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Étiquette : sociologie

Décès de Yolande Geadah

Yolande Geadah (1950-2023) est décédée le 22 août 2023. Elle a été membre associée à l’IREF pendant de très nombreuses années.

Essayiste et féministe engagée, elle s’est impliquée dans différents dossiers ayant trait à la solidarité internationale, aux droits des femmes et à la justice sociale.

Elle a travaillé à l’AQOCI où elle a coordonné, entre autres, le comité Femmes et développement.

Les prises de position de cette citoyenne féministe n’ont pas toujours fait l’unanimité mais force est de reconnaître qu’elle a eu le courage de ses idées, l’audace d’en débattre et la détermination de ne jamais renoncer à faire reconnaître les droits des femmes, ici et ailleurs dans le monde. Le site Sisyphe recense ses publications : https://sisyphe.org/spip.php?auteur15

Elle laisse dans le deuil son époux, Rachad Antonius, professeur retraité du Département de sociologie de l’UQAM et ses deux fils, Marc et Gabriel.

Une commémoration aura lieu le jeudi 31 août entre 17 h et 20 h, au salon funéraire Urgel Bourgie, 1255, avenue Beaumont, Mont-Royal (QC), H3P 3J1. Une cérémonie religieuse aura lieu le lendemain, vendredi le 1er septembre à 10 h 30, en la Cathédrale St-Sauveur, 10025 Bd de l'Acadie, Montréal.

4 cours avec des perspectives en études féministes en mai et en juin 2023 à l’UQAM

Période de cours (intensive) : du 1er mai au 21 juin 2023. Inscriptions jusqu’au 5 mai 2023.
Les cours en études féministes pendant la session d’été 2023:

  1. un cours d'initiation aux études féministes FEM1100-01
  2. un cours de littérature sur Annie Ernaux LIT301N-10
  3. un cours sur la sociologie de la santé et les questions reliées au care SOC1230-20
  4. un cours en communication qui s'intéresse aux enjeux communicationnels entre les femmes de diverses régions du monde à l'ère de la mondialisation COM5170-10

FEM1100-01 Initiation aux études féministes au Campus de Longueuil – en mode asynchrone pour les personnes qui veulent commencer en études féministes et qui sont disponibles les samedis en mai et en juin. Le cours se donne au Campus de Longueuil, il y a des séances en présentiel et des séances à distance.

LIT301N-10 Annie Ernaux: Ernaux en héritage cours du Département d’études littéraires

  • S'initier à l'univers d'Annie Ernaux par la lecture et l'étude de quelques-unes de ses œuvres marquantes.
  • Étudier sa production critique et essayistique en lien avec les conditions idéologiques et sociologiques qui la façonne.
  • Approfondir l'esthétique et la poétique qui se dégage de ses romans.
  • Interroger l'ensemble de son œuvre en regard des théories féministes et des théories de la création.
  • Comprendre l'influence d'Annie Ernaux sur les pratiques littéraires contemporaines.
  • Observer son héritage dans le paratexte des récits de transfuges et des écritures de soi.

SOC1230-20Sociologie de la santé est un cours qui analyse des inégalités sociales de santé, y compris celles liées aux rapports de sexe, classes, ethnicité, etc., et des enjeux environnementaux liés à la santé.

COM5170-10Communication internationale et question de genre sur les différences de pouvoir et de ressources en matière d'enjeux communicationnels entre les femmes de diverses régions du monde à l'ère de la mondialisation. Une attention particulière sera accordée aux perspectives subalternes et postcoloniales.

Les personnes du certificat en études féministes peuvent s’inscrire en écrivant à : cert.etudes.feministes@uqam.ca ou concentrations.ef@uqam.ca pour les personnes intéressées à suivre une concentration en études féministes à l'intérieur de leur baccalauréat. Il est toujours possible de suivre un de ces 4 cours comme étudiant.e libre.

Prix d'excellence pour la professeure Chiara Piazzesi

Félicitations à notre membre Chiara Piazzesi, professeure au Département de sociologie, qui obtient le prix Louise-Dandurand du Fonds de recherche du Québec – Société et culture, assorti d’une bourse de 2 000 dollars, pour l’article intitulé «Selfies de femmes, négociation normative et production de culture visuelle sur Instagram et Facebook», publié dans la revue Recherches féministes. Première autrice de l’article, la professeure le cosigne avec la doctorante en sociologie Catherine Lavoie Mongrain.

Lire la suite dans l'article publié le 3 mars 2022 sur le site d'Actualités UQAM

Lire l’essai de Mélissa Blais pour commémorer le 6 décembre 1989

Cette année, il y a eu 18 féminicides au Québec.

Aujourd'hui, il y 32 ans, avait lieu la tuerie de l'École polytechnique de Montréal, un féminicide où 14 femmes ont été assassinées parcequ'elles étaient des femmes. Mélissa Blais, diplômée en histoire et en sociologie avec une concentration en études féministes, aujourd'hui professeure associée à l’IREF, est l'autrice de l’essai J'haïs les féministes publié en 2009 aux Éditions du remue-ménage. Toujours d'actualité, son ouvrage issu de son mémoire de maîtrise, éclaire les débats entre féminisme et antiféminisme encore présents derrière cette tragédie du 6 décembre 1989.

Mélissa Blais a répondu aux questions de Radio-Canada : Polytechnique : retour sur les racines antiféministes de cette tragédie.

L'IREF avait organisé un événement de commémoration des 30 ans de la tuerie de Polytechnique, le 29 novembre 2019, dans l'agora de l'UQAM, que vous pouvez regarder sur notre VIMEO: Où étiez-vous le 6 décembre?

«Qui filme qui? Vers des représentations équilibrées devant et derrière la caméra»

«Qui filme qui? Vers des représentations équilibrées devant et derrière la caméra», une recherche réalisée par les membres IREF, Anouk Bélanger, professeure du Département de communication sociale et publique , et Francine Descarries, professeure du Département de sociologie avec le soutien de Réalisatrices Équitables (RÉ), du Réseau Québécois en études féministes (RéQEF), du Service aux collectivités de l’UQAM (SAC) et de la Fondation Solstice. Lire l'article dans Actualités UQAM

Revue de presse:

Colloque Francine Descarries (21-22 oct. 2021)

Figure de proue du féminisme québécois

L’Institut est heureux de s’associer au RéQEF pour la tenue du colloque en l’honneur du travail intellectuel et de l’engagement de Francine Descarries, professeure au Département de sociologie de l'UQAM et membre fondatrice de l’IREF, il y a 30 ans. Réunissant étudiant·e·s, professeur·e·s, militant·e·s et chercheur·e·s, cet événement entend souligner les contributions de cette sociologue au développement des études féministes au Québec à travers différentes sphères. En s’articulant autour d’axes thématiques inspirés par la carrière fulgurante de Francine Descarries, ce colloque propose des réflexions importantes sur les avancées des études féministes au Québec, mais également sur ses perspectives futures.

Celui-ci aura lieu les 21 et 22 octobre 2021, en format hybride : les conférencières seront en présentiel pour la plupart, tandis que le public sera invité à y assister en ligne.

No.23, 2010, «Effets de la libéralisation des marchés sur les conditions de travail des Québécoises (1989-2005)»

Huit études de cas réalisées par Marie-Pierre Boucher et Yanick Noiseux sous la direction de Dorval Brunelle, Francine Descarries et Lyne Kurtzman
dans le cadre de la recherche 
Les effets des accords de commerce et de la libéralisation des marchés sur les conditions de travail et de vie des femmes au Québec, 1989-2005. Cahiers de l'IREF, no 23

 Plusieurs études ont mis en lumière les effets des accords de commerce et de la libéralisation des marchés des biens et des services sur les conditions de vie et de travail des femmes dans différentes régions du monde, mais ces recherches n’établissent pas clairement les liens entre les accords commerciaux de libre-échange, l’évolution du marché du travail et leurs impacts sur la division sexuelle du travail, ainsi que sur les conditions d’emploi des femmes. Ce que se proposent de faire les présentes études de cas, en examinant les changements dans le système d’emploi au Québec.

Partant de l’hypothèse que la libéralisation a des répercussions spécifiques sur les trajectoires professionnelles des femmes, l’objectif était de vérifier si les accords de libre-échange et les politiques de libéralisation des marchés entraînent une segmentation du système de l’emploi qui implique le maintien, voire le renforcement de la division sexuelle du travail. Pour le vérifier, nous avons examiné des secteurs où la main-d’œuvre féminine est importante ou sur-représentée et qui sont susceptibles de révéler des pratiques spécifiques de discrimination en fonction du sexe. Les études portent sur : 1) les travailleuses dans le secteur de la fabrication de vêtements; 2) l’usine de sandale Crocstm ; 3) les travailleuses de Wal-Mart; 4) les travailleuses dans le secteur des télécommunications; 5) les travailleuses dans le secteur financier; 6) les travailleuses dans les services de garde à la petite enfance; 7) les travailleuses dans les services d’aide à domicile; 8) les travailleurs migrants saisonniers et les aides familiales.

Au fil d’arrivée, les huit études de cas montrent clairement que les effets de la libéralisation et du néolibéralisme sont sexués. Elles mettent en évidence l’usage des dispositifs de la division sexuelle du travail et illustrent une re-hiérarchisation des rapports salariaux de sexe.Cette publication est disponible en libre accès

Tremplin, no.5, 2014, «Le mouvement trans au Québec. Dynamique d'une militance émergente»

Par Mickael Chacha Enriquez. Cahier de l'IREF, Collection Tremplin, No. 5, 132 pages, 2014

Tout comme aux États-Unis et en France, la militance trans est en plein essor au Québec depuis ces vingt dernières années. Cela se voit par la création ou l'expansion d'organismes trans et le développement de projets trans au sein d'organismes de santé ou d'organismes LGBTQ (lesbiens, gais, bis, trans, queers).

En prenant appui à la fois sur des concepts de la sociologie des mouvements sociaux et des concepts issus des études féministes et des études trans, cette recherche a pour objectif d'explorer les dynamiques d'émergence du mouvement trans au Québec. Douze entrevues semi-structurées ont été réalisées en 2010 avec des militants-es trans appartenant à trois générations. Trois axes d'analyse ont été privilégiés : 1. les dynamiques de la militance trans ; 2. les sens que les militants-es donnent à leurs actions ; 3. les liens entre cette militance et d'autres militances.

Cette recherche démontre qu'il y a bien un mouvement trans émergent au Québec. Celui-ci a acquis une dimension collective à travers la création d'une identité trans et la formation d'une communauté trans, deux éléments constitués de façon dynamique et traversés par des tensions. Le mouvement trans revêt également une dimension confl ictuelle et s'oriente vers le changement social en combattant le cissexisme et en remettant en cause les normes de genre, de sexe et de sexualité. Enfi n, le mouvement trans a mis en place des alliances avec le mouvement gai et lesbien, le mouvement queer, le mouvement féministe et les luttes d'autres populations marginalisées.

Cette publication est disponible en libre accès

Agora, no.7, 2016, «Féminismes et luttes contre l’homophobie: de l’apprentissage à la subversion des codes»

Sous la direction de Line Chamberland, Caroline Désy et Lori Saint-Martin, Les Cahiers de l'IREF, collection Agora, no 7, 141 pages.

Quelles convergences peut-on observer entre féminismes et luttes contre l’homophobie ? Sur le plan de la pensée, quels rapprochements contemporains peut-on établir entre le champ des études féministes et celui de la diversité sexuelle et de genre ? Comment s’articule l’intersection entre ces deux systèmes de différenciation hiérarchique que sont le sexisme et l’hétérosexisme ? Quels théories et concepts y circulent de manière transversale, et avec quelles redéfinitions ? Ces questions ont guidé l’organisation du colloque « Féminismes et luttes contre l’homophobie : zones de convergence » tenu dans le cadre du congrès de l’ACFAS 2014 à l’Université Concordia, Montréal, le 16 mai 2014. Les textes rassemblés dans ce cahier, offerts par des chercheurs-es émergents-es et d’expérience, issus de plusieurs disciplines, proposent de stimulantes réflexions sur les convergences et divergences entre luttes féministes et luttes contre l’homophobie, sans évidemment épuiser un si vaste questionnement. Ces écrits ouvrent le dialogue et en réaffirment la possibilité, y compris lorsqu’ils nomment les hiatus entre ces deux champs.

Avec des textes de : Christine Bard, Janik Bastien-Charlebois, Amélie Charbonneau et Olivier Vallerand, Christelle Lebreton, Étienne Deshoulières, Rosine Horincq Detournay, Nathalie Ricard, Bruno Laprade, Sabrina Maiorano, Dominique Bourque, Isabelle Boisclair. Précédés d’une présentation de Line Chamberland et Caroline Désy.

Cette publication est disponible en libre accès

Agora, no.5, 2013, «De l’assignation à l’éclatement. Continuités et ruptures dans les représentations des femmes»

Sous la direction de Dominique Bourque, Francine Descarries et Caroline Désy, Les Cahiers de l’IREF, collection Agora, no 5, 2013, 160 pages.

Sous l’égide de l’Institut de recherches et d’études féministes de l’Université du Québec à Montréal et de l’Institut d’études des femmes de l’Université d’Ottawa, cet ouvrage fait suite au colloque « Représentations des femmes : médias, arts, société », tenu dans le cadre du 79eCongrès de l’Association francophone pour le savoir (Acfas) en mai 2011. Il aborde les représentations des femmes sous deux grands angles. Il examine d’une part la reconduction des représentations dans le processus de construction identitaire et sociale des rôles féminins. Il s’attache également à illustrer comment les rapports de division et de hiérarchie basés sur le sexe/genre donnent lieu à la rencontre d’un ensemble très diversifié d’éléments symboliques ou normatifs, de croyances, de valeurs, de savoirs, de stéréotypes et d’images agissant comme prescripteurs d’attitudes et de pratiques. Du sexisme ordinaire dans les médias à la glorification d’un certain type de corps féminin dans les œuvres d’art, en passant par l’hypersexualisation des filles et des femmes dans l’espace public, et le poids de l’héritage légué par l’idéologie patriarcale, nombre de sujets fondamentaux sont convoqués, interrogés et analysés. D’autre part, puisque représentation veut aussi dire partici-pation, visibilité et exercice d’un rôle citoyen, l’ouvrage traite également de la nature et du poids de l’inclusion sociale, professionnelle et politique des femmes, tout comme des modalités encore agissantes de leur mise à l’écart. Enfin, comme il importe de ne pas minimiser le rôle des pratiques sur les représentations sociales, l’interdépendance entre représentations et pratiques est investiguée.

Auteures de ce recueil : Carole Boulebsol, Dominique Bourque, Rachel Chagnon, Michèle Charpentier, Francine Descarries, Caroline Désy, Marcelle Dubé, Catherine Dussault Frenette, Lilia Goldfarb, Émilie Goulet, Marie-Noëlle Huet, Geneviève Lafleur, Ève Lamoureux, Chantal Maillé, Isabelle Marchand  et  Anne Quéniart.

Cette publication est disponible en libre accès

Institut de recherches et d'études féministes

Créé en 1990, l’Institut de recherches et d’études féministes a pour mission de promouvoir et de développer la formation et la recherche féministes dans une perspective interdisciplinaire. Il constitue un regroupement de plus de 700 membres professeur·e·s, chercheur·e·s, chargé·e·s de cours, professionnel·le·s, étudiant·e·s de l’UQAM, ainsi que des membres associé·e·s.

Coordonnées

Institut de recherches et d’études féministes
Local A-3700
400, rue Sainte-Catherine Est
Montréal (Québec) H2L 2C5