PréfiX est une revue scientifique en ligne avec des numéros classiques et des sections ouvertes aux publications et productions de tous les membres, chercheur·e·s et créateur·e·s chevronné·e·s et émergeant·e·s.
Le numéro est ouvert pour accueillir des nouvelles propositions de traductions. Il est dirigé par Ariane Gibeau et Rosemarie Fournier Guillemette, toutes deux diplômées au doctorat en études littéraires à l’UQAM avec une Concentration en études féministes et chargées de cours en études féministes.
Avec cette interface web, nous allons encore plus loin dans le rayonnement des études féministes à l’UQAM en permettant, en un seul lieu et avec une indexation des contenus, la publication de différentes productions : numéros thématiques, billets de blogue, articles scientifiques révisés par les pairs, texte d’opinions, comptes-rendus critiques, balados, travaux de fin de session, versions révisées ou résumés des mémoires et des thèses en études féministes, capsules vidéos, Zines, Fanzines, et autres outils destinés à la recherche en études féministes.
Nous remercions chaleureusement Cynthia Lisée, bibliothécaire à l’UQAM, pour son expertise des éditions savantes à l’UQAM et Jonathan Laporte, bibliothécaire à l’UQAM pour son travail de configuration de la plateforme.
L’équipe de PréfiX. Lire l'article du dévoilement de la plateforme dans Actualités UQAM.
8 MARS 2026 : JOURNÉE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES*
* Le symbole graphique de l’astérisque* utilisé à l’IREF, rend compte de l’inclusivité; de l’écriture inclusive, féministe et épicène. Parce que les recherches et les études féministes ne cloisonnent pas les savoirs, au contraire, elles se battent contre l’enfermement imposé aux Femmes*
Non ! Non ! Et Non ! Nous, les Femmes*, nous ne sommes pas en vie pour cela et nous nous ne donnons pas la vie à nos filles et à nos fils pour cela, ce monde profondément dystopique, cette furie, ces conflits, ces guerres, ces violences.
En ce 8 mars 2026, Journée internationale des droits des Femmes*, au Canada, le thème retenu est Donner pour recevoir. Au-delà de son sens premier, ce thème m’incite à réfléchir à ce que les Femmes* donnent au monde et à ce qu’elles reçoivent en retour. Les Femmes* ne font que donner. Elles ont donné, elles donnent et donneront encore. Elles donnent la Vie ! Elles donnent les conditions de la Vie ! Elles donnent l’Amour ! Elles donnent la Sécurité ! Elles donnent la Paix ! Elles donnent leur Temps ! Elles donnent l’Éducation ! Elles donnent les Soins ! Elles donnent la Santé ! Mais, que reçoivent les Femmes* en retour de tout ce qu’elles donnent, en tout temps et généreusement, au monde ?
Ci-dessous, chacune des questions semble ouvrir toute grande une fenêtre sur le champ des recherches et des études féministes :
Quelle que soit l’époque historique, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quel que soit l’espace géographique, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quel que soit le contexte géopolitique, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quel que soit le courant social ou le mouvement social, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quelle que soit la culture, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quelle que soit la religion, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quelle que soit l’éducation, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quelle que soit la classe socioéconomique, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quel que soit le champ disciplinaire, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quelle que soit la langue, quel que soit le langage, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quelle que soit l’institution, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quelle que soit la profession, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quel que soit le métier, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quel que soit le groupe d’âge, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quel que soit le groupe racial, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quel que soit le groupe ethnique, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quelle que soit la nationalité, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quel que soit l’environnement local et global, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quel que soit le sport, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quelle que soit la forme artistique, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quelle que soit la technologie, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quel que soit le monde numérique, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quel que soit le réseau social, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quel que soit l’état de santé physique, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quel que soit l’état de santé mentale, que reçoivent les Femmes* en retour ?
Sous toutes les latitudes et les longitudes de notre planète Terre, hier et aujourd’hui encore, les vies des Femmes* sont tissées dans des violences multiples qui sont à la fois systémiques (vécues dans tous les systèmes du social), systématiques (vécues dans toutes les situations de leur vie) et chroniques (vécues en tout temps, soit effectivement, soit potentiellement). Ici et là, les violences sont niées, minimisées ou banalisées; ici et là, les violences sont pleinement assumées, largement diffusées et idéologiquement encouragées. Sous des formes implicites, larvées ou insidieuses, ou bien, sous des formes explicites, ouvertes ou assenées, les violences subies font partie inhérente de la vie des Femmes*, de leur berceau à leur tombe, en passant par la résidence conjugale. Selon Hannah Arendt, il s’agit de «la banalité du mal».
Dis-moi Awa, aurais-je raison? La plus terrible des guerres se passe dans nos maisons.Émeline Michel, chanteuse haïtienne, dans sa chanson multilingue Awa (2008)
Sous toutes les latitudes et sous toutes les longitudes de notre planète Terre, hier et encore aujourd’hui, les identités (rapports à soi), altérités (rapports à l’Autre) et citoyennetés (rapports à la Cité) des Femmes* sont brutalisées, spoliées, opprimées, brutalisées, mutilées, violées, féminicidées.
Ces violences s’exercent, sans exception, dans tous les systèmes du social : artistique, conjugal, éducatif, institutionnel, légal, médiatique, médical, politique, professionnel, religieux, scolaire, sportif, universitaire, technologique. Elles en sont atteintes dans toutes les dimensions de leur Être : leur Corporéité, leur Affectivité, leur Intellectualité, leur Spiritualité, leur Socialité.
Dans leur Corporéité, les Femmes* subissent des violences sous diverses formes : anatomiques, génitales, genrées, obstétricales, physiques, reproductives, sexuelles.
Dans leur Affectivité, les Femmes* subissent des violences sous diverses formes : émotionnelles, genrées, psychologiques, représentationnelles, sexuelles.
Dans leur Intellectualité, les Femmes* subissent des violences sous diverses formes : cognitives, épistémologiques, genrées, sexuelles.
Dans leur Spiritualité, les Femmes* subissent des violences sous diverses formes : genre, être Femme, présence au monde, sens de l’être au monde, sens de la vie.
Dans leur Socialité, les Femmes* subissent des violences sous diverses formes : bâillonnement, chosification, disqualification, domination, exclusion, hypersexualisation, infantilisation, infériorisation, invalidation, invisibilisation, minorisation, mutilation, objectification, oppression, pétrification, suppression.
En ce 8 mars 2026, « Journée internationale des droits des Femmes* », au Québec, le thème retenu est Générations Deboutte !En créole, cela peut se traduire par Tout Fanm Doubout !
Faisant écho, notamment, à la chanson créole Fanm Doubout! du trio féminin guadeloupéen Zouk Machine (2007)
Devant les violences systémiques, systématiques et chroniques qui s’abattent sur les Femmes, et devant les forces de ressac qui, aux échelles locales, régionales, nationales et mondiale, s’attaquent aux moindres avancées en matière des droits des Femmes, il faut être et rester debout pour lutter, debout pour dire «Non !»
Ce faisant, Générations Debout! Ou ToutFanm Doubout! devient un impératif, à la fois éthique et épistémologique, écologique et politique, collectif et praxéologique. Générations Debout! ou ToutFanm Doubout! s’inscrit dans un réel humanisme, c’est-à-dire, un humanisme résolument féministe, inclusif de toutes les Femmes* et constitué de la grande pluralité des féminismes. Le mois de mars, et pas seulement la journée du 8 mars, serait alors le mois des luttes continues (passées, présentes et à venir) à l’échelle mondiale pour les droits de toutes les Femmes* !
Le mois de mars : Le mois de mémoire des Luttes mondiales, des Féministes et d’actions contre les violences faites aux Femmes* et pour les droits de toutes les Femmes*!
En créole, le « t» à la fin d’un mot est prononcé comme le «te» terminal ou le «tte» terminal en français. (Note de l’autrice)Lien YouTube vers la chanson Fanm Doubout
Luttes par la Corporéité
ToutFanm Doubout! Pour courir, fuir, marronner !
ToutFanm Doubout! Pour sentir, ressentir, devenir !
ToutFanm Doubout! Pour crier, mobiliser notre colère, s’incarner !
Luttes par l’Affectivité
ToutFanm Doubout! Pour se comprendre, s’alléger, s’aimer !
ToutFanm Doubout! Pour dire, se dire, guérir !
ToutFanm Doubout! Pour ré/imaginer, rêver, créer !
Luttes par l’Intellectualité
ToutFanm Doubout! Pour étudier, lire, écrire !
ToutFanm Doubout! Pour écouter, apprendre, comprendre !
ToutFanm Doubout! Pour débusquer, dénoncer, déchouquer !
Luttes par la Spiritualité
ToutFanm Doubout! Pour manifester notre présence au monde, Être !
ToutFanm Doubout! Pour s’émanciper, se libérer, aimer !
ToutFanm Doubout! Pour déguster, chanter et danser la Vie !
Luttes par la Socialité
Tout Fanm Doubout! Pour marcher, cheminer ensemble, se rencontrer !
ToutFanm Doubout! Pour dialoguer, se solidariser, s’inspirer mutuellement !
ToutFanm Doubout! Pour, Dé/Re/Co/construire le passé, le présent, l’avenir !
Iréfiennement et Iréfièrement vôtre, Gina Thésée, directrice de l’IREF, Montréal, le 8 mars 2026
Le numéro réunit des contributions issues de disciplines et de voix diverses, qui n’apportent pas de réponse unique. Elles ouvrent plutôt un espace polyphonique où se croisent voix intimes, analyses critiques, récits de terrain, gestes de création.
Les collages dans la bannière de l'événement ont été faits par Judy Sunju Yun, graphiste responsable de la mise en page du numéro
Je dois vous l’avouer : c’est avec un réel de coup de cœur que j’arrive au poste de direction de l’IREF ! Et en même temps, avec la conscience sociale critique aiguë de la petite fille que j’étais, qui est devenue Féministe avant même de devenir Femme, j’entreprends mon mandat avec une Indignation vigilante, avec toute la Gravité qui sied aux causes fondamentales et justes, et avec toute ma Gratitude envers les Féministes bâtisseuses engagées qui ont créé l’IREF, faisant de l’UQAM une pionnière des études féministes dans la francophonie (Francine Descarries & Caroline Désy, 2021).
Parmi les féministes bâtisseuses et pionnières de l’IREF, je souhaite d’abord souligner la contribution de la professeure émérite Anita Caron (Sciences des religions, 1927‑2016), première directrice de l’Institut (1990‑1993). Je tiens également à reconnaître le travail de la professeure Francine Descarries (Sociologie), ainsi que celui de la professeure émérite Karen Messing (Biologie), cofondatrice du Groupe interdisciplinaire d’études et de recherche sur les femmes (GIERF), ancêtre de l’IREF.
J’aimerais nommer et remercier mes prédécesseures, les directrices de l’IREF à la suite d’Anita Caron :
Jacqueline Lamothe (Linguistique), 1993 à 1995
Léa Cousineau (Bureau de la coopération internationale), 1995 à 1996
Évelyne Tardy (Science politique), 1996 à 1998
Micheline de Sève (Science politique), 1998 à 2000
Christine Corbeil (Travail social), 2000 à 2006
Marie-Andrée Roy (Sciences des religions), 2006 à 2012
Sylvie Paré (Études urbaines et touristiques), 2012 à 2013
Rachel Chagnon (Sciences juridiques), 2014 à 2020
Thérèse Saint-Gelais (Histoire de l’art), 2020 à 2025
Chiara Piazzesi (Sociologie), en 2025
Je ressens une grande joie de travailler avec l’Équipe IREF dont les membres, au jour le jour et au cœur de l’IREF, font l’IREF, avec l’IREF tatoué sur le cœur. À toustes, j’aimerais exprimer mes sincères remerciements pour leur accueil chaleureux et enthousiaste : à la direction adjointe à la recherche, ma collègue Chiara Piazzesi; à la direction adjointe aux études, ma collègue Janik Bastien Charlebois; à la planification de la recherche, Bronja Hildgen; à la planification des programmes d’études, Alice van der Klei; à la gestion des programmes, Marie-Noëlle Bourdiec; aux communications et à l’identité numérique de l’IREF, Sophie Guinamand. J’aimerais aussi souligner la participation contractuelle de plusieurs étudiantes de l’IREF à l’Équipe IREF; je tiens à nommer : Fanny Aboulker, Lucia Dominguez, Estelle Santerre, Ina Timmers.
Le «Conseil des instituts», nouvellement créé par le Vice-rectorat à la recherche, à la création et à la diffusion (VRRCD) de l’UQAM, me permettra de travailler en étroites collaborations avec les cinq autres instituts de l’UQAM : l’Institut des Études Internationales de Montréal (IEIM), l’Institut des Sciences Cognitives (ISC), l’Institut des Sciences de l’Environnement (ISE), dont je suis membre, l’Institut Santé et Société (ISS) et l’Institut du Patrimoine (IP). De concert et de manière interreliée avec les instituts, l’IREF contribue directement et concrètement à la mission de l’UQAM, en tant que «forces vives», tout particulièrement dans les dimensions scientifique, sociale et communautaire : «En créant les instituts, l’UQAM a permis l’émergence d’espaces collaboratifs non compétitifs favorisant les échanges interdisciplinaires et la valorisation de riches expertises dans ces champs. […] Les thématiques propres aux instituts sont distinctes, mais aussi reliées comme en témoigne les membres qu’ils ont en commun». Par leurs thèmes de recherches et d’actions, à la fois interdisciplinaires et intersectoriels, les six instituts s’inscrivent non seulement au cœur des objectifs de l’UQAM, mais aussi au cœur des enjeux du Quartier latin et de la Grande région de Montréal. Cependant, par leurs diverses collaborations, les instituts se déploient aussi aux échelles locale, provinciale, nationale et internationale.
Étant professeure de la Faculté des sciences de l’éducation (FSÉ), ancienne étudiante de la Faculté des sciences, co-chercheure dans des projets de recherche de la Faculté des Arts, j’ai bien hâte maintenant de tisser des liens d’étroites collaborations avec l’administration, les collègues et les services qui relèvent de la Faculté des sciences humaines (FSH), tout comme le Service aux collectivités (SAC) et les autres unités qui relèvent du Vice-rectorat à la recherche, à la création et à la diffusion (VRRCD). La Faculté des sciences humaines (FSH) constitue l’ancrage administratif de l’IREF, de l’ISC et de l’ISS. En ce sens, nous partageons des locaux et des ressources alloués par la FSH. Je compte sur notre ancrage facultaire au sein de la FSH pour l’accompagnement de l’IREF dans la réalisation des projets de son prochain Plan stratégique 2026-2031. J’ai bien hâte également aux collaborations de l’IREF avec la nouvelle faculté de l’UQAM, la Faculté des sciences de la santé, ainsi qu’avec la Cité universitaire de la santé des femmes (CUSDF), tout particulièrement, en matière de recherches et d’actions sur la santé des Femmes* avec, par et pour les Femmes* dans leur grande diversité.
Je suis fière du dynamisme qui se manifeste dans les deux volets de l’IREF, les recherches féministes et les études féministes. Le cœur battant de l’IREF est, certes, l’ensemble de ses nombreuses étudiantEs des trois cycles qui conjuguent leurs études féministes avec leurs recherches féministes (un total de 1456 diplôméEs au 30 avril 2025). Pour les étudiantEs graduéEs de l’IREF, recherches et études vont de pair, se développent en synergie, permettant la coconstruction de savoirs expérientiels, théoriques et praxiques applicables dans l’analyse, la compréhension et la transformation des réalités sociales. Ainsi, les étudiantEs, les personnes enseignantes, les chercheurEs, les professionnelles de recherche ainsi que les nombreux groupes féministes partenaires de l’IREF (ex : OFDIG; RéQEF; SAC; Relais-femmes) contribuent à l’essor du champ des recherches et des études féministes en français, tout en proposant des modèles inspirants dans la francophonie mondiale. Les programmes, projets, réseaux (RIDÉFI), plateformes (Préfix) et outils numériques (ex : BilioFEM*), qui ont été développés par l’IREF ou avec le soutien de l’IREF, illustrent le dynamisme et les nombreuses réalisations dans les deux volets interreliés de l’IREF, les recherches féministes et les études féministes.
En tant que Femme Noire Féministe qui est née au Sud et a grandi au Nord, je suis heureuse de trouver à l’IREF une grande ouverture aux Féminismes pluriels, comme en font foi les thèmes des cours siglés FEM, des conférences, des balados (ex : Et si les études féministes), des revues (FéminÉtudes; PréfiX), des diverses activités de l’IREF (ateliers, conférences, La Foire féministe, diffusion, rédaction collective, «Tournée féministe des cégeps», etc.). Les Féminismes pluriels sont notamment : les Afro-Féminismes (FEM3300; FEM1500), les Écoféminismes (FEM3600; Revue FéminÉtudes), les Féminismes décoloniaux (diffusion de la Revue Recherches féministes, vol. 40, no. 1). Tout en reconnaissant les spécificités de chacune des perspectives Féministes, et en m’inscrivant d’emblée dans les Féminismes Afro, éco et décoloniaux, je souligne à grands traits l’importance des solidarités plurielles entre tous les Féminismes et toustes les Féministes. «L’Union fait la force» ajouterais-je en faisant écho à la devise de mon pays natal, Haïti, qui a grandement besoin de refaire son devoir de mémoire en ce sens.
Inutile de vous dire que je suis extrêmement préoccupée par le contexte dans lequel nous vivons, très inquiète de l’état du monde partout sur notre planète Terre et en colère face à la rémanence des injustices sociales, sexistes, raciales et environnementales. Je pense que les signes vitaux d’une société, de toute société, se mesurent à l’aune des Droits des Femmes*, des conditions de vie des Femmes*, de l’épanouissement des Femmes*, de la sécurité des Femmes*, de l’éducation des Femmes*, du bien-être des Femmes*, de la santé des Femmes* … Les signes vitaux d’une société en santé se reflètent dans le respect de tous les Droits de toutes les Femmes*, toutes les Femmes* incluses…
Or, nous vivons dans un monde chroniquement malade : les Droits des femmes* continuent à être niés là où ils n’existent pas encore ; les Droits des Femmes* sont bafoués là où ils balbutient ; les Droits des Femmes* sont, sans scrupule aucun, remis en question là où l’on pensait pourtant qu’ils étaient acquis, obtenus pour de bon, constitutionnellement inattaquables. Violences cognitives, violences conjugales, violences domestiques, violences économiques, violences épistémologiques, violences étatiques, violences fondées sur le genre, violences institutionnelles, violences intimes, violences médicales, violences physiques, violences psychologiques, violences professionnelles, violences raciales, violences de servitude, violences sexuelles, violences verbales, violences virtuelles… La vie, les conditions de vie, la sécurité, l’éducation, le bien-être et la santé des Femmes* en sont affectés durablement, semant dans leur sillage de multiples vulnérabilités pour elles et pour leurs enfants… Qu’elles soient ouvertes ou couvertes, directes ou indirectes, explicites ou implicites, exercées avec fracas ou insinuées avec menaces, les violences forment le fil de trame des vies des Femmes*... Ailleurs comme ici, les vies des Femmes* sont tissées dans ces multiples violences, du soir au matin, du matin jusqu’au soir, de leur berceau à leur tombe…
Vous comprenez alors combien c’est significatif pour moi que mon mandat à la direction de l’IREF corresponde au 35e Anniversaire de l’IREF. En effet, l’IREF est né officiellement le 18 décembre 1990, et a été inauguré le 8 mars 1991, dans le but de «promouvoir, développer et coordonner la formation et la recherche féministes à l’UQAM afin de rendre significatif leur apport au développement d’une vision critique et renouvelée des différentes dimensions du savoir et d’en favoriser la diffusion et la mobilisation» (Francine Descarries & Caroline Désy, 2021). Le travail acharné des bâtisseuses et des pionnières, qui avait débuté dès le début des années soixante-dix, c’est-à-dire, dès les débuts de l’UQAM, a fait germer et éclore l’IREF, un arbre de vie qui donne ses fruits aux diverses communautés à l’UQAM et au-delà de l’UQAM depuis 35 ans !
Elles ont voulu l’IREF ! Elles y ont cru ! Elles ont su ! Elles ont pu ! Elles l’ont eu !
Le 35e Anniversaire de l’IREF, c’est l’occasion idéale de miser à la fois sur le passé et sur l’avenir, sur l’expérience et sur l’énergie, sur les pionnières et sur les ambassadrices, pour entrevoir le présent de l’IREF avec audace et confiance, pour poursuivre sa mission de luttes contre les injustices dont sont victimes les Femmes* avec ouverture et courage, et pour innover dans le champ inter/trans/disciplinaire des recherches et des études féministes.
Pour ce faire, l’IREF a besoin de tout son village uqamien, l’IREF a besoin de vous toustes ! De tout cœur, j’espère que vous deviendrez membres de l’IREF, si vous ne l’êtes pas déjà, que vous vous inscrirez aux programmes de recherches et d’études de l’IREF, que vous participerez aux projets et activités de l’IREF, et surtout, que vous vous joindrez au «Grand Nous Féministes» pour jardiner ensemble l’Arbre de Vie de l’IREF. Pluriels, inclusifs, solidaires et décoloniaux, les Féminismes sont un réel Humanisme qui fait écho à la philosophie bantoue de l’Afrique australe :
«Ubuntu : Je suis parce que tu es; je suis parce que nous sommes !».
En ce 35e anniversaire de l’IREF, le moment est venu de nous dire mutuellement, en entonnant le refrain de cette chanson de Gilles Vigneault devenue la chanson emblématique des anniversaires de naissance au Québec:
ChèrEs IREFien·ne, c’est à ton tour de te laisser parler d’Amour !!!
ChèrEs IREFien·ne·s, c’est votre tour de vous laisser parler d’Amour !!!
ChèrEs IREFien·ne·s, c’est notre tour de nous laisser parler d’Amour !!!
Iréfiennement et Iréfièrement vôtre,
Gina Thésée, Directrice de l’IREF (2026 -2029), Montréal, le 23 janvier 2026
Pour suivre les activités à venir à l'Institut de recherches et d'études féministes (IREF) ou savoir quand aura lieu la prochaine assemblée de l'Institut, voici le lien vers notre calendrier en ligne à rajouter dans vos favoris.
FéminÉtudes est une revue étudiante, féministe et multidisciplinaire. La revue est née en 1995 de l’initiative d’étudiantes féministes dans l’intérêt de partager leurs recherches et de créer un groupe affinitaire. Depuis, elle publie en moyenne un numéro par an ou par deux ans. Toutes les contributions passent par un processus de révision par les pairs. La revue est autogérée par des collectifs de rédaction bénévoles et elle est soutenue par l’Institut de recherches et d’études féministes (IREF) de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Les numéros sont disponibles en libre accès sur le site web, ainsi que dans certaines librairies montréalaises indépendantes.
Au fil des ans, FéminÉtudes a réussi à se bâtir une réputation et une légitimité dans le champ de la recherche en études féministes, car elle offre une tribune aux travaux et aux réflexions de nombreux·ses étudiant·es. Au-delà de la recherche, c’est également pour l’avancement des luttes féministes que FéminÉtudes souhaite continuer à grandir.
2. Numéros : Accédez aux numéros archivés (1 à 20) disponibles en PDF, ainsi qu’aux numéros récents (à partir du numéro 21) en libre accès, disponibles en HTML et en PDF.
3. Carnets de recherche : Explorez nos publications dans « Perspectives écoféministes » et « Recherches actuelles », nos deux carnets de recherche. Il s’agit de numéros ouverts : n’hésitez pas à soumettre vos contributions !
Violences, savoirs et care: Qu’en est-il de la santé?
Limite: 5000 mots Types de contributions acceptées: créations (poésie, réflexion, nouvelle, etc.), articles scientifiques, essais, analyses littéraires, art visuel, photos, etc.
Dans un contexte où la santé est de plus en plus considérée comme une expérience multidimensionnelle et socialement construite, des voix issues de diverses perspectives interrogent les conceptions traditionnelles du soin et remettent en question la suprématie médicale. Des initiatives émergent en dehors des cadres institutionnels pour explorer des formes alternatives de soutien et de guérison, mettant en lumière les limitations et les injustices systémiques présentes dans les milieux de soin. Des réflexions sur la diversité des expériences de santé, l'accès aux soins, les discriminations vécues et la nécessité d'une approche intersectionnelle du care émergent, invitant à repenser la santé et le soin dans toute leur complexité et leur diversité, au-delà des paradigmes conventionnels et centrés sur le médical.
Date limite: 5 SEPTEMBRE 2024 feminetudes.textes@gmail.com
La revue FéminÉtudes des personnes étudiantes à l'UQAM qui intègrent des perspectives féministes dans leurs recherches et créations a lancé son 24e numéro intitulé Marges & Intersectionsà la librairie L'Euguélionne le 7 déc. 2023. La revue est également disponible à l'IREF (20$ en argent comptant).
Marges & Intersections regroupe les contributions de:
La capsule vidéo Accueillir la diversité de genre en contextes pédagogique et professionnelmise en ligne en avril 2022 aborde les bonnes pratiques d’accueil, d’enseignement et de recherche qui favorisent le bien-être et la réussite des personnes trans, non binaires et queers à l’université. La capsule s’adresse au corps enseignant et au personnel employé des universités québécoises.
Ces projets sont élaborés afin de favoriser une pédagogie inclusive à l’Institut de recherches et d’études féministes de l’Université du Québec à Montréal (IREF) en collaboration avec le Carrefour technopédagogique de l’UQAM.
Créé en 1990, l’Institut de recherches et d’études féministes a pour mission de promouvoir et de développer la formation et la recherche féministes dans une perspective interdisciplinaire. Il constitue un regroupement de plus de 700 membres professeur·e·s, chercheur·e·s, chargé·e·s de cours, professionnel·le·s, étudiant·e·s de l’UQAM, ainsi que des membres associé·e·s.