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Étiquette : travailleuses

Karen Messing, lauréate du Prix Leo Panitch du meilleur livre

Ergonome et généticienne de renommée internationale, la professeure émérite du Département des sciences biologiques Karen Messing, membre honoraire associée à l’IREF, est la lauréate 2021 du Prix Leo Panitch du meilleur livre, qui récompense le meilleur ouvrage en études canadiennes sur le travail et le syndicalisme. La chercheuse a été honorée pour son livre Bent out of Shape: Shame, Solidarity and Women’s Bodies at Work (BTL Books, Toronto), traduit en français par Geneviève Boulanger sous le titre Le deuxième corps. Femmes au travail, de la honte à la solidarité (éditions Écosociété). 

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«Le deuxième corps. Femmes au travail, de la honte à la solidarité»

Karen Messing : autrice, professeure émérite au Département des sciences biologiques de l’Université du Québec à Montréal, membre de l’IREF, et spécialiste reconnue mondialement de la santé des femmes au travail, ergonome et généticienne vient de publier en traduction française Le deuxième corps. Femmes au travail, de la honte à la solidarité aux Éditions Écosociété.

Le salaire n’est pas la seule source d’inégalité pour les travailleuses. Blagues sexistes, avances déplacées, outils inappropriés, maladies professionnelles considérées comme imaginaires (dépression, anxiété), résultat d’une faiblesse (troubles musculo-squelettiques), étranges (grossesse, ménopause) ou dégoûtantes (troubles menstruels) : que pouvons-nous faire pour améliorer la condition des travailleuses? Comment nous libérer du jugement sur nos corps? Voilà quelques-unes des questions auxquelles les panélistes tenteront de répondre à l’occasion de cette table ronde diffusée en direct.

Pour trouver le livre > https://www.leslibraires.ca/…/le-deuxieme-corps-femmes…

Pour en savoir plus, écoutez la table ronde organisée le 19 oct. sur la page Facebook des Éditions Écosociété. https://www.facebook.com/ecosociete/

No.23, 2010, «Effets de la libéralisation des marchés sur les conditions de travail des Québécoises (1989-2005)»

Huit études de cas réalisées par Marie-Pierre Boucher et Yanick Noiseux sous la direction de Dorval Brunelle, Francine Descarries et Lyne Kurtzman
dans le cadre de la recherche 
Les effets des accords de commerce et de la libéralisation des marchés sur les conditions de travail et de vie des femmes au Québec, 1989-2005. Cahiers de l’IREF, no 23

 Plusieurs études ont mis en lumière les effets des accords de commerce et de la libéralisation des marchés des biens et des services sur les conditions de vie et de travail des femmes dans différentes régions du monde, mais ces recherches n’établissent pas clairement les liens entre les accords commerciaux de libre-échange, l’évolution du marché du travail et leurs impacts sur la division sexuelle du travail, ainsi que sur les conditions d’emploi des femmes. Ce que se proposent de faire les présentes études de cas, en examinant les changements dans le système d’emploi au Québec.

Partant de l’hypothèse que la libéralisation a des répercussions spécifiques sur les trajectoires professionnelles des femmes, l’objectif était de vérifier si les accords de libre-échange et les politiques de libéralisation des marchés entraînent une segmentation du système de l’emploi qui implique le maintien, voire le renforcement de la division sexuelle du travail. Pour le vérifier, nous avons examiné des secteurs où la main-d’œuvre féminine est importante ou sur-représentée et qui sont susceptibles de révéler des pratiques spécifiques de discrimination en fonction du sexe. Les études portent sur : 1) les travailleuses dans le secteur de la fabrication de vêtements; 2) l’usine de sandale Crocstm ; 3) les travailleuses de Wal-Mart; 4) les travailleuses dans le secteur des télécommunications; 5) les travailleuses dans le secteur financier; 6) les travailleuses dans les services de garde à la petite enfance; 7) les travailleuses dans les services d’aide à domicile; 8) les travailleurs migrants saisonniers et les aides familiales.

Au fil d’arrivée, les huit études de cas montrent clairement que les effets de la libéralisation et du néolibéralisme sont sexués. Elles mettent en évidence l’usage des dispositifs de la division sexuelle du travail et illustrent une re-hiérarchisation des rapports salariaux de sexe.Cette publication est disponible en libre accès

Tremplin, no.7, 2016, «Lutter, appartenir, devenir. Les dynamiques d’engagement syndical des femmes immigrantes dans l’hôtellerie au Québec»

Par Martine Joyal. Cahiers de l’IREF, collection Tremplin, no 7, 2016, 75 pages.

Cette recherche se penche sur un phénomène très peu abordé dans la recherche sociale au Québec, soit la participation syndicale de femmes immigrantes. Elle vise à mieux comprendre le sens que des femmes immigrantes travaillant dans le secteur de l’hôtellerie donnent à leur expérience d’engagement syndical au Québec, en explorant le « comment » et le « pourquoi » de cet engagement.

Il s’agit d’une recherche qualitative menée dans une perspective féministe, clinique et interculturelle, au cours de laquelle cinq déléguées syndicales aux parcours et profils diversifiés ont été rencontrées, dans le cadre d’entretiens menés selon la méthode du récit de vie.

Trois propositions plus spécifiques se dégagent de ce constat global. L’engagement syndical est tout d’abord compris comme une stratégie de résistance pour lutter contre les injustices en milieu de travail et comme une source d’émancipation au plan individuel et collectif. Puis, l’engagement syndical est vu comme une forme d’expression de soi, qui permet aux femmes de se construire comme personne et comme sujet, et d’affirmer leur individualité et leur capacité d’agir. Enfin, l’engagement syndical est perçu comme un espace de citoyenneté favorisant l’exercice de droits et le lien d’appartenance à une communauté politique, tout en représentant une forme de participation sociale.

Martine Joyal est détentrice d’une maîtrise en travail social de l’Université du Québec à Montréal avec concentration en études féministes (2014). Elle possède une expérience professionnelle de plus de 20 ans dans différents champs de l’action collective, dont la solidarité internationale, l’action syndicale et la défense des droits. Elle est maintenant organisatrice communautaire dans le réseau de la santé.

Cette publication est disponible en libre accès

Institut de recherches et d’études féministes

Créé en 1990, l’Institut de recherches et d’études féministes a pour mission de promouvoir et de développer la formation et la recherche féministes dans une perspective interdisciplinaire. Il constitue un regroupement de plus de 750 membres professeur·e·s, chercheur·e·s, chargé·e·s de cours, professionnel·le·s, étudiant·e·s de l’UQAM, ainsi que des professeur·e·s et des membres associé·e·s.

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