• Calendrier des activités de l'IREF
     

Étiquette : 8 mars

Mot de la directrice de l’IREF, Gina Thésée (8 mars 2026)

8 MARS 2026 : JOURNÉE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES*

* Le symbole graphique de l’astérisque* utilisé à l’IREF, rend compte de l’inclusivité; de l’écriture inclusive, féministe et épicène. Parce que les recherches et les études féministes ne cloisonnent pas les savoirs, au contraire, elles se battent contre l’enfermement imposé aux Femmes*

8 mars 2026 au Canada : Donner pour recevoir

Non ! Non ! Et Non ! Nous, les Femmes*, nous ne sommes pas en vie pour cela et nous nous ne donnons pas la vie à nos filles et à nos fils pour cela, ce monde profondément dystopique, cette furie, ces conflits, ces guerres, ces violences.

En ce 8 mars 2026, Journée internationale des droits des Femmes*, au Canada, le thème retenu est Donner pour recevoir. Au-delà de son sens premier, ce thème m’incite à réfléchir à ce que les Femmes* donnent au monde et à ce qu’elles reçoivent en retour. Les Femmes* ne font que donner. Elles ont donné, elles donnent et donneront encore. Elles donnent la Vie ! Elles donnent les conditions de la Vie ! Elles donnent l’Amour ! Elles donnent la Sécurité ! Elles donnent la Paix ! Elles donnent leur Temps ! Elles donnent l’Éducation ! Elles donnent les Soins ! Elles donnent la Santé ! Mais, que reçoivent les Femmes* en retour de tout ce qu’elles donnent, en tout temps et généreusement, au monde ?

Ci-dessous, chacune des questions semble ouvrir toute grande une fenêtre sur le champ des recherches et des études féministes :

Quelle que soit l’époque historique, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quel que soit l’espace géographique, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quel que soit le contexte géopolitique, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quel que soit le courant social ou le mouvement social, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quelle que soit la culture, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quelle que soit la religion, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quelle que soit l’éducation, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quelle que soit la classe socioéconomique, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quel que soit le champ disciplinaire, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quelle que soit la langue, quel que soit le langage, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quelle que soit l’institution, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quelle que soit la profession, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quel que soit le métier, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quel que soit le groupe d’âge, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quel que soit le groupe racial, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quel que soit le groupe ethnique, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quelle que soit la nationalité, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quel que soit l’environnement local et global, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quel que soit le sport, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quelle que soit la forme artistique, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quelle que soit la technologie, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quel que soit le monde numérique, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quel que soit le réseau social, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quel que soit l’état de santé physique, que reçoivent les Femmes* en retour ? Quel que soit l’état de santé mentale, que reçoivent les Femmes* en retour ?

Sous toutes les latitudes et les longitudes de notre planète Terre, hier et aujourd’hui encore, les vies des Femmes* sont tissées dans des violences multiples qui sont à la fois systémiques (vécues dans tous les systèmes du social), systématiques (vécues dans toutes les situations de leur vie) et chroniques (vécues en tout temps, soit effectivement, soit potentiellement). Ici et là, les violences sont niées, minimisées ou banalisées; ici et là, les violences sont pleinement assumées, largement diffusées et idéologiquement encouragées. Sous des formes implicites, larvées ou insidieuses, ou bien, sous des formes explicites, ouvertes ou assenées, les violences subies font partie inhérente de la vie des Femmes*, de leur berceau à leur tombe, en passant par la résidence conjugale. Selon Hannah Arendt, il s’agit de «la banalité du mal».

 Dis-moi Awa, aurais-je raison? La plus terrible des guerres se passe dans nos maisons. Émeline Michel, chanteuse haïtienne, dans sa chanson multilingue Awa (2008)

Sous toutes les latitudes et sous toutes les longitudes de notre planète Terre, hier et encore aujourd’hui, les identités (rapports à soi), altérités (rapports à l’Autre) et citoyennetés (rapports à la Cité) des Femmes* sont brutalisées, spoliées, opprimées, brutalisées, mutilées, violées, féminicidées.

Ces violences s’exercent, sans exception, dans tous les systèmes du social : artistique, conjugal, éducatif, institutionnel, légal, médiatique, médical, politique, professionnel, religieux, scolaire, sportif, universitaire, technologique. Elles en sont atteintes dans toutes les dimensions de leur Être : leur Corporéité, leur Affectivité, leur Intellectualité, leur Spiritualité, leur Socialité.

  • Dans leur Corporéité, les Femmes* subissent des violences sous diverses formes : anatomiques, génitales, genrées, obstétricales, physiques, reproductives, sexuelles.
  • Dans leur Affectivité, les Femmes* subissent des violences sous diverses formes : émotionnelles, genrées, psychologiques, représentationnelles, sexuelles.
  • Dans leur Intellectualité, les Femmes* subissent des violences sous diverses formes : cognitives, épistémologiques, genrées, sexuelles.
  • Dans leur Spiritualité, les Femmes* subissent des violences sous diverses formes : genre, être Femme, présence au monde, sens de l’être au monde, sens de la vie.
  • Dans leur Socialité, les Femmes* subissent des violences sous diverses formes : bâillonnement, chosification, disqualification, domination, exclusion, hypersexualisation, infantilisation, infériorisation, invalidation, invisibilisation, minorisation, mutilation, objectification, oppression, pétrification, suppression.

8 mars 2026 au Québec : Générations Deboutte ! ou Fanm Doubout !

En ce 8 mars 2026, « Journée internationale des droits des Femmes* », au Québec, le thème retenu est Générations Deboutte ! En créole, cela peut se traduire par Tout Fanm Doubout ! 

Faisant écho, notamment, à la chanson créole Fanm Doubout ! du trio féminin guadeloupéen Zouk Machine (2007)

Devant les violences systémiques, systématiques et chroniques qui s’abattent sur les Femmes, et devant les forces de ressac qui, aux échelles locales, régionales, nationales et mondiale, s’attaquent aux moindres avancées en matière des droits des Femmes, il faut être et rester debout pour lutter, debout pour dire «Non !»

Ce faisant, Générations Debout ! Ou Tout Fanm Doubout ! devient un impératif, à la fois éthique et épistémologique, écologique et politique, collectif et praxéologique. Générations Debout ! ou Tout Fanm Doubout !  s’inscrit dans un réel humanisme, c’est-à-dire, un humanisme résolument féministe, inclusif de toutes les Femmes* et constitué de la grande pluralité des féminismes. Le mois de mars, et pas seulement la journée du 8 mars, serait alors le mois des luttes continues (passées, présentes et à venir) à l’échelle mondiale pour les droits de toutes les Femmes* !

Le mois de mars : Le mois de mémoire des Luttes mondiales, des Féministes et d’actions contre les violences faites aux Femmes* et pour les droits de toutes les Femmes*!

En créole, le « t» à la fin d’un mot est prononcé comme le «te» terminal ou le «tte» terminal en français. (Note de l’autrice) Lien YouTube vers la chanson Fanm Doubout

Luttes par la Corporéité

  •  Tout Fanm Doubout ! Pour courir, fuir, marronner !
  •  Tout Fanm Doubout ! Pour sentir, ressentir, devenir !
  •  Tout Fanm Doubout ! Pour crier, mobiliser notre colère, s’incarner !

Luttes par l’Affectivité

  •  Tout Fanm Doubout ! Pour se comprendre, s’alléger, s’aimer !
  •  Tout Fanm Doubout ! Pour dire, se dire, guérir !
  •  Tout Fanm Doubout ! Pour ré/imaginer, rêver, créer !

Luttes par l’Intellectualité

  •  Tout Fanm Doubout ! Pour étudier, lire, écrire !
  •  Tout Fanm Doubout ! Pour écouter, apprendre, comprendre !
  •  Tout Fanm Doubout ! Pour débusquer, dénoncer, déchouquer !

Luttes par la Spiritualité

  •  Tout Fanm Doubout ! Pour manifester notre présence au monde, Être !
  •  Tout Fanm Doubout ! Pour s’émanciper, se libérer, aimer !
  •  Tout Fanm Doubout ! Pour déguster, chanter et danser la Vie !

Luttes par la Socialité

  •  Tout Fanm Doubout ! Pour marcher, cheminer ensemble, se rencontrer !
  •  Tout Fanm Doubout ! Pour dialoguer, se solidariser, s’inspirer mutuellement !
  •  Tout Fanm Doubout ! Pour, Dé/Re/Co/construire le passé, le présent, l’avenir !

Iréfiennement et Iréfièrement vôtre, Gina Thésée, directrice de l’IREF, Montréal, le 8 mars 2026

8 mars à L’Institut de recherches et d’études féministes

Institut de recherches et d’études féministes (IREF) à l’UQAM

Communiqué de presse

Bientôt 1000 personnes diplômées et plus de 80 membres professeur.e.s

Montréal - 8 mars 2021- L’Institut de recherches et d’études féministes de l’UQAM célèbre cette année ses trente ans de formation et d’expertise en recherche

Bientôt 1000 personnes diplômé.e.s en études féministes à l’UQAM

L’IREF compte bientôt 400 personnes qui ont diplômées au certificat en études féministes auxquelles s’ajoutent plus de 550 attestations d’une concentration en études féministes. (https://iref.uqam.ca/diplome-e-s/ )

Plus de 80 membres professeur.e.s et professeur.e.s associé.e.s à son actif

L’IREF possède des ancrages dans un grand nombre de disciplines qui couvrent des réalités et des besoins diversifiés. L’une des richesses des études féministes à l’UQAM est de constituer une discipline au carrefour des savoirs, au sein de laquelle l’interdisciplinarité permet de se pencher aussi bien sur des enjeux liés à la santé qu’aux questions littéraires, sociales et politiques. (https://iref.uqam.ca/membres/professeur-e-s/)

À l’affût des champs de recherches innovantes

Selon Thérèse St-Gelais, professeure au Département d’histoire de l’art et directrice actuelle de l’institut : « l’IREF est un lieu de circulation des savoirs féministes qui participe à la signature de notre institution, un lieu où la formation en études féministes consolide notre place au sein des universités québécoises tout en prenant soin, comme nous le faisons déjà, de demeurer à l’affût des champs de recherches innovantes qui nous gardent toujours en action et ce faisant, nous préservent de l’institutionnalisation des savoirs. »

Depuis trente ans, l’IREF s’engage à soutenir les personnes étudiantes et les chercheur.e.s dont l’objectif est de mettre en avant des savoirs plus inclusifs et pluriels.

Depuis le début des années 1980, les études féministes font partie du paysage universitaire québécois. Si elles s’attachaient il y a trente ans à produire des savoirs autour de la condition des femmes, elles ont élargi depuis le spectre de la discipline et constitué un champ de connaissances variées ancrées dans les enjeux de société actuels. Partant d’une mineure en études féministes, l’IREF s’est enrichi d’un certificat et d’une concentration aux trois cycles. Des études féministes en regard de la culture populaire, de l’islam, de l’antiracisme, pour ne nommer que ces thématiques (https://iref.uqam.ca/cours-fem/), l’IREF s’est avéré chef de file dans la francophonie quant à la création d’une discipline universitaire reconnue avec ses propres concepts et ses analyses novatrices aux plans social et culturel.

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Pour renseignements : Caroline Désy, responsable des communications à l’IREF (desy.caroline@uqam.ca) https://iref.uqam.ca/

Institut de recherches et d'études féministes

Créé en 1990, l’Institut de recherches et d’études féministes a pour mission de promouvoir et de développer la formation et la recherche féministes dans une perspective interdisciplinaire. Il constitue un regroupement de plus de 700 membres professeur·e·s, chercheur·e·s, chargé·e·s de cours, professionnel·le·s, étudiant·e·s de l’UQAM, ainsi que des membres associé·e·s.

Coordonnées

Institut de recherches et d’études féministes
Université du Québec à Montréal
400, rue Sainte-Catherine Est
Montréal (Québec) H2L 2C5