• Logo du 30e anniversaire de l'IREF - 18 décembre 2020 - collaboration avec le Service des communications

Auteur : van_der_a

L’injustice épistémique: un concept pertinent pour les études féministes

Amandine Catala, professeure au Département de philosophie, membre de l’IREF, plaide pour la participation des groupes non dominants à la production et à la diffusion des connaissances.

Une personne subit une injustice épistémique si elle n’est pas adéquatement crue ou comprise parce qu’elle appartient à un groupe social non-dominant (p.ex., femmes, minorités sexuelles, Autochtones, personnes racisées comme non-blanches, personnes handicapées ou neurodiverses).

Titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur l’injustice et l’agentivité épistémiques, la professeure a obtenu, l’an dernier, une subvention dans le cadre du programme Savoir du CRSH pour un projet de recherche intitulé «Savoirs et esprits minorisés: pour une conception inclusive de l’agentivité et de l’injustice épistémiques».

À l’occasion de la Journée internationale des personnes handicapées, le 3 décembre, Amandine Catala était en entrevue avec Actualités UQAM concernant son projet de recherche : «L’adjectif «épistémique» fait référence à la connaissance. Le terme d’agentivité réfère quant à lui au fait d’agir. L’expression «agentivité épistémique» réfère donc à tout ce que nous pouvons faire avec la connaissance: par exemple, l’utiliser, la produire ou la transmettre.

Ainsi, il est possible qu’une personne qui tente de contribuer à un échange ne soit pas prise au sérieux en raison de biais chez l’interlocuteur. Par exemple, un juge qui ne croit pas le témoignage d’une victime parce que la victime est une femme; une médecin qui ne croit pas les symptômes que lui décrit un patient noir parce que le patient est noir; un étudiant qui ne reconnaît pas l’expertise d’un professeur en situation de handicap parce que le professeur est en situation de handicap; ou un enseignant qui conseille à un élève autochtone de ne pas faire d’études universitaires parce que l’élève est autochtone.

Ou encore, il est possible que l’expérience des membres de groupes non dominants soit mal comprise en raison de biais dans les outils interprétatifs (soit les représentations sociales, les mots, les concepts) que la société utilise pour interpréter différentes situations ou expériences. Comme ces outils interprétatifs sont produits principalement par les groupes dominants, ils ont tendance à ignorer ou à stigmatiser la situation des groupes non dominants. L’expérience de ces derniers sera donc moins facilement communicable ou compréhensible. Par exemple, quand le terme de harcèlement sexuel n’existait pas encore, les femmes qui subissaient cette situation ne pouvaient pas communiquer comme telle leur expérience de harcèlement sexuel. Selon les outils interprétatifs dominants, leur situation était (inadéquatement) caractérisée comme de la drague inoffensive ou comme une attention dont elles devraient se réjouir et non se plaindre.»

Lire la suite de l’entrevue dans Actualités UQAM

Vous pouvez l’écouter expliquer le concept dans la vidéo enregistrée lors de la journée d’études organisée par l’IREF, le 30 mai 2019: L’injustice épistémique : un concept pertinent pour les études féministes.

En études féministes, Amandine Catala, enseigne les cours :

«Qui filme qui? Vers des représentations équilibrées devant et derrière la caméra»

«Qui filme qui? Vers des représentations équilibrées devant et derrière la caméra», une recherche réalisée par les membres IREF, Anouk Bélanger, professeure du Département de communication sociale et publique , et Francine Descarries, professeure du Département de sociologie avec le soutien de Réalisatrices Équitables (RÉ), du Réseau Québécois en études féministes (RéQEF), du Service aux collectivités de l’UQAM (SAC) et de la Fondation Solstice. Lire l’article dans Actualités UQAM

Revue de presse:

Monitorat en études féministes à l’UQAM (7+8/14+15-déc.2021)

Besoin d’aide pour arriver à la fin de session?

En cette fin de session qui approche à l’UQAM, l’IREF, en collaboration avec la Faculté des sciences humaines, propose un monitorat en études féministes.

Ce monitorat s’adresse aux personnes étudiantes du certificat et de la concentration en études féministes, pour répondre à vos questions relatives aux théories, pratiques et méthodologies féministes (compte rendu, travaux de recherche, sources bibliographiques et citations, etc.).

mardi – 7 déc. et 14 déc. de 11h à 13h30

mercredi – 8 déc. et 15 déc. de 11h à 13h30

Vous pouvez écrire à la monitrice de l’IREF, Audrey Rochon, rochon.audrey.3@courrier.uqam.ca pour toutes vos questions au sujet de vos travaux de fin de session en études féministes et SURTOUT, pour prendre rendez-vous dans les locaux de l’IREF au Pavillon Hôtel de ville situé au:

Local VA-2200
210, rue Sainte-Catherine Est
Montréal (Québec) H2X 1L1

ou pour la rencontrer sur Zoom aux dates indiquées https://uqam.zoom.us/j/81425065628

Nouveaux points de vente pour acheter la revue étudiante FéminÉtudes no.23

23e numéro de FéminÉtudes, « Futurs & Projections »

Membres IREF, vous pouvez passer à l’IREF (local VA-2200) pour acheter une copie, au coût de 20$, en argent comptant. Les revues, sont disponibles en nombres limités!

Sinon, également disponible à ces points de vente:

Les graphistes: Chloé Gastinel et Elen Kolev ✨

Suivez la page Facebook pour vous tenir au courant des appels à contributions et des événements de la revue.

Concours professeur·e invité·e à l’IREF (2022-2023) Échéance: 30-01-2022

Concours de l’IREF – Professeur·e invité·e

Année universitaire 2022-2023

Consulter la version pdf

Objectifs

Accueillir une personne titulaire d’un doctorat pour un séjour de recherche à titre de professeur·e invité·e à l’Institut de recherche et d’études féministes de l’UQAM.

Description

Créé en 1990, l ’Institut de recherches et d’études féministes a pour mission de promouvoir et de développer la formation et la recherche féministes dans une perspective interdisciplinaire. Il constitue un regroupement de plus de 660 membres (en date de septembre 2021) issus du corps professoral, du personnel enseignant, du personnel de soutien, du milieu de la recherche et des personnes étudiantes.

Avec cette offre de séjour de recherche au sein de l’Institut de recherche et d’études féministes de l’UQAM pour une période comprise entre 4 et 8 mois (une ou deux session), les personnes sélectionnées bénéficient du titre de professeur·e associé·e à l’UQAM (accès aux bibliothèques et aux espaces de l’université).

L’équipe de l’Institut, encourage les collaborations étroites et directes avec les membres et la participation aux activités d’études et de recherche de l’IREF.

Accès, espace et financement

L’IREF met à la disposition de la personne sélectionnée, un accès aux services de l’Université, un bureau de travail, une ligne téléphonique et s’assure d’obtenir le statut de professeur.e associé.e à l’UQAM.

Le financement disponible est de 800 $, géré par l’IREF, pour la durée du séjour et sert à couvrir les dépenses liées :

  • à l’organisation d’activités publiques (colloques, séminaires, présentations, etc.)
  • à la reproduction de textes (impression, droits d’auteurs)
  • aux frais de représentation dans le cadre de rencontre de réseautage.

Toutes autres dépenses ou frais sont à assumer par d’autres sources de financement.

Processus d’évaluation et de sélection :

Admissibilité :

  • Être titulaire d’un doctorat
  • Démontrer la pertinence de ses activités de recherche en lien avec les objectifs de l’IREF.

Sélection :

La sélection est faite par le Conseil de l’IREF sur recommandation du comité d’évaluation, composé de membres professeurs.es de l’IREF.

Les critères suivants sont pris en compte :

  • Résultats escomptés du séjour sur le parcours de la personne candidate au niveau de la recherche
  • Rayonnement des activités de partage des connaissances envisagées durant le séjour
  • Activités de réseautage possible entre la personne candidate et les chercheur·e·s/partenaires de l’IREF
  • Cohérence du projet de recherche proposé en lien avec les axes et thèmes de recherche de l’IREF

Dossier de candidature :

  • CV
  • Lettre de présentation précisant :
  • les liens avec les thématiques de l’IREF
  • les activités de mobilisation des connaissances envisagées (grande conférence, atelier, journée d’étude, colloque, publication, capsule de formation, etc.)
  • la durée et les dates du séjour

Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur dossier de candidature à iref@uqam.ca au plus tard le 30 janvier 2022

Hiver 2022: Séminaire en études féministes et communication au niveau maîtrise

Aux personnes étudiantes inscrites à la maîtrise avec une concentration en études féministes. Si vous êtes à la recherche de votre 2e séminaire obligatoire en études féministes, il y a ce cours avec une approche en études culturelles qui pourrait vous intéresser:

COM8110.30 – RECHERCHES FÉMINISTES EN COMMUNICATION

Hiver 2022. Mercredi, 14 h à 17 h, Prof. Michelle Stewart, Département de communication sociale et publique

Description

Ce cours prend comme point de départ la pertinence–à la fois commune et contestée–du genre comme catégorie analytique et politique. Récemment, Judith Butler a sonné l’alarme par rapport à un mouvement réactionnaire et international qui lutte contre «l’idéologie de genre».

«To ask questions about gender, that is, how society is organized according to gender, and with what consequences for understanding bodies, lived experience, intimate association, and pleasure, is to engage in a form of open inquiry and investigation, opposing the dogmatic social positions that seek to stop and reverse emancipatory change. And yet, ‘gender studies’ is opposed as “dogma” by those who understand themselves on the side of ‘critique’» (« Why is the idea of ‘gender’ provoking backlash the world over? » The Guardian. 23 oct. 2021. 

Notre tâche sera de comprendre les enjeux communicationnels autour de ces contestations. Pour le faire, nous aborderons des grands enjeux féministes en communication : la pertinence de la notion du genre, la production de savoir et les rapports de pouvoir, les connaissances situées, les théories de positionnement, les études de masculinité, le féminisme intersectionnel et queer. La critique des méthodes déployées par des chercheuses et chercheurs féministes sera également étudiée afin d’éclairer la manière dont les débats intellectuels propres à ce champ d’études conduisent à des actions pratiques.

Pour illustrer celles-ci, nous analyserons des études de cas au cœur des recherches féministes actuelles : les transformations des relations de pouvoir politiques, médiatiques et technologiques, les enjeux de représentations dans les médias, le harcèlement et la violence médiatisés en lien avec les identités de genres ou d’orientation sexuelle, l’expression des luttes féministes et des mouvements d’émancipation à l’ère de l’internet.  Surtout, le séminaire se donne en forme d’atelier qui mettra à l’avant-plan le partage et développement de vos questions et projets de recherche.

Admission hiver 2022 en études féministes, date limite: 1er décembre

Pour faire une demande d’admission en études féministes, veuillez suivre les étapes suivantes :

Études féministes (code 4014)Certificat1er cycle
Études féministes (code F002)Concentration1er cycle
Études féministes (code F003)Concentration2e cycle
Études féministes (code F016)Concentration3e cycle

Étape 2 : Dans quels cas remplir une demande d’admission

Étape 3 : Faire votre demande d’admission et consulter les dates limites d’admission

Étape 4 : Transmettre les pièces requises et acquitter les frais d’admission

Étape 5 : Recevoir votre décision d’admission (étude des dossiers et temps de traitement)

Étape 6 : S’inscrire aux cours pour confirmer votre admission

Prise de position de l’IREF face au projet de loi 2

Extrait du procès-verbal de la RÉUNION ÉLECTRONIQUE (EXTRAORDINAIRE) du Conseil de l’IREF du 2 novembre au 5 novembre 2021

Prise de position de l’IREF pour les droits des personnes trans, non binaires, intersexes et non conformes dans le genre à leur autodétermination, et pour le retrait des articles 23, 24, 26, 30, 33, 41, 42, 43, 247 du projet de loi 2

RÉSOLUTION C-IREF-2021-255

ATTENDU      que les personnes trans, non binaires, intersexes et non conformes dans le genre ont droit à l’autodétermination en dehors de toute intrusion médicale, juridique, législative, sociale, culturelle sur la nature de leurs corps et de leurs organes génitaux;

ATTENDU      que l’article 41 du projet de loi 2 «Loi portant sur la réforme du droit de la famille en matière de filiation et modifiant le Code civil en matière de droits de la personnalité et d’état civil» cherche à introduire une distinction législative entre les personnes trans et les personnes cisgenres par le biais de l’ajout de «l’identité de genre» uniquement pour les personnes trans;

ATTENDU      qu’un tel ajout amène nécessairement le marquage des personnes trans sur leurs documents d’identité;

ATTENDU      que l’article 26 du projet de loi 2 «Loi portant sur la réforme du droit de la famille en matière de filiation et modifiant le Code civil en matière de droits de la personnalité et d’état civil» cherche à permettre aux enfants de 14 ans et plus de parents trans de refuser leur changement d’appellation sur leur certificat de naissance;

ATTENDU      qu’une telle disposition amène nécessairement une discrimination envers les parents trans;

ATTENDU      que l’article 23 du projet de loi 2 «Loi portant sur la réforme du droit de la famille en matière de filiation et modifiant le Code civil en matière de droits de la personnalité et d’état civil» cherche à introduire l’obligation de se soumettre à un traitement médical et à des chirurgies pour les personnes voulant changer de marqueur de sexe;

ATTENDU      que de telles chirurgies constituent une stérilisation forcée des personnes trans, en plus d’une pathologisation de leur identité;

ATTENDU      que l’article 30 du projet de loi 2 «Loi portant sur la réforme du droit de la famille en matière de filiation et modifiant le Code civil en matière de droits de la personnalité et d’état civil» cherche à introduire une distinction législative entre les personnes intersexes et les personnes dyadiques par le biais de la mention de sexe «indéterminé» uniquement pour les enfants intersexes;

ATTENDU      que l’article 24 du projet de loi 2 «Loi portant sur la réforme du droit de la famille en matière de filiation et modifiant le Code civil en matière de droits de la personnalité et d’état civil» cherche à introduire la détermination, dès que possible, du sexe de l’enfant intersexe;

ATTENDU      que la mention de sexe «indéterminé» amène nécessairement le marquage des personnes intersexes sur leurs documents d’identité;

ATTENDU      qu’une telle situation encourage les mutilations génitales sur les enfants intersexes dans un but de conformité à la binarité sexuelle;

ATTENDU      qu’un tel projet de loi constitue une atteinte grave aux droits des personnes trans, non binaires, intersexes, et non conformes dans le genre à leur autodétermination, ainsi qu’à leurs droits reproductifs;

ATTENDU      que les organismes communautaires par et pour les personnes trans, non binaires, intersexes et non conformes dans le genre sont les premiers à lutter contre ce projet de loi tel qu’il est présenté dans sa forme actuelle;

ATTENDU      qu’un tel projet de loi, de par la violence de ses dispositions, peut causer une détresse psychologique chez les membres trans de l’IREF;

Il est PROPOSÉ par Léo Lecomte, APPUYÉE par Geneviève Pagé, que l’Institut de recherches et d’études féministes à l’UQAM :

PUBLIE une prise de position claire pour les droits des personnes trans, non binaires, intersexes et non conformes dans le genre à leur autodétermination, et pour le retrait des articles 23, 24, 26, 30, 33, 41, 42, 43, 247 du projet de loi 2.

APPUIE PUBLIQUEMENT les organismes communautaires par et pour les personnes trans, non binaires, intersexes, et non conformes dans le genre dans leur lutte d’opposition au projet de loi 2 tel qu’il est présenté dans sa forme actuelle, notamment en relayant sur ses réseaux et auprès de ses membres les informations publiées par ces organismes.

COMMUNIQUE auprès de ses membres par le biais de son site web https://iref.uqam.ca/ les ressources disponibles pour les personnes trans, non binaires, intersexes, et non conformes dans le genre vivant une détresse psychologique.

ADOPTÉ À LA MAJORITÉ

Thérèse St-Gelais, directrice

Ressources LGBTQI+

Contrat d’assistant·e à l’édition et à la publication à l’IREF

L’institut de recherche et d’études féministes (IREF), est à la recherche d’un·e étudiant·e de 2e ou de 3e cycle inscrit·e à l’Université du Québec à Montréal pour un contrat d’assistant·e à l’édition et à la publication.

Date limite pour postuler : 15 nov. 2021 Consultez l’offre ici !

L’IREF publie régulièrement des offres d’emplois et des appels à contributions en lien avec les études féministes ou pour des personnes qui étudient en études féministes. Consultez régulièrement la page : https://iref.uqam.ca/appels-a-participations/

Institut de recherches et d’études féministes

Créé en 1990, l’Institut de recherches et d’études féministes a pour mission de promouvoir et de développer la formation et la recherche féministes dans une perspective interdisciplinaire. Il constitue un regroupement de plus de 660 membres professeur·e·s, chercheur·e·s, chargé·e·s de cours, professionnel·le·s, étudiant·e·s de l’UQAM, ainsi que des professeur·e·s et des membres associé·e·s.

Coordonnées

Institut de recherches et d’études féministes
Local VA-2200
210, rue Sainte-Catherine Est
Montréal (Québec) H2X 1L1