Après un franc succès à sa première édition, cette deuxième mouture est envisagée pour créer des espaces de partage autour des questions féministes. L’idée est d’offrir aux Cégeps des conférences / rencontres avec des personnes étudiantes de l’UQAM qui viendraient présenter leur recherche de deuxième ou troisième cycle. Il s’agit d’une occasion unique de sensibiliser la communauté collégiale aux enjeux féministes à travers la mobilisation de savoirs et de connaissances féministes vulgarisés, en plus de créer des ponts entre les milieux collégial et universitaire.
Les cinq membres étudiants de l’IREF pourront présenter à deux reprises leur conférence (20 à 30 minutes suivi d’une période de discussion). L'octroi des conférences se fera donc par ordre d'arrivée. Si vous êtes intéressé·e à organiser une conférence féministe dans le cadre de l'un de vos cours ou encore de la semaine d’activités de votre Cégep de la prochaine année scolaire, écrivez-nous à foirefeministe.iref@gmail.com. Si plus d’une conférence vous intéresse, prière de préciser votre ordre de préférence. À savoir, l’IREF couvre les cachets des personnes conférencières et les présentations se tiendront entre janvier et avril 2026.
Sept Cégeps participants: Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec; Cégep Marie Victorin; Cégep du Vieux Montréal; Collège Ahunstic; Collège Montmorency; Cégep Saint-Laurent; Cégep André-Laurendeau.
(Complet)-Sandrine Décarie (Histoire de l’art)-Titre : Réfléchir les inégalités de genre à travers les modalités du cauchemar et de l'ironie: regard sur l'œuvre de l'artiste surréaliste Mimi Parent (1924-2005)
- 24 mars - l'Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec
- 25 mars - Cégep Marie Victorin
Description : Cette recherche inédite explore la place des femmes dans le mouvement surréaliste, longtemps marqué par le patriarcat. À travers une perspective féministe, elle met en lumière l’œuvre de Mimi Parent, artiste québécoise dont les créations mêlant peinture et objets questionnent le corps féminin et l’espace domestique. Fondée sur un important travail d’archives à Paris, cette étude révèle comment Parent et d’autres artistes ont transformé les marges du surréalisme en un espace de résistance créative et critique.
Biographie : Passionnée par l’histoire de l’art, Sandrine Décarie a complété un baccalauréat à l’UQAM et elle poursuit actuellement une maîtrise dans le même domaine, sous la direction d'Edith-Anne Pageot. Membre de l’IREF et du CRILCQ, elle s’intéresse particulièrement à la place des femmes dans le mouvement surréaliste et dans l’histoire de l’art. Ses recherches portent sur l’artiste Mimi Parent, dont les œuvres interrogent avec sensibilité et audace la construction du genre et les normes binaires. Parallèlement à son parcours universitaire, elle occupe le poste de coordonnatrice de la revue savante Le Carnet et elle développe une pratique artistique multidisciplinaire en tant que tatoueuse, céramiste et peintre. Elle a également fondé le studio Mille excuses, un espace de création et de partage qui vise à soutenir les artistes émergent.es et à renforcer les liens au sein de la communauté artistique.
Disciplines : Surréalisme-Représentation, Femmes et art, Archives, Construction d genre et sexisme en histoire de l'art
(Complet) Valérie Sagine Toussaint (Science politique)-Titre : La construction de la migrante haïtienne « illégale » et « indésirable » en contexte de migration et le contrôle de son corps
- 17 février - Collège Ahunstic
- 16 avril - Cégep du Vieux Montréal
Description : Cette présentation analyse comment le corps des migrantes haïtiennes est construit comme « illégitime » et soumis à un contrôle social et politique hérité du colonialisme. En s’appuyant sur les écrits de féministes noires, elle montre que les stéréotypes raciaux et sexistes associés à la figure de la Jézabel continuent d’influencer les politiques migratoires et reproductives, déshumanisant ces femmes et renforçant les rapports de pouvoir raciaux et de genre.
Biographie : Valérie Sagine Toussaint est candidate à la maîtrise en science politique à l’UQAM, spécialisée en études féministes. Ses recherches portent sur l’anti-haïtianisme genré, les violences institutionnelles, le féminisme haïtien et les migrations intra-caribéennes. Passionnée par les enjeux sociaux, elle s’intéresse particulièrement aux inégalités, aux discriminations ainsi qu’au transfert des connaissances pour sensibiliser et outiller les communautés.
Disciplines : Décolonisation, Immigration, Femmes et corps, Féminisme noir et féminisme haïtien
Complet - Ophélie Lacroix (Communication) -Titre : « Tu sais, ce n’est pas lui qui va se poser ces questions-là » : la contraception et l’avortement dans les balados québécois
- 25 février - Cégep du Vieux Montréal
- 28 avril - Collège Montmorency
Description : Cette présentation expose les principaux résultats d’une recherche portant sur les discours de balados québécois traitant de contraception et d’avortement. Elle propose une réflexion sur la responsabilité des femmes dans le contrôle de la fertilité et sur le rôle des médias numériques dans la diffusion des discours sur la sexualité et la santé reproductive. Cette présentation invite ainsi à jeter un regard approfondi sur des enjeux liés à la « charge contraceptive » et à son équivalent pour l’avortement.
Biographie : Ophélie Lacroix poursuit un doctorat en communication et en études féministes à l'UQAM, après y avoir complété une maîtrise dans la même spécialisation. Ses recherches portent sur les discours et les pratiques numériques liés à la santé sexuelle et reproductive pour examiner comment ces espaces participent aux reconfigurations idéologiques (anti)féministes. Ophélie est membre étudiante de l'Institut de recherche en études féministes de l'UQAM (IREF), du Réseau québécois en études féministes (RéQEF) ainsi que du Laboratoire sur la communication et le numérique (LabCMO).
Disciplines : Médias et culture, Santé et société
Complet -Sony Carpentier (Sociologie)- Titre : Homomasculinités et rejet du féminin | Comment la domination masculine configure des hiérarchies chez les hommes homosexuels et/ou queers
- 2 mars - Cégep Saint-Laurent
- 10 avril - Cégep Saint-Laurent
Description : Cette conférence examine comment des hommes homosexuels et queers décrivent le masculin et le féminin, et comment ces représentations hiérarchisent les identités au sein de la communauté. En s’appuyant sur la sociologie des masculinités et une perspective féministe matérialiste, la recherche montre que ces discours reproduisent les rapports de pouvoir entre les genres.
Biographie : Originaire du Témiscamingue, Sony Carpentier est étudiant au doctorat en sociologie à l’UQAM. Il détient un baccalauréat en communication, profil télévision et une maîtrise en sociologie de l’UQAM, ainsi qu’un certificat en journalisme de l’Université de Montréal. Il s’intéresse aux masculinités dans une perspective féministe. Son mémoire de maîtrise portait sur les hiérarchies de masculinités entre les hommes homosexuels et/ou queers. Pour sa thèse, ses intérêts de recherche se concentrent sur l’apprentissage des normes de masculinité chez les adolescents.En dehors du milieu universitaire, Sony est également réalisateur pigiste. Il a notamment travaillé à Radio-Canada, où il a contribué au lancement du service d’actualité jeunesse MAJ. Durant ses années au sein du diffuseur public, il a remporté plusieurs prix et distinctions, dont deux prix Gémeaux.Il considère essentiel de rendre la recherche accessible à différents publics. Bien que la traduction scientifique puisse représenter un défi, elle apparait nécessaire pour aspirer à une société plus éduquée et une démocratie saine.
Disciplines : Savoirs et pratiques féministes, Masculinités, Homomasculinités
Complet - Audrey Pepin (Science politique)-Titre : Le féminisme à l’ère d’Instagram : entre soin et performance de soi
- 19 mars - Cégep André-Laurendeau
- 28 avril - Collège Montmorency
Description : Cette conférence propose d’explorer le féminisme en ligne à travers le concept de « reconstruction de l’intime », où les expériences personnelles — notamment liées à la santé mentale et au bien-être — acquièrent une portée politique. En analysant des publications Instagram, les participant·e·s réfléchiront aux tensions entre émancipation féministe et dynamiques néolibérales, et développeront un regard critique sur les liens entre militantisme numérique, intimité et santé mentale.
Biographie : Audrey Pepin est candidate à la maîtrise en science politique avec une concentration en études féministes à l’Université du Québec à Montréal. Ses recherches s’inscrivent à la croisée des communications, de la science politique et des études féministes. Elle s’intéresse particulièrement aux formes contemporaines de militance féministe en ligne et à leur potentiel de transformation sociale et politique. Son mémoire de maîtrise explore les reconfigurations féministes de l’intime sur le média social Instagram. Elle est membre du Collectif Action Politique et Démocratie (CAPED), du Laboratoire sur la communication et le numérique (LabCMO) et du Réseau Québécois en Études Féministes (RéQEF).
Disciplines : Médias et culture, Santé, santé mentale, société, savoirs et pratiques féministes
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