• Identité visuelle de l’IREF 2022

Étiquette : sexismes

Agora, no.6, 2014, «Filiations du féminin»

Sous la direction de Lori Saint-Martin et Ariane Gibeau, Les Cahiers de l’IREF, collection Agora, no 6, 100 pages.

Disparues sous le nom du mari dans les arbres généalogiques, exclues traditionnellement de la transmission du patrimoine et, partant, des réélaborations littéraires de cette grande question, tenues à distance des débats sociaux, marginalisées ou effacées de l’histoire littéraire, les femmes souffrent d’une filiation au pire absente, au mieux trouée. Si les créateurs ont cru, selon Harold Bloom, avoir trop de pères littéraires, figures puissantes contre lesquelles il leur fallait s’insurger, les créatrices, elles, ont manqué cruellement de mères. Voilà pourquoi la filiation, si elle touche tous les êtres, est aussi une brûlante question féministe.

À l’heure où les fondatrices des études féministes universitaires arrivent à l’âge de la retraite après avoir créé des infrastructures (cours, programmes, réseaux et instituts) visant à légitimer et pérenniser ce domaine d’études, où de jeunes chercheuses ouvrent des directions nouvelles, qu’en est-il des filiations du féminin en littérature? Comment les femmes d’hier et d’aujourd’hui ont-elles pensé ces filiations, autant les liens de sang que ceux qui ont transité par la pensée et l’écriture? Ces rapports les ont-elles freinées, fortifiées, ont-ils inspiré leur créativité, infléchi leur voix, déterminé la forme de leurs écrits? Voilà la question autour de laquelle s’articule le présent livre. Les textes réunis ici revisitent, sous un angle féministe, des filiations tant familiales (avec la mère, les sœurs, les frères) qu’intellectuelles (rapports entre créatrices d’époques différentes). En posant leur regard sur des œuvres littéraires et des pratiques culturelles issues d’époques et de pays différents, ils interrogent la filiation comme art de s’affirmer libre, mais aussi liée aux autres.

Avec des textes d’Adeline Caute, Ariane Gibeau, Jessica Hamel-Akré, Marie-Noëlle Huet, Lucie Joubert, Lori Saint-Martin, Chantal Savoie et Patricia Smart.

Cette publication est disponible en libre accès

Agora, no.5, 2013, «De l’assignation à l’éclatement. Continuités et ruptures dans les représentations des femmes»

Sous la direction de Dominique Bourque, Francine Descarries et Caroline Désy, Les Cahiers de l’IREF, collection Agora, no 5, 2013, 160 pages.

Sous l’égide de l’Institut de recherches et d’études féministes de l’Université du Québec à Montréal et de l’Institut d’études des femmes de l’Université d’Ottawa, cet ouvrage fait suite au colloque « Représentations des femmes : médias, arts, société », tenu dans le cadre du 79eCongrès de l’Association francophone pour le savoir (Acfas) en mai 2011. Il aborde les représentations des femmes sous deux grands angles. Il examine d’une part la reconduction des représentations dans le processus de construction identitaire et sociale des rôles féminins. Il s’attache également à illustrer comment les rapports de division et de hiérarchie basés sur le sexe/genre donnent lieu à la rencontre d’un ensemble très diversifié d’éléments symboliques ou normatifs, de croyances, de valeurs, de savoirs, de stéréotypes et d’images agissant comme prescripteurs d’attitudes et de pratiques. Du sexisme ordinaire dans les médias à la glorification d’un certain type de corps féminin dans les œuvres d’art, en passant par l’hypersexualisation des filles et des femmes dans l’espace public, et le poids de l’héritage légué par l’idéologie patriarcale, nombre de sujets fondamentaux sont convoqués, interrogés et analysés. D’autre part, puisque représentation veut aussi dire partici-pation, visibilité et exercice d’un rôle citoyen, l’ouvrage traite également de la nature et du poids de l’inclusion sociale, professionnelle et politique des femmes, tout comme des modalités encore agissantes de leur mise à l’écart. Enfin, comme il importe de ne pas minimiser le rôle des pratiques sur les représentations sociales, l’interdépendance entre représentations et pratiques est investiguée.

Auteures de ce recueil : Carole Boulebsol, Dominique Bourque, Rachel Chagnon, Michèle Charpentier, Francine Descarries, Caroline Désy, Marcelle Dubé, Catherine Dussault Frenette, Lilia Goldfarb, Émilie Goulet, Marie-Noëlle Huet, Geneviève Lafleur, Ève Lamoureux, Chantal Maillé, Isabelle Marchand  et  Anne Quéniart.

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Agora, no.4, 2012, «La traite des femmes à des fins d’exploitation sexuelle: entre le déni et l’invisibilité»

Par Sandrine Ricci, Lyne Kurtzman et Marie-Andrée Roy, Les Cahiers de l’IREF, collection Agora, no 4, 2012, 218 pages.

La traite à des fins d’exploitation sexuelle désigne le recrutement, le transport et le transfert – à l’intérieur ou à l’extérieur d’un pays, par des moyens légaux ou illégaux – ainsi que l’hébergement ou l’accueil de personnes, principalement des femmes et des enfants, dans le but de les exploiter sexuellement. Le présent rapport s’applique à documenter et comprendre ce phénomène au Québec en plaçant la parole et l’expérience de femmes dans l’industrie du sexe au cœur de l’analyse.

On trouvera dans ce Cahier différentes ressources pour appréhender solidement le phénomène de la traite, le déni et l’invisibilisation dont il est l’objet : des repères théoriques pour mener une analyse féministe ; une étude du contexte juridico-politique ; des perspectives d’intervenantes œuvrant dans le secteur communautaire de même que des informations relatives aux pratiques policières en matière de lutte contre la traite.

L’analyse des trajectoires de femmes trafiquées ou exploitées dans l’industrie du sexe met au jour le fonctionnement de la traite prostitutionnelle, des leurres du recrutement aux difficiles voies de sortie de ce système. Un bilan analytique expose trois dimensions clés du dispositif de violence à l’œuvre dans la traite : la culture de banalisation de la marchandisation du corps et de la sexualité des femmes ; la question du pseudo-consentement des femmes prostituées et l’industrie du sexe comme manifestation exacerbée de la violence patriarcale.

Enfin, les auteures mettent de l’avant une série de recommandations qui visent une stratégie concertée de lutte contre la traite des femmes à des fins d’exploitation sexuelle. Elles appellent à des changements des mentalités concernant la prostitution au niveau des pratiques d’intervention ainsi que sur les terrains politique et juridique. Elles demandent notamment aux gouvernements canadien et québécois de revoir lois et règlements en vue de reconnaître que l’exploitation sexuelle et commerciale constitue une violence contre les femmes et porte atteinte à l’égalité entre les femmes et les hommes.

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Agora, no.3, 2012,«Stratégies des travailleuses lesbiennes face à la discrimination. Contrer l’hétéronormativité des milieux de travail»

Line Chamberland et Christelle Lebreton, avec la collaboration de Michaël Bernier. Cahiers de l’IREF, collection Agora, no 3, 99 pages.

Ce cahier propose une analyse de la situation des travailleuses lesbiennes dans leur environnement de travail. Plus spécifiquement, il décrit d’abord brièvement les dynamiques de discrimination et d’exclusion auxquelles elles sont confrontées, puis il examine les stratégies qu’elles adoptent afin de se tailler une place satisfaisante, tant sur le plan psychologique que professionnel, dans un environnement caractérisé, à des degrés divers, par des attentes hétéronormatives et par des préjugés hétérosexistes susceptibles d’engendrer des discriminations à leur égard. Pour ce faire, sont présentés les principaux résultats concernant les lesbiennes en provenance d’une étude conduite il y a quelques années sur l’insertion des travailleurs gais et des travailleuses lesbiennes dans leur milieu de travail. Cette nouvelle présentation des résultats fournit l’occasion de les examiner dans une perspective féministe, d’interroger les concepts initiaux de la recherche ainsi que les données empiriques en prenant en compte le double positionnement de ces travailleuses, en tant que femmes et en tant que lesbiennes.

Cette publication reprend des perspectives théoriques et des données empiriques issues de cette recherche tout en les reconfigurant dans le but d’étayer les expériences vécues par les lesbiennes en milieu de travail et de formuler de nouvelles pistes de réflexion qui n’oblitèrent ni leur sexualité ni leur statut de femmes. On y trouvera des concepts théoriques utilisés en recherche relativement aux phénomènes de marginalisation ou d’exclusion des personnes appartenant à des minorités sexuelles, mais aussi une description des manifestations de l’homophobie en milieu de travail. Deux chapitres sont ensuite consacrés aux diverses stratégies mises en œuvre par les travailleuses lesbiennes pour faciliter leur adaptation en milieu de travail et prévenir ou contourner les effets discriminatoires de l’homophobie. Enfin, une analyse synthèse aborde les discriminations reliées à la sexualisation des femmes et celles reliées à la division sexuelle du travail, faisant ainsi le pont entre sexisme et homophobie.

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Institut de recherches et d’études féministes

Créé en 1990, l’Institut de recherches et d’études féministes a pour mission de promouvoir et de développer la formation et la recherche féministes dans une perspective interdisciplinaire. Il constitue un regroupement de plus de 750 membres professeur·e·s, chercheur·e·s, chargé·e·s de cours, professionnel·le·s, étudiant·e·s de l’UQAM, ainsi que des professeur·e·s et des membres associé·e·s.

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