décoloniaux, je souligne à grands traits l’importance des solidarités plurielles entre tous les Féminismes et toustes les Féministes. «L’Union fait la force» ajouterais-je en faisant écho à la devise de mon pays natal, Haïti, qui a grandement besoin de refaire son devoir de mémoire en ce sens.

Inutile de vous dire que je suis extrêmement préoccupée par le contexte dans lequel nous vivons, très inquiète de l’état du monde partout sur notre planète Terre et en colère face à la rémanence des injustices sociales, sexistes, raciales et environnementales. Je pense que les signes vitaux d’une société, de toute société, se mesurent à l’aune des Droits des Femmes*, des conditions de vie des Femmes*, de l’épanouissement des Femmes*, de la sécurité des Femmes*, de l’éducation des Femmes*, du bien-être des Femmes*, de la santé des Femmes* … Les signes vitaux d’une société en santé se reflètent dans le respect de tous les Droits de toutes les Femmes*, toutes les Femmes* incluses…

Or, nous vivons dans un monde chroniquement malade : les Droits des femmes* continuent à être niés là où ils n’existent pas encore ; les Droits des Femmes* sont bafoués là où ils balbutient ; les Droits des Femmes* sont, sans scrupule aucun, remis en question là où l’on pensait pourtant qu’ils étaient acquis, obtenus pour de bon, constitutionnellement inattaquables. Violences cognitives, violences conjugales, violences domestiques, violences économiques, violences épistémologiques, violences étatiques, violences fondées sur le genre, violences institutionnelles, violences intimes, violences médicales, violences physiques, violences psychologiques, violences professionnelles, violences raciales, violences de servitude, violences sexuelles, violences verbales, violences virtuelles… La vie, les conditions de vie, la sécurité, l’éducation, le bien-être et la santé des Femmes* en sont affectés durablement, semant dans leur sillage de multiples vulnérabilités pour elles et pour leurs enfants… Qu’elles soient ouvertes ou couvertes, directes ou indirectes, explicites ou implicites, exercées avec fracas ou insinuées avec menaces, les violences forment le fil de trame des vies des Femmes*... Ailleurs comme ici, les vies des Femmes* sont tissées dans ces multiples violences, du soir au matin, du matin jusqu’au soir, de leur berceau à leur tombe…

Vous comprenez alors combien c’est significatif pour moi que mon mandat à la direction de l’IREF corresponde au 35e Anniversaire de l’IREF. En effet, l’IREF est né officiellement le 18 décembre 1990, et a été inauguré le 8 mars 1991, dans le but de «promouvoir, développer et coordonner la formation et la recherche féministes à l’UQAM afin de rendre significatif leur apport au développement d’une vision critique et renouvelée des différentes dimensions du savoir et d’en favoriser la diffusion et la mobilisation» (Francine Descarries & Caroline Désy, 2021). Le travail acharné des bâtisseuses et des pionnières, qui avait débuté dès le début des années soixante-dix, c’est-à-dire, dès les débuts de l’UQAM, a fait germer et éclore l’IREF, un arbre de vie qui donne ses fruits aux diverses communautés à l’UQAM et au-delà de l’UQAM depuis 35 ans !

Elles ont voulu l’IREF ! Elles y ont cru ! Elles ont su ! Elles ont pu ! Elles l’ont eu !

Comme le soulignait Rachel Chagnon en 2016, au 25ᵉ anniversaire de l’IREF: «Au cours des 25 dernières années, l’IREF a contribué à la formation de chercheuses et de féministes engagées dans différentes sphères d’activités et milieux de pratique : enseignement, médias, mouvement communautaire, officines gouvernementales. « Des étudiantes de tous les cycles nous disent avoir choisi l’UQAM pour bénéficier de son expertise en études féministes».

Francine Descarries remarquait en 2020, à l’occasion du 30e anniversaire de l’IREF: « Depuis de nombreuses années, la sociologue explique à ses étudiantes que la révolution féministe a été la seule à avoir bousculé la façon de concevoir les rapports entre les hommes et les femmes et, ce faisant, notre mode d’organisation sociale. « Malgré certains reculs et tâtonnements, et même si elle est loin d’avoir touché toutes les sociétés, cette révolution constitue une avancée majeure du 20e siècle, qui est là pour durer».

Comme le reconnaissait Anita Caron, en 1995, dans son chapitre d’un ouvrage collectif, les Femmes* sont: «Bien présentes...mais trop souvent invisibles».

Le 35e Anniversaire de l’IREF, c’est l’occasion idéale de miser à la fois sur le passé et sur l’avenir, sur l’expérience et sur l’énergie, sur les pionnières et sur les ambassadrices, pour entrevoir le présent de l’IREF avec audace et confiance, pour poursuivre sa mission de luttes contre les injustices dont sont victimes les Femmes* avec ouverture et courage, et pour innover dans le champ inter/trans/disciplinaire des recherches et des études féministes.

Pour ce faire, l’IREF a besoin de tout son village uqamien, l’IREF a besoin de vous toustes ! De tout cœur, j’espère que vous deviendrez membres de l’IREF, si vous ne l’êtes pas déjà, que vous vous inscrirez aux programmes de recherches et d’études de l’IREF, que vous participerez aux projets et activités de l’IREF, et surtout, que vous vous joindrez au «Grand Nous Féministes» pour jardiner ensemble l’Arbre de Vie de l’IREF. Pluriels, inclusifs, solidaires et décoloniaux, les Féminismes sont un réel Humanisme qui fait écho à la philosophie bantoue de l’Afrique australe :

«Ubuntu : Je suis parce que tu es; je suis parce que nous sommes !».

En ce 35e anniversaire de l’IREF, le moment est venu de nous dire mutuellement, en entonnant le refrain de cette chanson de Gilles Vigneault devenue la chanson emblématique des anniversaires de naissance au Québec:

ChèrEs IREFien·ne, c’est à ton tour de te laisser parler d’Amour !!!
ChèrEs IREFien·ne·s, c’est votre tour de vous laisser parler d’Amour !!!
ChèrEs IREFien·ne·s, c’est notre tour de nous laisser parler d’Amour !!!

Iréfiennement et Iréfièrement vôtre,

Gina Thésée, Directrice de l’IREF (2026 -2029), Montréal, le 23 janvier 2026

Références mentionnées dans le texte :

Le site web de la revue étudiante féministe et multidisciplinaire «FéminÉtudes»

FéminÉtudes a maintenant son propre site web à l’UQAM🎉 https://revues.uqam.ca/feminetudes/. Les 25 numéros sont en ligne sur le site.

FéminÉtudes est une revue étudiante, féministe et multidisciplinaire. La revue est née en 1995 de l’initiative d’étudiantes féministes dans l’intérêt de partager leurs recherches et de créer un groupe affinitaire. Depuis, elle publie en moyenne un numéro par an ou par deux ans. Toutes les contributions passent par un processus de révision par les pairs. La revue est autogérée par des collectifs de rédaction bénévoles et elle est soutenue par l’Institut de recherches et d’études féministes (IREF) de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Les numéros sont disponibles en libre accès sur le site web, ainsi que dans certaines librairies montréalaises indépendantes.  

Au fil des ans, FéminÉtudes a réussi à se bâtir une réputation et une légitimité dans le champ de la recherche en études féministes, car elle offre une tribune aux travaux et aux réflexions de nombreux·ses étudiant·es. Au-delà de la recherche, c’est également pour l’avancement des luttes féministes que FéminÉtudes souhaite continuer à grandir.

Ce site web propose cinq rubriques principales :

1. Soumission : Consultez le protocole de soumission et de révision, ainsi que le protocole de rédaction adopté par la revue. Vous pouvez également consulter les directives aux personnes autrices et l’appel à contributions en cours pour notre prochain numéro thématique.

2. Numéros : Accédez aux numéros archivés (1 à 20) disponibles en PDF, ainsi qu’aux numéros récents (à partir du numéro 21) en libre accès, disponibles en HTML et en PDF.

3. Carnets de recherche : Explorez nos publications dans « Perspectives écoféministes » et « Recherches actuelles », nos deux carnets de recherche. Il s’agit de numéros ouverts : n’hésitez pas à soumettre vos contributions !

4. Guide d’écriture inclusive : Consultez notre guide d’écriture inclusive en format HTML ou PDF.

5. Calendrier : Suivez toutes les activités organisées ou soutenues par FéminÉtudes. 

N’hésitez pas à nous écrire pour toutes questions au : revue.feminetudes@gmail.com !

Appel de textes: santé et «care» pour la revue FéminÉtudes (date limite : 5 sept. 2024)

Violences, savoirs et care: Qu’en est-il de la santé?

Limite: 5000 mots
Types de contributions acceptées: créations (poésie, réflexion, nouvelle, etc.), articles scientifiques, essais, analyses littéraires, art visuel, photos, etc.

Dans un contexte où la santé est de plus en plus considérée comme une expérience multidimensionnelle et socialement construite, des voix issues de diverses perspectives interrogent les conceptions traditionnelles du soin et remettent en question la suprématie médicale. Des initiatives émergent en dehors des cadres institutionnels pour explorer des formes alternatives de soutien et de guérison, mettant en lumière les limitations et les injustices systémiques présentes dans les milieux de soin. Des réflexions sur la diversité des expériences de santé, l'accès aux soins, les discriminations vécues et la nécessité d'une approche intersectionnelle du care émergent, invitant à repenser la santé et le soin dans toute leur complexité et leur diversité, au-delà des paradigmes conventionnels et centrés sur le médical.

Date limite: 5 SEPTEMBRE 2024
feminetudes.textes@gmail.com

Institut de recherches et d'études féministes

Créé en décembre 1990, inauguré le 8 mars 1991, l’Institut de recherches et d’études féministes de l’UQAM a, depuis 35 ans, un rôle de coordination, de recherche, d’enseignement et de diffusion des savoirs dans le domaine des études féministes.

Au 30 avril 2026, l’IREF comptait 711 membres professeur·es, membres associé·es (chercheur·es, chargé·es de cours, professionnel·les) et étudiant·es de l’UQAM, ainsi que des personnes d’autres universités et de groupes communautaires.

Coordonnées

Institut de recherches et d’études féministes
Université du Québec à Montréal
400, rue Sainte-Catherine Est
Montréal (Québec) H2L 2C5